‹ Les ducs de Guise et leur époqueChapitre 10 sur 33 · II · texte numérisé non relu

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expédition. Ces ordre écrits furent discutés par les magistrats du duc d'Aiva. — • Savez-vous, dit à cette nouvelle Charles IX aux ambassadeurs étrangers', que le duc d'Alva me fait mon procès? »

Pendant quelques jours, la guerre parut décidée, une guerre générale contre l'Espagne. Chacun dans Paris la crut déclarée ; elle était le sujet de toutes les conversations; des recrues s'engageaient publiquement près des capitaines '. Le Roi passait des journées entières avec Goligny; il ne rêvait plus que batailles gagnées, gloire des armes, extension des frontières. Une ère nouvelle allait s'ouvrir pendant laquelle nous n'aurions qu'à nous partager les dépouilles de l'Espagne épuisée, réduite à l'impuissance par de simples insurgés. Le prince d'Orange ' quittait les provinces de Hollande dont la liberté était déjà assurée, et se portait en avant pour iaire sa jonction avec l'armée de Charles IX, dont Goligny lui annonçait l'arrivée prochaine, le

^ Giovanni Michieli, traduit par Basgbbt, la Diplomatie vénitienne^ p. 540.

S /</., ibid.

^ Le prince d'Orange était d*origine provençale et bourguignonne. L'Kéritière de la principauté d*Orange, Marie des Baux, avait épouse, en 1388, Jean de Châlon. La principauté fut réunie à la France par François I«', en 1517. Le prince Philibert d'Orange, pour se venger de cette annexion, offrit ses services à Gharles-Quint. En 1530^ il prit le commandement de Tarmée du connétable de Bourbon en Italie, et fut tué devant Florence. Sa sœur Claude, qui avait épousé René de Nassau, hérita des droits de son frère et les transmit à un de ses fils, René de Nassau, qui prit le titre de prince d*Orange, avec la devise des Châlons : Je maintiendrai. Il fut le père de Guillaume le Taciturne, le libérateur de la Hollande.

ET LEUH EPOQUE. — 1571-1572. 131

II août 1572. Le duc d'AIva écrivait à Philippe II : 4 Vous seriez frappé de stupeur si vous voyiez une lettre qui est maintenant en mon pouvoir, adressée par le roi de France à Louis de Nassau ^ » La France est prête; l'Espagne est perdue.

Catherine de Medici voit la guerre décidée, son influence ruinée ; elle voit exclure de l'armée son fils Henri de Valois qui a peur, qui se cache, qui fuit son frère. « Toutes les fois, écrit-il, que le Roi avoit conféré avec Tadmiral, la Boyne mère et moi, nous le trouvions merveilleusement fougueux et refrogné, avec un visage et des contenances rudes, et encore plus ses responses '. » Catherine est un moment abattue ; on la surprend plusieurs fois en larmes, qui s'essuie rapidement les yeux, et cherche à cacher sa douleur sous une contenance riante'. Bientôt elle prend son parti. « La Royne juge qu'il n'y alloit seulement de Testât de la France, mais de la renvoyer à Florence ; résout la mort de l'amiral et de se couvrir du prétexte de ceux de Guise , dont l'amiral avoit aidé à faire tuer le père. Le cardinal de Lorraine absent, le paquet s'adresse à M. d'Aumale qui le reçoit en joie^. n

Mais tandis que se prépare le coup, elle ne veut pas suspendre le mariage de sa fille avec Henri de Navarre;

* Gachâhd, Correspondance de Philippe II, 1146. > Ditcours du roy Henry troisièmey etc., publié par Villerot, Miémoiresy t. II, p. 52.

' Giovanni Comier, Belaz, ven,, traduit par Bascdet, p. 525. 4 Tavaskbs, p. 386.

13t LES DUCS DE GUISE

les négociations, interrompues par In mort de Jeanne d'Albret, sont reprises avec activité. En montrant de l'empressement à remettre sa fiUe entre les mains des huguenots, Catherine inspire de la sécurité à Goligny. Elle veut frapper Goligny seul , et non pas les protestants. Coligny mort, elle donnera pour chef aux protestants son nouveau gendre qu'elle compte rendre docile. Ses vues ne s'étendent pas plus loin pour le moment, et elle a hâte de voir le mariage s'ac* complir. Le Roi est encore plus impatient qu'elle ; il veut donner aux huguenots cette preuve de sa bonne foi pour les entraîner avec lui à la conquête des Pays-Bas. Tout retard est un échec pour ses armes, et laisse aux Espagnols le temps de se fortifier.

