‹ Les ducs de BretagneChapitre 3 sur 42 · LES · texte numérisé non relu

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Alavk TV Babbbtobtb , dao de Bretagne ( 937-952 )• — BBOOOir , dvo de Bretagne. — HOBL ZV et GuiBECaiy comtes de Vantes et de Tannes. — CONAM Xer, dit le TOBS, due de Bretagne ( 990-992 ) — GBOrrmoTZ«ry dae de Bretagne ( 992-1009 ).

Alain le Grand , héros de Qucstembert , terreur des Normands et dernier roi dcBretagne, avait laissé plusieurs enfants, des Qls indignes de lui succéder et que vainquirent bientôt les hommes du Nord» et des filles dont Tune épousa Mathuédoi , ' comte de Poher.

Comme la plupart des seigneurs, Mathuédoi fut obligé de quitter le sol natal pour échapper aux maux qui désolaient sa pairie; il passa en Angleterre. En mourant, il mit sous la protection du roi Athelstan Tentant qui venait de lui naître. Le monarque anglais veilla avec soin sur ce dépôt sacré , c tint le

jeune prince sur les fonts de baptême , surveilla son éducation et le fit instruire au métier des armes. •

Quand Alain eut atteint sa vingtième année , il résolut de relever le tr6no de seo aieuL Rallianl autour de lui ses compagnons d*ex!l, il traversa te détroit, fit alliance- avec Bérenger, comte de Rennes , attaqua les Normands et reprit le pays de Vannes, qu'il tenait de son père. Mais Guillaume Longue-Épée, fils et successeur de Rolion , força Bérenger à l'obéissance. Trop faible pour combattre seul, Alain Barbetorte repassa en Angleterre. L'année suivante, il essaya une nouvelle tentative, débarqua à Dol, y remporta une première victoire et bientôt après une seconde à Saint-Brieuc. Les Bretons accoururent alors de toutes parts autour de ce nouveau chef, leur libérateur, et le proclamèrent duc (conducteur) de Bretagne.

Alain parcourut tout le pays , en chassa les barbares et songea à leur reprendre Nantes , la seule ville qui leur restât encore. Les Normands s'y étaient fortifiés, espérant recevoir de nouveHm troupes du Nord. Sans leur laisser le temps de se reconnaître, Barbetorte vint camper dans la plaine de Saint-Onien, qui s'étendait hors des murs de l'opulente cité.

c Alain , dit la chronique , trouva les Normands logés au pré Saint-Aignan, en grande multitude, si combattit Alain contre eux. Mais les Normands, prisant peu su force, le chassèrent jusqu'à la sommité de la montagne, où Alain, résidant, grandement las et travaillé, souffrant soif merveilleuse, commença à plorer griefment et par humbles prières appeler l'aide de la bcnoiste vierge Marie, mère de Nostre Seigneur, qu'elle lui daignât ouvrir une fontaine d'eau dont luy et ses chevaliers abreuvés reprinssent leurs forces. Lesquelles prières ayes par la vierge Marie, elle lui ouvrit à son vouloir une fontaine qui est encore appelée la fontaine Sainte-Marie , de laquelle luy et les siens suffisamment rafraîchis et récréez recouvrèrent leur vertu et retournèreat vailUois à la bataille. Si assaillirent fermement

ALAIN IV y DROGOlf , HOEL IV ET GUÉRECH, CONAN I, ETC. 33

les Normands, et leur résistant aigrement les occirent et détran* chirent, fors ceux qui s'enfuirent. •

Après la bataille , Barbetorte entra dans Nantes la Brette , si fameuse et si splendide au temps des derniers rois. Hélas t trente années de domination barbare en avaient fait un monceau de ruines.... Il ne restait plus que quelques murailles que Tic* cendie et le fer avaient respectées. Accablé de douleur, le conquérant voulut au moins aller rendre grâces de sa victoire au Dieu des armées dans la cathédrale élevée par saint Félix sous €anao. Il chercha d'abord en vain les tours du superbe édifice p enfin il découvrit ses arceaux découpés et à demi brisés s'éle* vaut vers le ciel, et, de son épée encore teinte de sang, il s'ouvrit un chemin à travers les ronc3S et les épines qui encombraient les rues. Mais il ne vit plus < les images et les peintures très-riches, faites à la mosaïque, qui ornaient autrefois les parvis de ce temple, si superbe en sa structure et si riche en ornements et parures , qu'il ne s'en trouvoit point de pareil dans toute la France ; la voûte tout azurée, semée de grosses étoiles d'or représentant le firmament, le fin eslain de Cornouailles insulaire si clair, qu'aux rayons du soleil ou de la lune, il ressembloit à l'argent; la tour pyramidale de la croisée pareille à deux autres qui esloient de part et d'autre du portail et principale entrée, et en ces trois tours le grand nombre de cloches et menues, les tables des autels avec leurs colonnes, chapiteaux et autres parures en marbre poli de diverses couleurs et leurs couronnes et phioles d'or.... Les belles figures pestries de stuc et de piastre, dorées d'or ducat et supportées par de gros et hauts piliers de m<irbre, • avaient aussi disparu, c Se prenant pour la ville de Nantes d'une tendresse miséricordieuse, dit un de nos historiens modernes, la trouvant belle sous ses ruines, Alain s'en fit le restaurateur et recommença l'œuvre de saint Félix. • Pour attirer les habitants , il leur accorda d'immenses privilèges , et déclara libre tout serf qui s'y

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