Le duc d'Aumale, Histoire des princes de Condé, t. V
à roccasion montrer une ferme énergie, fort spirituelle avec cela et peut-être un peu naïve ; et cependant il ne parait pas qu'ayant tout ce qu'il faut pour séduire , elle ait inspiré autour d'elle de ces dévouements passionnés comme parfois des natures moins bien douées ont le don d'en faire naître.
Pour bien connaître toute la vie de Mademoiselle de Montpensier, il suffit de lire ses mémoires. Parmi tous les documents de ce genre que le dix-septième siècle nous a légués , il n'en est pas de plus intéressant.
A la suite de son équipée de la Fronde, Mademoiselle * passa six années en exil dans
1. Anne-Marie -Louise d'Orléans, petite- fille de France, est appelée Mademoiselle jusqu'à la naissance de Marie- Louise d'Orléans, fille première née de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, à laquelle ce titre est dévolu. A partir de ce moment, elle porte officiellement le nom de Mademoiselle d'Orléans ; mais on continue à la cour à l'appeler Mademoiselle, et pour la distinguer des filles de Philippe d'Orléans qui portent successivement ce nom, on la désigne par celui de la Grande Mademoiselle. Dans les dernières années de sa vie on l'appela Mademoiselle de Montpensier.
sa terre de Saint-Fargeau. Elle ne pouvait songer à se réfugier en son duché de Montpensier : le château n'existait plus ; le cardinal de Richelieu Tavait fait démolir quelques années auparavant, ne trouvant probablement meilleur moyen d'enlever un asile solidement fortifié à Gaston d'Orléans qui en avait l'usufruit pendant la minorité de sa fille. Réconciliée enfin avec la Ck)ur, Mademoiselle ne cessa dès lors d'entretenir avec elle les meilleures relations : assistant à toutes les fêtes et à toutes les, pompes royales, prenant part à tous les événements de famille , tenant dignement son rang de princesse du sang, très liée avec Louis XIV qui lui rendait estime et affection. Elle partageait son temps entre Paris, où elle habitait le Luxembourg, qu'on appelait alors le palais d'Orléans, et le château d'Eu \ qu'elle
1. Mademoiselle de Montpensier donna le comté d'Eu, — en y joignant la principauté de Dombes, — au duc du
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avait acheté au duc de Guise, où elle aimait à faire de longs séjours, et dont elle erubellit les constructions et les jardiQs. Elle consacra à la piété les deruières années de sa vie, et mourut à Tâge de soixante-six ans.
Elle avait institué pour légataire universel son cousin germain , Philippe de France, duc d'Orléans, frère de Louis XIV ^
Le duché de Montpensier entrait ainsi dans la Maison d'Orléans,
Maine. Le comté d'Eu passa ensyita par héritage dans ia, Maison de Pent h lèvres d\>ù Louise- Ma rîe-Adél aides de Bourbon^ lille et unique héritière de Louis-Jean- Marie de Boiu'bont duc de l^entlilèvre ^ le porta dans la Maison d'Orléanis pat soa mariage avec Louis Philippe- Joseph, cinquième duc d'Orléans. — C'est aussi par cette princesse que la Maison d'Orléans est devenue propriétaire du duché de Château vilain. Ce duché appartenait ans Pen^ thièvre ; il est aijjûurd'hni à Monseigneur le priace de J 01 avilie,
1. Outre la presque totalité des biens héréditaires des Montpensier, Mademoiselle laissait à son eoiisin quelques domaines qu'elle avait personnelltjijneut recueillis „ notamment la principauté de Joinville, ancienne possession de la maison de Tjorraine^ que Mademoiselle de Guise lui avait donnée.
Pendant quatre générations, — le fait est digne de remarque, — la Maison d'Orléans n'eut à chacune d'elles qu'un prince atteignant l'âge d'homme. Les princesses, au contraire, furent nombreuses. L'une d'elles, Louise-Elisabeth, cinquième fille de Philippe*, deuxième duc d'Orléans, régent de France pendant la minorité de Louis XV, fut appelée Mademoiselle de Montpensier.
Plus heureuse que la Grande Mademoiselle, elle ceignit une couronne royale, mais elle n'eut pas comme elle l'honneur de donner à ce nom un nouvel éclat.
