‹ Les Du CerceauChapitre 41 sur 230 · Voyez pages 38 à · texte numérisé non relu

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Le fait que plusieurs cle ces combinaisons et variantes offrent parfois des défauts de proportions qui sautent aux yeux n’infirme en rien notre conclusion. En effet, i° le plus souvent Du Cerceau ne songeait en aucune façon à exécuter des compositions aussi extravagantes ; 2° plusieurs d’entre elles peuvent être envisagées comme le résultat d'expériences qu'il entreprenait précisément pour mieux faire ressortir, ne fût-ce que pour sa propre instruction, l’incompatibilité de certains éléments, et la nécessité d’avoir recours en ce cas à des combinaisons d’un autre ordre.

C’est comme si l’on voulait contester cette qualité à des maîtres illustres de notre époque, à Duc, par exemple, en voyant l’escalier bizarre qu’il a placé devant son Palais de Justice, ou à Duban, en présence de certaines manifestations incompréhensibles de la façade de l’École des Beaux-Arts sur le quai. Ou, si enfin, dans l’un des monuments les plus remarquables des temps modernes, le Palais de Justice de Bruxelles, on voulait, à cause de certaines hardiesses ou de certains ajustements, trop robustes et trop lourds, méconnaître le génie de Poelart et des qualités malheureusement devenues fort rares chez les architectes contemporains.

L’oeuvre dessiné et gravé de Jacques Androuet renferme d’ailleurs d’autres pièces qui proclament avec une rare éloquence non seulement les dispositions essentiellement artistes de cette nature, mais encore ses aptitudes particulières au point de vue architectural. Je veux parler de ses restitutions, ou plutôt des corrections qu’il éprouve le besoin d’apporter à la composition de monuments italiens aussi célèbres que l’est, par exemple, la Chartreuse de Pavie. A deux périodes de sa vie, vers 1 53 5 , bientôt après son retour d’Italie, puis vers i55o, Jacques Androuet a été hanté par les impressions reçues devant ce monument unique, si digne d'admiration en même temps qu'il soulève de si justes critiques. Pour se rendre compte de la nature des compositions des estampes dites la Petite et la Grande Chartreuse, il n'y a que trois explications possibles : i° ou Du Cerceau a gravé deux projets italiens antérieurs à celui d’Omodeo qui, en 1491, commença le rez-de-chaussée, achevé en i5oi, ainsi que le prouve le bas-relief de la porte confiée

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