DER BTE
mère à l'enfant se fortifient, au point que M. le professeur agrégé Job n’a constaté, au cours de la dernière année, qu’un cas d'abandon, à la suite du séjour de la femme à l’abri maternel. Du 17 avril 1924 au 20 mars 1925, 106 femmes ont été hospitalisées avec leurs enfants; la mort n’a frappé que quatre nourrissons.
Le nombre de ces établissements est sans cesse croissant : en 1922, il en existait dans seize départements, et quarante-deux départements envisageaient leur création. On considère que la mortalité infantile n’y excède pas 1 #.
Malgré les avantages de cette œuvre, il est souvent difficile de les faire saisir à la mère, quand celle-c1 craint de perdre sa place à la suite d’une absence prolongée. A ce point de vue, la loi ne fournit pas de garanties suffisantes à l’ouvrière. D’autres fois, les femmes craignent de relâcher les liens qui peuvent encore les unir au père de l’enfant. [Il en est qui ne sont pas absolument malheureuses et qui se soumettent difficilement à la discipline qu’exige une agglomération de femmes et d'enfants. Aussi, au bout de trois mois, beaucoup de mères réclament leur liberté pour répondre aux sollicitations du dehors et gagner un salaire plus rémunérateur.
Les mêmes préventions existent, plus vives encore, à l’égard de ces asiles où la femme est reçue avant son accouchement et où elle demeure pour nourrir son enfant. Ces asiles répondent au type préconisé par M. le professeur Léon Bernard, à l’Académie de Médecine; en assurant le secret de l’accouchement,