1. L^H autres llUeB du Régent furent : MàHe-Louïse- ÉJistibeth, dudiesse de Berry ; Charlotte-Afj^laè, du(^hesse de Modène ; LouJse-ÏJiane , |u inc^sse de Conty ; Louise- Adélaïde, ahbesse de Chelles ; Philippe-Elisahelh, morte à vmgt a us, apuès avqïv été tiaucée À i'iufknt Don Car] os, — Le Régent av^ait jjour s«>urs : Marie-Louiseï reine d'K^pàgnL\ Jummti de Cb^trle» II, derui^r roi espagnol de la Maison fî'Autridie ; AnDu-\farie^ iî?mme de Victor-Âmédée, dut de Savoie,, premier roi de Sardaigne; Elisabeth- Chariot te, duchesse de Lorraine. Cette duché ssti de Lojï^aine fut la inhen de François, dernier duc do Luirai ne, i^nipereur d'Allemagne, mari de rimpèratrice Marie-Thé rèîse, chtîf de la Maisoîi impériale de Habsbourg- Lorratae.
Mademoiselle de Montpensier n'avait que onze ans, lorsque le roi d'Espagne, Philippe V, revenant enfin à cette politique d'union que Louis XIV lui avait tant recommandé de suivre, demanda sa main pour son fils Don Louis ^ prince des Asturies, en même temps qu'il offrait celle de sa fille, rinfaiîte Victoire \ pour le jeune Louis XV. Le Régent accueillit avec grande joie cette double proposition : elle secondait trop bien les desseins de la poHtitjue française, en même temps qu*elle satisfaisait son orgueil paternel.
Les deux princesses partirent. Tune de Paris, lautre de Madrid, pour se rencontrer sur la Bidassoa , dans cette ile fameuse des faisans, qui, depuis l'échange d'Elîsa-
1. Après la mort du Régeot, rinfante Victoire fiït rctivojée en Espagne- Elle n'avait alors que sept ans. Elle épousa dans la suite iroseph-EmmnniK-'l du Brîijfïiinc'e qui fut roi de Portugal sous le nom 4e Joseph I^%
beth de France et d'Aone d'Autriche*, n'était plus à s'étonner d'un pareil spectacle.
Mademoiselle de Montpensier était accompagnée par le prince de Rohan ; elle mit plus de six semaines pour aller de Paris à la frontière, reçue partout avec les honneurs dus à une future souveraine. Saint-Simon a consigné dans ses Mémoires les détails de l'accueil qu'elle trouva en Espagne et des cérémonies de son mariage ; il avait été envoyé par le Régent en ambassade extraordinaire à Madrid, pour faire la demande officielle de la main de l'Infante et assister à la célébration de l'union de Mademoiselle avec rinfant. Le noble duc s'acquitta de sa solennelle mission avec une parfaite dignité ; et il la raconte complaisamment en de curieux chapitres de ses souvenirs où il n'a
1. Elisabeth de France, fille d'Henri IV, accordée à l'Infant Don Philippe, qui fut le roi Philippe IV. — Anne d'Autriche, sœur de ce dernier, fille de Philippe III, accordée à. Louis XllI.
garde d'omettre que Philippe V lui accorda la Grandesse pour lui-même et la Toison d'Or pour sou fiJs alflé.
Deux ans après le uxariage du Prince des Asturies, Philippe V abdiqua, poussé par les scrupules d une âme dans laquelle une véritable grandeur s'alliait à la plus étrange pusillanimiié. La Princesse des Asluries devenait reine ; mais son règne fut de courte durée. En effet, comme si Dieu eût voulu clairement manifester à Philippe V que, pour un roij le pn^mier devoir est de régner, ce prince vit, dans Tannée même de son abdication , mourir son successeur Louis P^ et il dut reprendre la couronne, en attendant que son second fils fût en état de la porter»
Louise-Elisabeth d'Orléans, reine douairière d'Espagne, n'avait que quinze ans.
Elle rentra en France et mourut dix-sept ans plus tard, au palais du Luxembourg,
Elle fut inhumée dans Téglise Saint-Sulpice \
Le nom de Montpensier ne devait revivre qu'avec l'un de ses petits-neveux : il fut donné au second fils de Louis-Philippe-Joseph, cinquième duc d'Orléans *.
