FIG. 95. — ESTAMPE LAVEE, UN DES PREMIERS ESSAIS DE DU CERCEAU
(La composition manuscrite se retrouve : Recueils B, fol. 4 ; J, fol. 56 ; H, fol. 4.)
tailleur. Ce sont les monuments désignés dans 1 édition de \?bo par les numéros : i, 3, 6 (début de la seconde manière), 8, 9, 10, 11, 12, 14, 16, 17, 18. Le soin avec lequel, dans plusieurs de ces planches, sont traités les feuilles d'acanthe, les figures et les rinceaux, leu 1 caractère, assignent à l’exécution de ces pièces une date antérieure
à i545. Les traits, parfois confondus, des filets minces, comme dans notre figure 5, pourraient indiquer une date antérieure encore si des épreuves non ébarbées ne produisaient pas le même aspect.
Nous rappelons qu'il existe de plusieurs de ces pièces des épreuves lavées ; celle de l'arc de Besançon, au Cabinet des Estampes, est lavée au bistre avec presque autant de soin que Du Cerceau mettait à laver ses dessins. 11 y a donc là une preuve que ces estampes au trait devaient remplacer parfois les dessins qu'Androuet ne pouvait pas multiplier au gré de ses clients.
2° Les pièces d'une main inconnue de l'atelier de Du Cerceau, que nous désignerons pour plus de commodité comme : le graveur B. Le trait est lourd et noir ; les feuilles des chapiteaux surtout n'ont pas de dessin. Ce ne sont pas des planches de Du Cerceau mal retouchées à une époque postérieure, ce sont les compositions qui, dans l’édition de i56o, portent les numéros : 2, 3, 5, 6 (épreuve que l’auteur a commencé à ombrer).
3° Il existe chez M. Destailleur, folio 33, une copie de la pièce n° 5 de Du Cerceau par une autre main, celle du graveur C. Les dauphins dans la voûte sont plus maigres, les couronnes des victoires d’un autre feuillage, sans rinceau dans les pieds-droits.
Pièces primitivement au trait, ombrées plus tard au moyen de hachures. Nous distinguons ici :
aj Les pièces ombrées par Du Cerceau lui-même, peut-être vers i5qo.
b) Celles qui ont été ombrées par une autre main.
Voici, parmi les premières, les pièces que nous croyons pouvoir indiquer : les numéros 9, 10, 11, le Colisée ombré au trait à main levée par des hachures fines croisées sans confusion (le n° 1 1 de l’édition de i56o), et 16. M. Destailleur suppose que les numéros 8, 12, sont également de ce nombre. La pièce 12 serait dans ce cas de l’époque où le maître cherchait sa manière d’ombrer. Si dans le numéro i3 le paysage n’était pas de Du Cerceau, on ne pourrait plus distinguer la main des élèves de celle du maître. L’arc de Besançon (n° 7) a été certainement ombré par Du Cerceau en même temps qu’il travaillait à sa suite des Monuments antiques.