Henri de Navarre se trouvait à Paris depuis le 8 juillet ; il avait fait son entrée à la tète de huit cents cavaliers couverts de manteaux de satin noir, entouré de Gondé, Goligny, Montgomery, la Rochefoucault, Piles, Téligny, Ségur, Soubise, tous les chefe huguenots qui n'étaient pas en Flandre avec la Noue. Le duc de Guise était allé au-devant de lui dans le faubourg ; les gardes formaient la haie ; les fenêtres étaient garnies de têtes; le soleil faisait briller les armes; on ne se doutait pas qu'en moins de six semaines, de cette brillante cavalerie , il n'y aurait plus de vivant qu'une dizaine d'hommes.

Le roi de Navarre avait alors dix-neuf ans ; il était aimable et semblait avoir pris pour modèle le premier

prince de Gondé, son oncle. Il rappelait les traits, comme il avait la grâce et l'humeur spirituelle de sa grand'mère, Marguerite de Valois, la sœur chérie de François V. La vivacité de ses reparties et sa gaieté française n'étaient pas encore cet art de séduction qui réussira plus tard à charmer les braves; son insouciance d'alors se changera en tolérance politique quand les revers auront élargi son génie ; son activité méridionale ne laissait pas deviner ses hautes qualités militaires ni son indomptable opiniâtreté.

Peu de jours après cette entrée solennelle, le prince de Gondé épousa, au château de Blandy, près de Melun, Marie de Glèves, sœur de la jeune duchesse de Guise '; c'était un premier pas vers la conciliation. Le mariage décisif restait à conclure, mais les dispenses pontificales n'arrivaient pas, et l'on racontait que le Pape avait formellement refusé de signer l^acte qui autorisait cette union entre le chef des hérétiques et la sœur du roi de France. — « Il n'importe, s'écria Gharles IX; simons du papefaittrop la beste, je prendrai moi-mesme Margot par la main et la mènerai espouser en plein presche '. »

On savait le jeune roi capable d'exécuter cette me-

^ La sœur d*Antoine de Navarre et de Louis de Gondé (voir le tableau généalogique des Bourbonsi) avait épousé le duc de Nevers, et en avait eu trois filles. L'aînée, Henriette, épousa Louis de Gonzague et apporta à cet Italien le titre de duc de Nevers; la seconde, Catherine, fiit duchesse de Guise; la troisième, Marie, devenait princesse de Condé.

* L*EsTOiLE, t. 1, p. 73.

nace, on ëvita le scandale par un faux. Une fausse dispense fut tout à coup produite ', et le mariage se célébra en grande pompe le 18 août, tandis que le cardinal de Lorraine poursuivait inutilement à Rome ses démarches afin d'obtenir la dispense pontificale^. La dispense authentique fut, en eflet, signée par le Pape, plusieurs mois plus tard, après que Henri de Navarre se fut converti à la foi catholique.

Le duc de Guise et Goligny se trouvaient chaque jour en présence, durant tes fi&tes de ce mariage; ils ne se parlaient pas', bien que Goligny se fût prononcé formellement contre le crime de Poltrot de Méré, et eût déclaré « qu'il tenoit pour calomniateur et scélérat quiconque diroit qu'il Tarvoit fait faire * » . Catherine, qui croyait utile d'associer les Guises à ses projets contre Goligny, les animait à la vengeance.

1 La fausseté de la dispense servit plus tard d'argument pour faire rompre ce mariage, quand Henri IV voulut épouser Marie de Médici . Voir, sur les dernières années de Marguerite de Valois, Imberdis, Histoire des guerres religieuses en Auvergne, t. II, p. 486.

3 Ms., Bibl. nat., Dupuy, 209-tii, fol. 87. Voir aussi MartKa Fbebr, Life of Jeanne d^Albret, t. II, p. 321 et 359. Le cardinal de Lorraine écrit /<? 10 septembre, trois semaines après le mariage : • J'écris à la Reine sur diverses affaires concernant la dispense pour le mariage de vostre sœur. ■

3 Ce fait a frappé tous les ambassadeurs étrangers : ils écrivirent à leurs cours que le duc de Guise et l'amiral ne s'adressaient pas la parole. Voir Ms., RritisK Muséum in cott. vespas VI, publié par H. DE LA FERRiànE, Àrck, des miss, scient,, 1876, p. 658, et Archives de Turin f publié par H. de la FERaiàRE, p. 660.

4 Ms., ArcK. nat., Simancas, B. 32, publié par Bouille, t. II, p. 494.

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Dans un entretien avec elle, il fut u délibéré que M. de Guise tueroit M. Tadmiral en une course de bague que faisoit le Roi dans le jardin du Louvre ' » . Peut*étre espérait-elle par ce coup soulever un tumulte au milieu duquel Henri de Guise serait tué à son tour '; mais le Roi et ses frères pouvaient succomber aussi. Elle essaya de confier le soin du meurtre de Coligny à un des capitaines gascons, mais elle ne put en trouver pour une telle mission. Alors le duc d'Aumale, oncle du duc de Guise, procura Louvier, seigneur de Maurevert en Brie '.

