CHAPITRE IX
les opinions jusqu’ici divergentes de deux de nos amis, car, s’il venait à être prouvé d’une manière concluante, ainsi que l’admet M. J. P. Richter que le projet définitif de ce monument représentait le cheval dans une allure plus calme et plus majestueuse, les souvenirs que Du Cerceau en a reproduits ajouteraient un grand poids à l’opinion, émise tout d’abord d’une façon si attrayante par M. Courajod (bien qu’elle ne soit peut-être pas convaincante dans tous ses détails)1 2, que Léonard avait également représenté le duc de Milan monté victorieusement sur un cheval au galop. Ces mêmes représentations nous forcent presque d’admettre qu’un tel modèle a existé assez longtemps pour laisser de nombreuses traces dans l’esprit des contemporains.
L’influence romaine et milanaise signalée chez Du Cerceau est devenue, sous d’autres rapports, d’un intérêt particulier et nouveau par ses révélations sur d’autres œuvres parfois très importantes de l’art italien. Les rapprochements que nous avons signalés, à l’occasion du recueil de M. Foule et du livre des Temples, ne sont à cet égard que des aperçus que nous eussions voulu offrir plus nombreux et plus complets 3.