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est le chef, comme sont unis la tête et les membres.
‘ Sur ce sujet, voici la grave sentence de saint Cyprien : ‘ Le peuple uni au prêtre, et le troupeau adhérant à son pasteur, voilà l’Eglise (Ep. 69 ad Papianum,” ct cette autre plus grave encore : ‘ Vous devez savoir que l’évéque est dans l'Eglise ct l’Eglise dans l’évêque, en sorte que, si quelqu'un n’est pas avec l'évêque, il n’est pas dans l'Eglise (ibid.)”? Telle est la constitution de l'Eglise et elle est immuable et perpétuelle.”
Et plus loin Léon XTIT ajoute ‘ qu’il faut accorder aux évêques un respect égal à l’excellence de leur charge et leur obéir: absolument dans les choses qui relèvent de leur pouvoir.”
C’est la même doctrine que proclamaient tous les évêques de notre province dans leur lettre pastorale du 22 septembre 1875 :
‘ Le pouvoir de légiférer et de juger dans l'Eglise existe au suprème degré dans le Souverain Pontife, le successeur de saint Pierre, à qui Jésus-Christ a confié les clefs du royaume des cieux et ordonné de confirmer ses frères.
‘ Les conciles généraux, convoqués, présidés et confirmés par le Pape, ont ce même pouvoir.
‘6 Les évêques ont été établis par le Saint- Esprit pour régir l'Eglise de Dieu : Spiritus
Sanctus posuit Episcopos regere Écclesium Dei : (Act. XX, 28) ; ils ont dans leurs diocèses respectifs pouvoir d’enseigner, de commander, de juger ; pouvoir néanmoins subordonné à celui du Chef de l'Eglise, en qui seul réside la plénitude de la puissance apostolique et l’infaillibilité doctrinale. Prêtres et laïques doivent aux Evêques la docilité, le respect et l’obéissance.”?
Le 17 juin 1885, dans une lettre adressée à Son Eminence le cardinal Guibert, Sa Sainteté Léon XIIT fait bien ressortir les devoirs qui s'imposent à ceux qui se prétendent catholiques, en même temps qu’il dénonce et qu’il flétrit ceux qui ne veulent pas accepter la direction épiscopale à moins qu’elle n’ait été au préalable approuvée par le Saint-Siège.
Il n’est pas difficile de voir, dit-il, que parmi les catholiques 1l s’en trouve qui, non contents du rôle de soumission qui leur est assigné dans l’ Eglise, croient pouvoir en prendre un dans son gouvernement. Tout au moins s’imaginent-ils qu'il leur est permis d’examiner et de juger, selon. leur manière de voir, les actes de lautorité. Ce serait là un grave désordre, s’il pouvait prévaloir dans l’Eglise de Dieu, où, par l’expresse volonté de son divin Fondateur, deux ordres distincts sont établis de la façon la plus nette : l'Eglise enseignante
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