C'était un ancien page du duc de Lorraine qui, dans son enfance, avait assassiné le gouverneur des pages, et s'était enfui en Espagne. En 1569, il avait obtenu des lettres d'abolition pour ce premier crime, et s'était offert pour tuer Coligny pendant la guerre. La cour avait accepté ses services et lui avait facilité les moyens de se rendre dans le camp huguenot; là, il manqua d'audace, tomba dans la misère, fut recueilli par le brave de Mouhy, un des chefs huguenots , qui lui donna un cheval. Maurevert prit la fuite sur ce cheval après avoir cassé la tête, par derrière, à

1 Bouillon, Mémoires, éd. Didier, p. 9. Je ne crois pas qu'il faille ajoater foi an récit, recueilli par des historiens très-scrieux, du duc de Gnise, mettant une arquebuse dans les mains de sa mère et lui conseillant de tirer d'une fenêtre sur Coligny qui traversait la cour du LoQTre.

S DbTboc,1.LI1.

' Tavâreibs.

Mouhy, d'un coup de pistolet. Catherine raconta cette aventure à Tavannes, qui répondit : « Gela mérite la corde. » Mais elle fut d'un avis différent, et fit signer par Charles IX une lettre à Henri de Valois, pour recommander Maurevert « comme estant celuy qui a tué Mouhy de la feçon qu'il vous dira : je vous prie, mon fi:*ère, de lui bailler de ma part le collier de mon Ordre » . Cette lettre du 10 octobre 1569 a été découverte, imprimée et distribuée par la Convention nationale le 14 ventôse an II. Le fait n'offre rien d'exceptionnel : Charles IX pouvait bien faire de Maurevert un chevalier de l'Ordre, quand Philippe II nommait enseignes dans son armée les bandits gagés qui poignardaient Escovedo, simple secrétaire d'un prince \ promettait la croix de Saint-Jacques au mar«chand d* An vers qui avait entrepris de faire assassiner le prince d'Orange, et conférait la noblesse avec des fiefs nobles aux parents de Balthazar Gérard, qui en conservèrent la jouissance dans la Franche-Comté jusqu'à la conquête de Louis XIV '.

tt Maurevert, assassinateur de Mouhy, est choisi : blasmé de ce premier coup par le sieur de Tavannes , maintenant, par commandement de la Royne, agréé par luy pour effect semblable'. » Il arrive à Paris le 18 août, pendant la messe de mariage ; il se loge dans

* MiG?(ET, Antonio Percz et Philippe IL

S LoTHROP MoTLBY, Aîse ofthe dutch republiç, 861 et 897.

3 Tayannes.

une maison du cloitre Saint-Germain TÂuxerrois qui appartient au chanoine Pierre de Villemur, ancien précepteur du duc de Guise , et est habitée par Ghally, maître d'hôtel du duc d'Aumale ; le duc de Guise lui prête un cheval pour favoriser sa fuite; Henri de Valois lui procure une arquebuse de ses gardes-suisses; chacun semble tenir à honneur d'avoir sa part de complicité avec cet homme. Maurevert se place à une fenêtre grillée du rez-de-chaussée ; « il s'afifuste , il se couvre de drapeaux aux barreaux des fenestres , dispose sa Alite par une porte de derrière ' » ; il attend trois jours.

Pendant ces trois journées, à la Cour u masques, bagues, ballets ne s'espargnent. L'amiral se fasche, croit l'esprit de la cour estre ensevely dans tournois et mascarades, menace de partir, il est pourveu, revenant du conseil, par une arquebusade dans les deux bras. » Il demeure près du Louvre, à l'hôtel des* comtes de Ponthieu, rue de l' Arbre-Sec, au coin de la rue de Béthisy *. Le 22 août, il traverse pour rentrer chez lui, en lisant une lettre, la rue des Fossés Saint- Germain l'Auxerrois, passe devant la fenêtre au treillage de fer, reçoit une balle dans l'aisselle; une autre balle lui casse un doigt.