Antoine - Philippe d'Orléans , quatrième duc de Montpensier, naquit en 1775 et fut tenu sur les fonts du baptême par Louis XVI et Marie-Antoinette. Dès son enfance, il montra du goût pour les arts , et les princes d'Orléans conservent aujourd'hui, avec le pieux respect qui s'attache à l'infortune,
1. C'est dans le sous-sol de Téglise Saint-Sulpice, à peu près sous le maitre-autel et un peu vers la droite, qu'a été déposé le cercueil de la reine d'Espagne. La place en est simplement indiquée par ces mots peints en noir sur le mur grossièrement blanchi : « Sépulture de la reine d'Espagne , juin 1742. » — La grande Mademoiselle avait été,, ainsi que sa mère, inhumée à Saint-Denis.
2. Louis-Philippe Joseph d'Orléans avait épousé Louise- Marie-Adélaïde de Bourbon-Penthièvre. Il en eut trois fils et une fille. La fille fut la Princesse Eugène- Adélaïde- Louise d'Orléans , née en 1777, appelée successivement Mademoiselle de Chartres, Mademoiselle d'Orléans, et, depuis 1830, Madame Adélaïde ; morte le 31 décembre 1847.
plusieurs tableaux qu'il peignit pendant les dernières années de sa courte existence et qui dénotent un véritable talent. Il avait Tesprit cultivé et le cœur délicat. Aux heures terribles de la Révolution, quand la plupart des braves gens étaient aux armées , en prison ou en exil, il fut tour à tour soldat, captif, proscrit, et son courage fut aussi grand dans la plus cruelle adversité que brillante avait été sa valeur sur les champs de bataille.
Lieutenant au 14** régiment de dragons, que commande son frère aîné, le duc de Chartres *, il assiste à la journée de Valmy, et il s'y comporte de telle manière que, dans son rapport officiel, le vieux Keller-
1. Louis-Philippe, fils aîné de Louis-Philippe-Joseph, avait été , suivant les traditions de la famille d'Orléans , titré duc de Chartres , durant la vie de son père ; il était destiné à devenir roi des Français. Le duché de Chartres avait été donné en apanage à Philippe de France, frère de Louis XIV, déjà apanage du duché d'Orléans. On sait que les apanages furent abolis par une loi de 1791.
mann peut écrire : « Embarrassé du choix, « je ne citerai, parmi ceux qui ont montré « un grand courage, que M. de Chartres et « son aide de camp, M. de Montpensier, « dont Textrême jeunesse rend le sang-froid, « à Tun des feux les plus soutenus que <c l'on puisse voir, extrêmement remar- « quable. »
Jemmapes fut la seconde bataille où le duc de Montpensier donna des marques de sa bravoure, et la dernière à laquelle il assista. Arrêté peu de temps après, par ordre du Comité de Salut public, il fut conduit à Marseille et enfermé dans un abominnble cachot. Sa captivité dura près de quatre aus; les tourments en furent atroces. Il Ta racontée lui-même en des pages qu'on oe peut lire sans être profondément ému et sans admirer la force morale de ce prince de dixhuit ans, toujours maître de lui, dominant Tadversité, témoignant qu'il était digne de
LES liUCS DE MONTPEÏ^SÏER.
la meilleure fortune par i*accueil qu'il faisait à la mauvaise.
EnfÎDj après plus de quarante- trois mois de séjour dans les prisons du fort Saiot-Jearij etj après une tentative d'évasion dont le succès n'avait pas couronné Taudace, le duc de Montpensier fut remis en liberté. Il dut partir ruissit^t pour les Etats-Unis oilI latt^^ndait son irèrc aine*, Louis-Philippe, devenu duc d'Orléans par la raort de leur père. Les princes vécurent pendant plus de deux années, parcourant rAmérique, visitant des régions encore peu connues, séparés de tous leurs parents, loin de l'Europe dont le
1. Montpensier avait un atilrc* frère plus jeune que lui d^ quatre ans : Louis-Chui-ieK, comté do Beaiijola^ ne. k Paris en 1779^ parUgea la ttaptiviio de son frère, mourut à Malte en 1808. ^ La seigneurie de BeaujoUis était entrée dans la Million de iJourban par Loni^ II , troisiètne duc de Bourbon, comme la principauté de Dombcs ; glle fut comprise dans le lega que la Orrinde MadeiDoiselle fit à Philippe d'Orléans. — S» A. R. Madame la Princesse de Saïc Cobourg Gotha a porté le noni de Mademoiselle de Beaujolais, dupui^ ^a naiis^ance jusqu'à 1830^ époque à laquelle on l'appela : Ja princ(*s3e Clémentine*
séjour leur était interdit, trouvant du moins de généreuses sympathies dans la jeune ré-* publique, accueillis en princes français par les vieux et fidèles Canadiens. En 1800, ils purent gagner l'Angleterre et s'établirent à Twickenham. C'est là, dans une retraite dont les arts charmèrent tous les instants^ que le duc de Montpensier devait mourir ; il portait en y arrivant le germe d'une maladie de poitrine que les souffrances des geôles de la république avaient contribué à faire éclore. Il s'éteignit doucement en 1807 . et fut inhumé à Westminster.
