‹ Les Du CerceauChapitre 86 sur 230 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

M. Destailleur signalait, comme reliés autrefois avec le recueil K, trois dessins de coupes sur vélin qui paraissent être de la main du maître, puis quatre dessins sur vélin de vases gravés par Du Cerceau.

Nous décrivons, à l’occasion du château de Verneuil, le beau dessin lavé que possède M. Destailleur (pl. IV); et, à l’occasion de Du Cerceau, architecte, le dessin si intéressant d'un projet de façade pour l’église de Saint-Eustache, à Paris, de la même collection.

Celle-ci renferme en outre les dessins suivants : i° sur vélin, une Coupe à la mode d’Allemaigne, à la plume, lavée à l’encre de Chine, haute de 240 millimètres, contemporaine de celles du volume K; 20 sur une autre feuille de vélin, d’une exécution semblable, le dessin de fonts baptismaux, haut de 223 millimètres, semblable aux deux suivants, et une coupe avec son couvercle, haute de 190 millimètres: 3° deux fonts baptismaux avec leurs couvercles, extrêmement bien dessinés sur une même feuille de papier; ce sont deux variantes de la feuille suivante.

Au British Muséum, une feuille attribuée à Etienne de Laune, mais que nous pouvons désigner comme une œuvre absolument certaine de Du Cerceau, bien que nous ne la connaissions que par une photographie de la collection Braun. (British Muséum, n° 263.) Deux fonts baptismaux, disposés avec leurs couvercles au-dessus, comme dans la figure 77. Le premier est octogone, avec une architecture inspirée des niches et des pilastres du rez-de-chaussée de la sacristie de Santa Maria presso San Satiro, à Milan. Le couvercle, en forme de dais, est à deux étages en retraite, reliés par des dauphins et des vases formant arcs-boutants. Le second a la forme d’un bassin circulaire entouré de quatre colonnes corinthiennes. Le couvercle est d'un dessin analogue au précédent, mais avec un seul tempietto surmonté d’une lanterne.

Le style de ces deux dernières feuilles les place au passage de la première à la seconde manière. Ce sont probablement les fragments d’un recueil contenant des compositions correspondantes à l’orfèvrerie d’église au trait.

M. Lesoufaché possède deux dessins pour les puits, publiés dans le Second Livre d'architecture. L’un, pour le 5e, est reproduit dans notre figure 56 ; l’autre se termine par un lanternon surmonté d’un vase, et la margelle est décorée d’un bas-relief avec Neptune conduisant son char à deux chevaux.

Nous citerons, pour terminer, le beau dessin servant actuellement de frontispice du volume qui, au Cabinet des Estampes à Paris, contient les recueils N et M, reproduit et réduit dans notre figure 23. C’est celui qui est cité par M. Callet comme lui ayant été donné en cadeau par M. Le Bas, l’architecte bien connu L

Il faudrait y voir, d’après M. Callet, Catherine de Médicis, que Du Cerceau aurait fait représenter dans une des salles de son palais, sous les traits et avec les attributs de la Vénus Victrix, affirmation dont nous laissons la responsabilité à M. Callet.

Enfin, le dessin avec un projet, pour le château de Charleval, que nous avons retrouvé dans un recueil factice du Cabinet des Estampes, à Paris; reproduit fig. 47. i. Notice historique sur quelques architectes français du XV I* siècle, par Callet père, page 77.

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