‹ Les ducs de BourgogneChapitre 14 sur 164 · LXXX · texte numérisé non relu

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Au milieu des rues alignées et des magnifiques constructions neuves de cette grande ville, le gothique flamand du quinzième siècle, bâtardise impuissante, montre ses dernières convulsions ; force sera de l'étudier 1 . Mais Bruxelles est surtout la ville de la peinture : les vitraux de ses églises, quelques tableaux de son Musée royal, les admirables richesses de la galerie du prince d'Orange et la Bibliothèque de Bourgogne forment un ensemble précieux pour l'étude

encore portraicteur de la ville en 1449, selon les registres de Bruxelles : Meester Rogieren van der Weyden, portrateur der stad van Brussel, et beaucoup plus tard, suivant le Journal des abbés de Saint-Aubert de Cambray (cité plus haut, page lix, note) ; au moins exerçait-il encore ses talents en 1455-59 dans cette même ville, qui l'avait recueilli dans sa jeunesse, et où il mourut le 16 juin 1464. 11 fut enterré à Sainte-Gudule : Magister Rogerus van der Wyden, excellens pictor, cum uœoref liggen voor Ste-Catelynen autaer, onder eenen blauwen steen. Son fils, Goswin, selon l'inscription d'un tableau peint en 1535 pour l'abbaye de Tongerloo, ou Goosen, selon le registre des membres de la confrérie de Saint-Luc d'Anvers, où il est inscrit de 1514 à 1530, répond au Roger van der Weyden que Cari van Mander fait mourir en

Je citerai encore l'ordonnance du 23 janvier 1448 (nouv. st. 1449) qui institue Jean van Ruysbroeck (meester Jan van Ruysbroec), maistre de l'œuvre, pour tracer les plans et conduire les ouvrages de la tour de la maison du conseil de la ville, sur le marché, et les détails qu'il fournit sur cet architecte de Sainte-Gudule et du duc Philippe le Bon. On recherchera en outre ce qu'il nous apprend sur Herman Gheerys, maistre des œuvres de la ville en 1480, et sur les sculpteurs en renom à cette date, Jean de le Meer de Tournay et Jean van Bogaerden.

1 Les ymagiers de Bruxelles allaient au loin exercer leur art , Henry de Bruxelles l'emporte à Troyes sur ses concurrents en 1381; et cet article des comptes de la ville de Montpellier, publiés par MM. J. Renouvier et Ad. Ricart, fournit une autre preuve de celte expansion au dehors :

a 1495. — Pierre Bracin, tailleur d'ymages (aliàs Pierre Brucy de Bruxelles et Petrus Bracy de Brucelles) , et Guillaume Guillem , pintre , ont passé quittance de la somme de cinq livres tournois tant pour une image de Nostre-Dame taillée en pierre de deux pans et demy de long que pour la peinture d'icelle mise au portai de Montpellieret. » Dans ces mêmes comptes, l'article suivant pourrait bien se rapporter à un artiste de Bruges : » 1490. — Guillaume Brugier. Sigilla pannorum — pro ingravatura. ». Ce sont les sceaux pour marquer les draps.

IIe PART. — TOM. I. f

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