Maurevert saute sur son cheval, s'échappe par la

2 Cette maison est devenue plus tard une auberfje sous le nom d*h6tel Saint-Pierre. Voir Voltaire, notes de la Henriade,

porte de derrière, est poursuivi. Bientôt serre de près par deux cavaliers huguenots » il se réfugie près de Gorbeil dans le château de Ghally, son hôte de Paris, « lë pont-levis estant levé et les flancs garnis d'arquébuzes ' » ; il faut renoncer à s'emparer de lui. Quelques mois après, il se présenta pour prendre du service dans l'armée catholique qui assiégeait la Rochelle; mais « ny le colonel de l'infanterie , ny aucun mestre de camp ne voulut le recepvoir dans le corps de l'armée, ny souffrir qu'il entrast en garde avec eux, le tenant pour un homme diffamé d'avoir commis ces actes, quoyque pour le service du Boy, indigne et traistre ' » . L'année suivante, il voulut accompagner le maréchal de Betz en Angleterre, fut reconnu par un page en débarquant à Greenwich, hué par la populace et délivré avec peine de sa fureur. En 1574, Catherine de Médici l'envoya en Poitou avec ordre de la 'débarrasser de la Noue ' ; mais il était trop connu pour être utile désormais. Il fut rencontré à Paris en 1583, et aussitôt attaqué par Arthur de Mouhy, le fils du chef huguçnot qu'il avait tué; « à ce conflit, ils se trouvèrent huit ou dix de chaque part » : Maurevert recula depuis la croix des Petits-Champs jusqu'au ruisseau de la grande rue Saint-Honoré. Mouhy l'atteignit, lui passa son épée à travers le corps, et fut tué en même

1 Saint-Aubaïi, Mémoires, éd. Didier, p. 497. S BociLLOtr, Mémoires, p. 11.

3 D'AuBiGitB, Histoires, p. 690.

temps d'un coup de feu par un des gardes que Catherine payait pour protéger son ancien agent \

A la nouTelle de l'attentat contre Goligny, Charles IX avait été saisi d'un de ses accès de fureur. Quand il fut un peu rentré dans la possession de ses facultés, le lendemain ) il voulut se rendre avec sa mère et son frère Henri de Valois chez l'amiral. Il croyait que le duc de Guise était seul auteur du meurtre ; il ignorait que les huguenots avaient saisi et reconnu l'arquebuse des gardes de Henri de Valois ; il était décidé à en finir par un châtiment éclatant avec la maison de Guise, et cherchait à exciter plutôt qu'à apaiser la colère des réformés.

Catherine apprit, en entrant dans la chambre du blessé , qu' Ambroise Paré venait d'extraire la balle ^ ; elle eut assez de sang-froid pour dire à l'amiral ce mot cruellement spirituel : — «Devant Orléans, on n'avait pas pu arracher la balle de l'épaule de M. de Guyse n , comme pour mieux le torturer en lui rappelant le meurtre dont il avait avoué alors s'être réjoui. CoUgny

^ y iLLBGOMBLAiïf, Mémoires, p. 144 ; l*Estoile, p. 71 ; voir aussi YEnat de ia France, t. II, p. 217.

' Voici la série des événements :

Lundi. . . 18 août 1572, mariage de Henri de Navarre;

Mardi. . . 19 Mercredi • 20 Jeadi ... 21 Vendredi . 22 Samedi • • 23 Dimanche. 24

fêtes k la cour; continuation des fêtes; attentat de Maurevert; visite du Roi chez Coligny; discours de Catherine au Roi; Sain t-Barth élemy •

demanda à parler en secret au Roi : Charles IX s'avança près de son lit; l'entretien se prolongea. Catherine, embarrassée et inquiète , se voyait seule avec Henri de Valois qui tremblait de peur, au milieu des huguenots menaçants et armés. EUe avait lu des histoires de jeunes princes massacrés avec leur mère, pendant les querelles des petits seigneurs d'Italie, quand ils avaient eu la maladresse de s'aventurer au milieu de leurs ennemis; peutrétre en ce moment même, Coligny la dénonçait au Boi et racontait la saisie de l'arquebuse; à tout prix, il feUait rompre cet entretien et sortir de cette foule malveillante; elle s'approcha du lit, et attirant à elle le Roi : — ail n'y a point d'apparence , lui dit-elle , de faire ainsy parler si longtemps M. l'admirai ; je vois bien que ses médecins et chirurgiens le trouvent mauvais ^ . »

Le Roi est sombre ; il se tait. « Nous le traisnasmes hors du logis » , raconte son frère. En rentrant au Louvre, Catherine lui demande hardiment ce que disait l'amiral. Charles répond « en jurant par la Mort- Dieu V , et dit : — « Il m'a fait comprendre comment toute l'autorité s'est finement écoulée entre vos mains, que je vous dois tenir pour suspecte, et prendre garde. Eh bien ! Mort-Dieu! puisque vous l'avez voulu savoir, c'est là ce que me disoit l'admirai'. » Puis il s'en-

' Discours du roy Henry troisième, etc.

2 Ibid.

ferme. « Nous demeurasmes , dit Henri de Valois , si dépourvus de conseil et d'entendement que, ne pouvant rien résoudre à propos pour ceste heure-là, nous nous retirasmes ' . »

1 Discours du roy Henry troisième ^ etc. Voir aussi Là Popeliviàre, Histoire, etc.^ et Mathieu, Histoire de France,

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