‹ Les droits de l'humanitéChapitre 29 sur 74 · DROIT DES ENFANTS A LA MONOGAMIE · texte numérisé non relu

DROIT DES ENFANTS A LA MONOGAMIE

lation assez intime pour remplir son but ne saurait être collective ; la seconde, qui pour des raisons économiques sera toujours un privilège, parce que l'affection paternelle ne saurait se répandre sur un très grand nombre d'objets sans s'atténuer outre mesure, ni se répartir d'une manière équitable sur les enfants d'épouses inégalement aimées. Dans ce régime le père est trop loin de ses enfants pour les élever, trop loin de la femme pour avoir acquis dans son commerce les qualités qui pourraient en faire un éducateur. La mère n'est pas moins impropre à cette tache, parce qu'elle ne saurait avoir acquis les qualités d'une véritable femme. Les distinctions que l'étiquette orientale établit entre l'épouse légitime et la concubine ne dissimulent pas le fait palpable que la polygamie implique l'asservissement, et l'esclave ne saurait atteindre dans l'esclavage la forme et les proportions humaines. Jouet charmant, parure éblouis-

santé, fontaine de volupté, la femme esclave ne sera jamais une éducatrice, elle n'inculquera pas à ses fils le germe de vertus dont elle ne soupçonne pas l'existence.

Enfin la polygamie légale a pour conséquence inévitable des frères ennemis, des mères rivales et le massacre des parents ; tandis que simplement tolérée, comme en Occident, elle répand partout le mensonge et la ruine. Le libre amour, réclamé parles passions sensuelles et par l'égoïsme sentimental, se défend sans trop de peine en ce qui concerne les amants, mais il paraît inexcusable aussitôt qu'on songe au but même de l'amour. S'il naît un enfant de votreliaison, pourra-t-il nommer, pourra-t-il chérir son père et sa mère? Pourrez- vous remplir véritablement les devoirs que vous contractez envers lui ? S'il n'en est pas ainsi, vous violez le plus sacré des droits. Dans la société présente nous devrions peutêtre ajouter : Etes-vous en mesure de lui

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