‹ Les Du CerceauChapitre 65 sur 230 · FIG. 49. — LE PAVILLON DU LOUVRE · texte numérisé non relu

FIG. 49. — LE PAVILLON DU LOUVRE

Tiré des Plus excellents bâtiments de France.

M. Callet affirme, nous ne savons sur quelle autorité, que Du Cerceau aurait construit pour Catherine de Médicis les bains du Louvre, presque entièrement consumés par un incendie, le 6 février 1 66 r , puis reconstruits et réunis à la Salle des Antiques. Nous n'avons, à notre grand regret, pu faire aucune recherche pour éclaircir cette indication ; par contre, nous avons été frappé d'un rapprochement que nous signalerons, afin d'attirer l’attention sur cette question.

Dans le plan du Louvre gravé par Du Cerceau (fig. i3q), on voit un passage étroit qui relie le pavillon du Louvre, à l’angle sud-ouest de la cour, avec l’extrémité nord de la « petite galerie » attribuée à Pierre Chambiges. L’architecture extérieure de ce passage nous est indiquée d’une manière assez complète par deux estampes d’Israël Silvestre et aussi par des estampes allemandes, appartenant probablement à l’ouvrage de Merian. La première, intitulée Vue du Louvre et de la grande galerie du costé des offices, montre trois arcades correspondant à la hauteur du fossé — le rez-de-chaussée avait trois fenêtres semblables à celles de la partie correspondante du pavillon — puis au-dessus un passage bas, un demi-étage, décoré d’un petit ordre. Au-dessus de l’entablement, et correspondant à chacune des trois fenêtres, un attique avec un œil-de-bœuf surmonté de frontons mouvementés* ffiont l’un, celui du milieu, triangulaire et couronné de figures tenant un écusson, ainsi que cela se voit dans la Vue perspective de la partie du Louvre où sont les appartements du Roi et de la Reyne, du costé du jardin, gravée par Israël Silvestre.

Or, nous voyons, dans le recueil de dessins N, deux compositions de Du Cerceau, ayant chacune trois travées, et qui répondraient dans une certaine mesure aux données de ce passage. Elles se trouvent sur les feuilles 21 et 22. Nous nous bornerons à signaler ces rapprochements pour passer à l’indication de la composition contenue sur la feuille 1 du même recueil, reproduite ici dans la figure 46. Le doute n'est plus permis : on voit que l’architecture du rez-de-chaussée est absolument empruntée à celle de Pierre Lescot dans ce même étage, dans la cour du Louvre. Les petites fenêtres du premier semblent indiquer un passage ; les trois grandes lucarnes ou frontons rappellent

Page 1