L-enuarmene \ "Nationale
Pavillon des Palais Impériaux
Drapeau du Centre dans 'les V2 Brigades 1791
Enseigne Colonelle- générale 1815.
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camp général 3 étendards, 1 blanc, 1 rouge et 1 bleu; pour le régiment commissaire général 2 étendards, 1 blanc et 1 bleu.
Le 22 octobre 1790 l'Assemblée nationale décréta le remplacement de la cravate blanche des drapeaux de l'armée par la cravate tricolore, les régiments conservant encore leurs drapeaux de couleur individuels^). Cette substitution de cravate fut décrétée sur une proposition de M. de Choiseul-Praslin, motivée par ce fait que des officiers, entre autres le vicomte de Mirabeau, colonel du régiment de Touraine, avaient jugé à propos, en quittant leurs corps, d'emporter les cravates ou écharpes blanches des drapeaux et que ces écharpes blanches étaient devenues les enseignes des corps formés par les émigrés.
Ainsi, la cravate aux trois couleurs bleu, rouge, blanc fut ajoutée au drapeau blanc, marque du commandement du Roi dans l'armée, commandement reconnu par la Constitution nouvelle : « Toutes les parties de « la force publique, employées pour la sûreté de « l'État, contre les ennemis du dehors, agiront sous « les ordres du Roi (2) » .
Les règlements d'organisation du 1er janvier 1791 reproduisent les mêmes dispositions que le décret d'octobre 1790. Ce changement ne fut pas effectué dans tous les régiments, car une circulaire du 20 mai
(] ) Voir, plus loin, l'adoption des trois couleurs dites nationales, et les couleurs des drapeaux individuels des régiments jusqu'en
(2) Constitution française, acceptée par le roi, tit. îv, art. vu, Voir Almanach royal, mdccxcii, p. M 3.
1791 porte encore « que les cravates des drapeaux, « étendards ou guidons aux couleurs nationales se- « ront substituées aux cravates blanches dont ils sont <( garnis ».
Le décret du 30 juin 1791 conserva encore aux régiments d'infanterie leurs drapeaux individuels anciens avec addition de l'inscription : « Discipline, obéissance à la loi » ; au revers était le numéro du régiment, la cravate était aux couleurs nationales; mais le premier drapeau de chaque régiment dut porter désormais les trois couleurs et remplacer le drapeau-colonel, l'enseigne blanche, marque de l'autorité que le Roi avait encore eue jusque-là en qualité de commandant en chef de la force publique.
Le décret du 30 juin avait réservé au comité militaire le soin de fixer les dispositions et formes du nouveau drapeau-colonel ; le 29 septembre fut déposé, par Alexandre de Beauharnais, et adopté par l'Assemblée, un projet de décret portant que ce drapeau serait blanc bordé de bleu et de rouge ; sur le blanc l'inscription « Discipline, obéissance à la loi » et le numéro du régiment, et, dans le quartier le plus élevé du côté de la hampe, les trois couleurs disposées verticalement (1).
(1) M. Sepet, Le Drapeau de la France, p. 224,dit : « Je n'ai pu mettre la main sur le texte même du décret »; comme lui nous ne connaissons ce drapeau que par divers comptes rendus des séances de l'Assemblée el par an dessin du temps qui n'a pas non plus de caractère officiel ; nous n'avons donc aucune objection à supposer, comme lui, qu'au lieu d'être bleu, blanc el rouge, ainsi que nous Pavions dit dans notre première édition, ce quartiei tri-
Dans les premiers mois de 1791 le corps de la maréchaussée, ou plutôt son nom, fut supprimé. La première compagnie de ce corps (réorganisée en 1577) portait le nom de compagnie de la connétablie, gendarmerie, maréchaussée de France, camps et armées du Roi; elle était commandée par le grand prévôt général, son uniforme était : habit bleu, parements rouges, boutons, bordé et agréments d'argent sur le tout, et son étendard était de taffetas blanc frangé d'or, représentant en broderie d'or un bras gantelé, armé d'une épée nue, couronnée de lauriers, sortant d'une nuée, et avait pour devise : non sine numine (1).
