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Il est surtout intéressant de confronter le sort des petits mammifères avec celui des nouveau-nés humains. En effet, leurs conditions de vie ont de nombreux points communs. D'une manière générale, on peut dire que tous les mammifères allaitent leurs petits, les uns par instinct maternel, les autres pour se débarrasser d’une substance qui pèse douloureusement dans leurs mamelles. L’ânesse, la chienne et un grand nombre d’autres entrent dans la première catégorie: l’ânon naît les yeux ouverts; aussitôt la mère le lèche avec tendresse et, au bout d’une denuheure, lui donne déjà à têter. Quand on veut le séparer de la mère, on éprouve des difficultés des deux côtés. Ils résistent et témoignent de leur douleur par leurs cris et leur inquiétude. Quant au chevreau, quelques minutes après sa naissance, il se dresse et cherche le pis de sa nourrice; le lendemain, il court çà et là, sans que la mère omette de l’allaiter. Par contre, le lièvre montre peu d’attachement à sa descendance; la mère ne reste avec elle que cinq à six Jours, puis l’abandonne à son sort. De temps à autre, elle revient au terrier et donne à têter pour se débarrasser de son lait. Comme chez l’homme, cette alimentation discontinue a pour résultat la mort d’un grand nombre de levrauts.
De plus, la majorité des mammifères fait preuve d’une grande affection pour ses petits. Parmi les carnassiers, la lionne montre beaucoup de tendresse aux Jeunes lionceaux. Elle les lèche, les caresse el prend plaisir à suivre leurs jeux. Est-elle obligée de. les abandonner momentanément, elle les met sous