‹ Les droits de la pensée; questions de presse: 1830-1864Chapitre 67 sur 156 · ABOLITION DU TIMBRE SUR LES IMPRIMÉS · texte numérisé non relu

ABOLITION DU TIMBRE SUR LES IMPRIMÉS

S* mars 4844.

Les bureaux de la Chambre des députés devant s'occuper demain de l'examen de la proposition de M. Chapuys de Montlaville. nous avons pensé qu'il ne serait pas inutile de citer l'opinion de M. Guizot sur la suppression du timbre ;

voici en quels termes elle se trouve consignée au Moniteur : l

a Voulez-vous faire justice et non faveur, supprimez les droits sur le timbre et les frais de poste. Cette suppression tournera véritablement au profit de tous ; ce sera une mesure efficace ; je n'ait pour mon compte, aucune objection à opposer. »

Nous allons moins loin que M. le ministre des affaires étrangères, car nous ne demandons pas la suppression des frais de poste. Le transport des journaux est un service rendu, il est juste qu'il soit payé, et le droit fixé par la loi du 1 4 décembre 1840, il faut le* reconnaître, est loin d'être exagéré.

La suppression prochaine du timbre sur les imprimés est un engagement que le gouvernement, par l'organe de M. le ministre des finances, a pris en 1840, lors delà discussion du budget des recettes. Voici à quelle occasion :

suivant, qui assujettissaient au timbre les œuvres de musique. M. le marquis Arthur de Labourdonnaye avait demandé et obtenu que les écrits périodiques consacrés à l'agriculture ne fussent pas moins favorablement traités, c'est alors que le ministre des finances s'exprima en ces termes, qu'il n'est pas superflu de rappeler :

« Si la législation du timbre peut être révisée dans des intérêts divers, ces intérêts doivent être embrassés collectivement dans leur ensemble, et non isolément ; et puisque, comme vient de le reconnaître l'honorable préopinant, le gouvernement s'en occupe, qu'il a pris Tinitiative d'une réduction, il serait plus raisonnable de laisser

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