Outre cette compagnie aux ordres des maréchaux de France, et une autre aux ordres du ministre secrétaire d'Etat ayant le département de Paris, la maréchaussée comprenait 30 compagnies. Elle fut (2) remplacée par la gendarmerie nationale qui eut le même uniforme (3), reçut aussi la couleur blanche pour ses étendards, et fut composée de 28 divisions (4)
colore fut rouge, blanc et bleu comme le pavillon de la marine (voir ci -après) ; le fond n'en était pas moins de la couleur de commandement.
(1) Ce doit être cette enseigne qui, au XVIe siècle, est désignée dans le règlement de P. Strozzi sous le nom de cornette du prévôt (voir plus haut, p. 88).
(2) Par décrets des 16 février et 3 juin 1791.
(3) La ressemblance d'uniforme s'est conservée encore de nos jours, même dans le détail du galon des trompettes qui dans la maréchaussée était blanc et non pas aux couleurs du roi, et qui maintenant est d'argent et non pas aux couleurs nationales.
(4) Les 29e et 30e divisions furent formées au mois de septembre avec les gardes nationaux soldés de Paris (la plupart ex-gardesfrançaises) que supprima le règlement de réorganisation de la garde nationale.
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commandées chacune par un colonel ; la lre faisait le service des départements de Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne, avec l'adjonction de deux compagnies, Tune la garde judicielle (l'ancienne compagnie de robe-courte), chargée de la garde des prisons et du service des tribunaux civils de Paris, l'autre la compagnie de la prévôté de l'Hôtel du Roi qui continua le service d'honneur près de l'Assemblée nationale.
Le musée de l'Artillerie (à l'hôtel des Invalides) conserve deux des étendards de la gendarmerie nationale ; ils sont blancs chargés d'un soleil d'or (1), ayant au centre un œil de couleur naturelle, entouré de deux branches de laurier vertes; sous le soleil, l'inscription « Gendarmerie nationale »; dans la broderie d'argent formant cadre, à chaque coin un bouclier portant ces mots « Compagnie de la Seine» . Du côté opposé était un coq et au-dessous la devise : « Valeur et discipline ».
Sous Napoléon Ier les étendards de la gendarmerie furent encore blancs, entourés des mûmes broderies, ayant au centre un globe d'azur surmonté d'une aigle d'or et portant ces mots : « Napoléon, empereur des Français, à la e légion de gendarmerie ».
Un arrêté du 27 pluviôse an n (15 lévrier 1794) supprima le pavillon décrété le ±2 octobre 1790 (2), et à la même époque disparut aussi le drapeau colonel d'infanterie à fond blanc, qui datait du 29 septembre
1 1 ) Voir plus bas.
(2) Voir plus bas aux Pavillons de la marine.
1791, et qui fut remplacé par un drapeau bleu, blanc et rouge, ayant au centre les lettres R. F. entourées de deux branches de laurier en or.
Napoléon Ier, qui ce aurait été bien aise de repren- « dre, de remettre en vigueur tous les anciens « usages et de raviver les souvenirs de l'ancienne « monarchie » (1) au profit de son absolutisme et de sa dynastie, avait déjà, en 1804(2), fait mettre au centre des drapeaux de l'armée « un disque d'azur au centre « d'une gloire ou rayons d'or » qui rappelaient singulièrement l'écu d'azur de France et le soleil de Louis XIV; plus tard il fit flotter sur les palais impériaux un pavillon blanc portant au centre l'aigle d'or couronnée tenant une foudre dans ses -serres, le tout entouré d'une bordure rouge, entourée elle-même d'une bordure bleue, toutes deux très-minces , donnant ainsi la plus grande place à la couleur de commandement (3).
Après la chute de l'Empire , l'ordonnance de Louis XVIII, du 12 mai 1814, dit : « Art. 8. Il y aura par régiment un drapeau dont le fond sera blanc,
portant l'écusson de France ; outre le drapeau de
chaque régiment, chaque bataillon aura un fanion, dont la couleur et les dimensions seront déterminées par un règlement du ministre. » Ce roi n'établit pourtant pas encore l'uniformité complète dans les
(1) M. Sepet, le Drapeau de la France, p. 306.
(2) Voir ci-après, l'arrêté du 2 thermidor an xu.
(3) Voir ci-après, la proposition qui fut faite pour le Pavillon de la marine.
enseignes de l'armée, car le 16 janvier 1818 parut l'ordonnance royale suivante :