‹ Les ducs de BourgogneChapitre 15 sur 164 · LXXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXII INTRODUCTION

de l'école des Pays-Bas. Le Musée n'a pas, il est vrai, un seul tableau, hors ligne, des maîtres du quinzième siècle; mais il a recueilli, de cette époque, une série de médiocrités intéressantes , soit qu'on les considère comme les premiers essais de peintres devenus dans la suite plus habiles , soit que les recherches faites dans les Archives permettent d'appliquer à cette foule de pages sans noms, les noms d'une foule de peintres dont nous ne connaissons pas les œuvres. La galerie du prince d'Orange, aujourd'hui roi de Hollande, est désormais perdue pour Bruxelles, qui Pavait vue naître et s'accroître; mais elle reste ouverte aux artistes dans la capitale de la Hollande. La libéralité qui a présidé au choix distingué de tant de productions remarquables, l'intelligence qui a chargé l'homme spécial par excellence , feu M. Nieuwenhuys, d'en rédiger le catalogue, sont pour les amateurs un sûr garant que cette collection, bien que particulière, sera toujours publique pour l'étude et les recherches sérieuses. Nous y avons puisé, dans ses van der Weyden et ses Stuerbout , ce critérium moral, que nous avons demandé à Bruges pour Hemling , à Gand pour les van Eyck, à Florence pour Hugo van der Goes, à Anvers pour Quintin Messys. Quand on s'est profondément imbu devant ces pages authentiques des qualités et des défauts, de la manière et du caractère de chaque maître, on marche d'un pas ferme , et devant chaque nouvelle œuvre on affermit son jugement, on aiguise pour ainsi dire sa critique.

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