‹ Les droits de la pensée; questions de presse: 1830-1864Chapitre 131 sur 156 · FRANÇAISE, ADRESSÉ A L' ASSEMBLÉE NATIONALE LÉGISLATIVE DANS LA · texte numérisé non relu

FRANÇAISE, ADRESSÉ A L' ASSEMBLÉE NATIONALE LÉGISLATIVE DANS LA

séance du 12 novembre 1850. Il commence en disant : Messieurs les représentants, et se termine par ces mots : Recevez, messieurs, Vassurance de ma haute estime.

Lé Message de la veille a poussé le scrupule jusqu'à s'interdire l'addition de ces mots cependant si simples : Messieurs les représentants. Rien que 1 omission de ces mots nécessaires, indispensables, devait suffire pour ouvrir tous les yeux et leur faire voir que ce ne pouvait être là le Message qui devait être lu le lendemain à la tribune de l'Assemblée nationale.

Quelque essentielle que soit cette omission, qui devait prémunir tous les lecteurs, je n'insiste pas sur le scrupule qui Ta dictée.

Je pourrais ajouter qu il ne s'agit pas d'un texte substitué à un autre texte oui aurait été lu et acquis a la publicité des séances législatives, car te lundi matin, 11 novembre, le Message daté de 1 Elysée national, 12 novembre, n'existait qu'en projet; peut-être même n existait-il qu'en partie et a-t-il été complété ou modifié.

Quelque décisive et fondée que puisse être cette raison, je ne m'en servirai pas.

Ce que je dirai, ce oui est vrai, c'est qu'en relisant, le dimanche soir, les épreuves du Message qui devait paraître le lendemain matin dans la Presse, aucun de ses rédacteurs n a cru un seul instant qu'un seul lecteur sérieux s'y méprendrait dès qu'il l'aurait parcouru.

Comment aurais -je pu le penser, lorsque quatre jours auparavant la Presse avait imprimé en grosses lettres et en tête de sa première colonne ce paragraphe que je vais lire et qui se retrouve tout entier dans le Message incriminé :

« Aujourd'hui, le but de tout gouvernement habile doit être de tendre, par ses efforts, à ce qu'on puisse dire bientôt: Le triomphe dm

jatnais, M. Nefftzer persiste à croire qu'il y a des crimes et des délits de la presse, qu'il faut donc contre elle des lois pénales qui les répriment; plus que jamais il persiste à soutenir que nier les crimes et les délits du journalisme, c'est nier la responsabilité des journalistes, ce qui équivaut

christianisme a détruit Vetclaeaqe; le triomphe de la révolution frah*

S use a détruit le servage 'LE TRIOMPHE DES IDEES DEMOCRATI- UES A DETRUIT LE PAUPÉRISME. »

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