DE
la garde du mâle qui, au besoin, sait les défendre avec un dévouement extrême. Que de similitude entre l’amour de ce féroce animal pour sa progéniture et celui qu’affecte la chatte. Celle-ci est pleine de prévoyance pour ses petits; elle leur prépare un nid avant sa naissance et ne quitte sa couche, quand elle les nourrit, que pour chercher de la nourriture pour eux et pour elle.
Il semble que, dans certains cas, l’animal comprenne les dangers de la naissance prématurée. Tel est le cas des marsupiaux qui, entourés de la sollicitude maternelle, sont maintenus dans l’abri protecteur, sorte de second utérus que forme la poche abdominale, pendant six à huit mois, alors que la gestation utérine n’a duré qu’un mois.
Nous ferons une mention particulière pour le singe, dont la conformation physique le rend si voisin de l’homme. Brehm nous montre le petit singe « faisant les joies de sa mère, qui le caresse et le soigne avec tant de démonstrations que son amour en paraît ridicule. Quelque temps après sa naissance, le jeune singe se suspend avec ses deux mains de devant au cou de sa mère, tandis que ses mains de derrière embrassent les flancs de celle-ci; il prend ainsi la position la moins gênante pour la nourrice et la plus commode pour têter. Le petit être est d’abord insensible à toutes les caresses de sa mère, qui n’en est que plus aimable envers lui. Elle s’en occupe constamment. Tantôt, elle le lèche, tantôt elle l’épouille; elle le presse contre son cœur ou le prend dans ses, deux mains pour mieux le contempler; elle le replace