‹ Les Du CerceauChapitre 40 sur 230 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Jacques Besson, auteur du Livre des Instruments mathématiques et mécaniques, publié en 1 569, est plus catégorique; dans son discours au lecteur, il s'écrie : «. Donnez louanges à maistre Jacques Androuet, dict du Cerceau, architecte du Roy et de Mme la Duchesse de Ferrare, d'autant que stimulé de bonne et franche volonté, ores qu’il fût infiniment occupé d’ailleurs, a voulu convenir avec moi, non seulement de pourtraire, mais de maismement sculpter et représenter (pour vostre contentement) toutes nos inventions et ordonnances nécessaires à la construction de ceste œuvre. »

De l'Estoile, en citant un discours que Du Cerceau aurait tenu au roi Henri III, en 1 585 , en prenant congé de lui pour cause de religion, l’appelle excellent architecte du roi, mais il 11’est pas bien établi s’il a voulu parler de Jacques Androuet ou de Baptiste, c’est-à-dire du père ou du fils.

Interrogeons à leur tour les témoignages des monuments.

En examinant les développements multiples donnés par Jacques Androuet Du Cerceau à telle composition, même dont l’invention ne lui appartenait pas, l’on est amené tout naturellement à se demander si Du Cerceau savait traiter un motif donné dans des proportions différentes, et si, l’un des facteurs étant changé, il savait introduire dans l’autre les modifications nécessaires pour que l’équilibre, c’est-à-dire la beauté, fût rétabli. A une telle question il faut faire une réponse absolument affirmative, à savoir que Du Cerceau possédait les aptitudes naturelles aussi bien que l’instruction architectonique spéciale, requise pour cette qualité indispensable à tout véritable architecte. Citons par exemple les deux variantes de l’arc, selon l’ordre corinthien, reproduit dans notre figure 22, et qui se voient dessinées, fol. 5o du volume H et fol. q3 du volume F. Citons encore les différentes combinaisons et les développements de la « fantaisie » italienne, figure 1 5 1 .

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