PUBLICATIONS DESTINEES PLUS SPECIALEMENT AUX ARCHITECTES
Ruines. — Ici nous trouvons un recueil destiné à faire connaître les
ruines de l’antiquité à Rome, les Prcecipua aliquot Romance, etc., dont
la figure 79 donne une idée, recueil qui révèle le travail de deux
mains différentes. Une belle estampe au trait avait déjà fait connaître
ce monument merveilleux : les Tutelles, à Bordeaux, dont la perte est
à jamais regrettable. 11 semble, ainsi que le montre la figure 80, que
Du Cerceau se soit appliqué à en reproduire les proportions avec un soin particulier, comme le témoigne aussi son dessin, figure 5o.
Ordres. — Donner une série de détails des ordres fut l'un des premiers soins de Du Cerceau ; la figure 81 montre l’une de ces feuilles de sa première époque; plus tard, deux séries, les Grands et les Petits Détails, figure 83, complétés enfin par le petit traité des Cinq Ordres de colonnes, figure 27, vinrent témoigner de l’importance que Du Cerceau accordait à ce qui constituait en quelque sorte la base de l’architecture.
Dans les Termes, Du Cerceau (car les inventions nous paraissent de lui) a suivi dans la composition un ordre correspondant à celui des colonnes. C’est une des séries les plus remarquables au point de vue des facultés d’invention de notre maître. Si les agencements ne sont pas tous irréprochables, il se montre ingénieux dans la combinaison des formes humaines et architecturales, et il donne, en outre, à ces termes les expressions de différentes passions.
Après cela ce sont des ensembles de monuments, parfois sous de bien singulières formes, que Du Cerceau, fortement inspiré de Pirro Ligorio, fait connaître dans le livre des Édifices antiques romains, figure 26, et dans les Monuments antiques.
Les Arcs de triomphe. — Ce genre de monuments occupe une place importante dans l’œuvre de notre graveur, et l'édition de 1549, par l’exécution des planches, forme l’un des beaux recueils d’And rouet.
L’étude attentive des arcs permet de diviser ces gravures en un certain nombre de classes différentes, tant au point de vue des modèles gravés par Du Cerceau, qu’au point de vue de leur exécution par des mains différentes et de l’époque à laquelle ils ont été gravés. Il semble d’autant plus utile de préciser ces différences, dans la mesure du possible, que c’est dans la deuxième édition, celle de i56o, que se trouvent les épreuves en partie antérieures à celles de l’édition de 1549. Ces faits soulèvent un certain nombre de problèmes qui touchent entre autres à l’existence de l’atelier de gravure, à l’ofiicine, que Du Cerceau nous dit avoir possédée à Orléans et plus tard sans doute ailleurs.