‹ Les Du CerceauChapitre 167 sur 230 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

M. Berty, dans ses Grands Architectes, page 109, écrit :

« L’acheteur de la maison de Marie Raguidier était le propre frère de son mari, Baptiste, et par conséquent l’autre fils de Jacques Androuet, le graveur. Jl portait le même prénom que son père, particularité qui a beaucoup contribué à la confusion, et nous ne pouvons guère douter qu'il soit le même que le « Jacques Endrouet » compris parmi les secrétaires du duc d’Anjou, en 1576. 11 est qualifié, dans les actes relatifs à la vente de 1602, de controleur et architecte des bâtiments du roi. Comme dans ces actes il n’est nullement fait mention des liens de parenté qui l’unissaient à Marie Raguidier ou à son mari Baptiste, nous fûmes d’abord très embarrassé pour déterminer ce qu’il était par rapport à ces derniers. Nous avons réussi à le reconnaître avec le secours des notes précieuses recueillies par M. Charles Read dans les registres du temple de Charenton, dont on lui doit la découverte, et que , avec cette libéralité sans limite qui le caractérise , il a bien voulu mettre à notre disposition. Ces notes nous ont appris qu’en 1600, Jacques Androuet le fils, dit architecte du roi, tint l’enfant d’un nommé Legros sur les fonts de baptême, et qu'il fut enterré le 17 septembre 1614 b En combinant les renseignements que nous tenions de M. Read avec ceux que nous avaient fournis les Archives de l'Université, nous avons pu démontrer matériellement que Jacques Androuet, mort en 1614, ne saurait être le même que son homonyme le graveur. Un compte très intéressant, dont nous devons pareillement la connaissance à M. Read, nous a fait savoir que le fameux Salomon de Brosse était le neveu du surintendant Jacques Androuet, auquel, pour des raisons que nous avons développées ailleurs, nous attribuons la construction de la seconde partie de la grande galerie du Louvre. »

Quant à « Gaspard Androuet, escuyer, sieur Du Cerceau, lieutenant d’une compagnie de gens de pied au régiment de M. le mareschal de Châtillon, en Hollande, fils de Jacques Androuet, vivant escuier

1. Dans le travail cité de Berty sur la maison de Baptiste Du Cerceau, il écrivait : « Nous constatons effectivement que Jacques Du Cerceau, l’architecte du roi en 1602, fut parrain, en 1606, du fiis d’un nommé Legros, qu’il vivait encore au mois d’avril 1614, mourut le 11 septembre de cette même année et fut enterré au cimetière Saint-Père. »

D’après le document donné plus loin; d’après Jal, c’est le 16 septembre qu’aurait été enterré Jacques.

sieur Du Cerceau, architecte et intendant des bastiments du roy et la damoiselle de Malapert », j’apprends par un acte du 18 janvier 1 658 qu’il épousa ce jour-là, au temple de Charenton, « Anne Carré, fille de deffunct Me Moyse Carré, vivant conseiller et médecin ordinaire du roy et de damelle Suzanne de Normandie ».

Le document suivant, que Jal applique à Jacques l’Ancien (mort vers 1 585), ne peut, cela va sans dire, se rapporter qu'à son fils :

« Jacques Androuet Du Cerceau avait épousé Marie Malapert, une sœur de cette Madeleine Malapert qui, le i3 mai 1612, fut marraine de Paul, fils de Guillaume Dupré. » (Voyez Dupré.) A quelle époque eut lieu ce mariage? Aucun document ne me le fait savoir. Androuet eut de sa femme au moins trois enfants, Gaspard, Marie, et je pense aussi le « Jacques Androuet Du Cerceau, architecte du roy », que je trouve nommé comme parrain dans l’acte de baptême de Jacques, fils de René Millot, maître peintre. »

La notice suivante, que Jal applique à Baptiste, ne peut s’appliquer qu’à Jacques II, puisque son frère mourut déjà en i5c)o :

« S'il alla faire un voyage à l’étranger, ce que j’ignore, il ne resta pas longtemps loin de la cour, car je le vois parmi les pensionnaires du Roi en 1606, 1607, 1608 et 1609 : Au Sr Du Cerceau, architecte du Roi, pension de 1,200 livres », dit l’état de la Maison du Roi (1606- 1609), qui se trouve à la Bibliothèque Impériale, dans un des manuscrits de Colbert. Je le vois aussi en 1597, un an avant l'Édit de Nantes. »

Berty publie le document suivant : « Aux Srs Du Serceau (sic) et Fournier, autres architectes de Sa Magte, pour leurs gaiges à raison de 1,200 livres chascun 1 ».

L’acte suivant, donné par Jal, s’applique également à Jacques II et non à son père Jacques 1er :

cc Androuet mourut à Paris, et voici l’acte de son enterrement que j’ai cherché et trouvé dans les registres du temple de Charenton, conservés aux archives de l’état civil (Palais de Justice) :

« Le xvie jour de septembre 1614, deffunct Jacques Androuet Du

1. Topographie historique du Vieux Paris, tome II, page 204. État des officiers de l’année 1G08.

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