Il n'avait pas été marié ; son second frère, le comte de Beaujolais^ le suivit de près dans la tombe : le duc d'Orléans, Louis* Philippe, resta le seul représentant de sa Maison.
De nouveau le titre ducal de Montpensier devenait vacant ; mais cette fois il ne fut pas longtemps en déshérence : le 1" août 1824,
le Moniteur annonçait que la veille S. A. R.
Madame la duchesse d'Orléans était accouchée d'un fils qui, d'après les ordres du Roi, porterait le titre de duc de Montpensier.
Antoine-Marie-Philippe-Louis d'Orléans , cinquième duc de Montpensier, fut le fils dernier né de Loms-Philippe et de sa femme la princesse de Naples, Marie-Amélie-Thérèse de Bourbon.
A vingt ans , il était blessé au service de France, sur cette terre d'Afrique où, comme ses frères, il avait voulu faire son métier héréditaire de soldat. Son nom commençait à devenir célèbre ; il est resté attaché à Tun des événements les plus considérables du règne de Louis-PhiUppe : les mariages espagnols.
La loi successorale que Philippe V avait établie , en prenant possession du trône dlsabelle la Catholique, venait d'être abrogée ; les anciennes coutumes qui n'ex-
cluaient pas les femmes de la Couronne étaient rétablies. S. M. Isabelle II occupait le trône, et le moment de son mariage approchait. Le choix de Tépoux de la reine d'Espagne importait au plus haut point à la France , car il pouvait lui faire perdre tous les fruits de la politique si prévoyante et si patriotique de Louis XIV. C'est Thonneur de Louis-Philippe, secondé par M. Guizot, d'avoir, par son attitude aussi ferme que modérée, habile autant que loyale, déjoué les intrigues anglaises et apaisé les méfiances de la plupart des souverains ; et ce fut une heureuse journée pour la grandeur française que celle qui vit, au palais royal de Madrid, le double mariage de la reine d'Espagne avec un prince de la Maison de Bourbon * et du duc de Montpensier avec la
1. Don François d'Assise-Marie-Ferdinand de Bourbon, infant d'Espagne, né en 1821, proclamé roi le jour de son mariage, petit-fils du roi Charles IV.
sœur de la Reine ^ la Très (iracieuse Infante DoDa Marie-Louise-FerdinaTide de Bourbon.
Au lendemain de la révolution de février, le duc et la duchessr^ de Montpensier s'établirent en Espagne, habitant, soit à Se ville, le palais de San ïelino, que le Prince restaura avec un très vif seutiment de Tart, soit le chAteau de San Lncar, situé à Tembouchure du Gnadalquivir.
Bien des Français connaissent ces deux résidences où le Prince savait si bien accueillir ses hùtes , ^ surtout quand ils venaient de France, — et dont S. A. R. Madame la duchesse de Montpensier l'aidait à faire les honneurs avec iiiie si avenante simplicité et une gTâce que n*ont jamais pu altérer les chagrins qui ont si souvent brisé son coeur de mère.
Le duc de Montpensier consacrait à la vie de famille, à Féducation de ses enfants et à l'étude une existence condamnée au
repos. Très instruit, il avait toujours la conversation intéressante ; naturellement aimable, d'un caractère enjoué, d'un commerce agréable, il avait Tabord facile : il fut populaire et mérita d'être appelé le Roi de Séville. Vivant simplement, il aimait parfois à faire grand état de prince , et Ton se souvient de la magnificence qu'il déploya au couronnement du Tzar où le roi d'Espagne, Alphonse XII, lui avait donné mission de le représenter.
Il rentra en France en 1871 et y fit un assez long séjour. Il revit son duché et passa quelque temps au château de Randan% qui a dû à son voisinage avec la forêt de Montpensier, d'être choisi pour remplacer l'ancien château démoli par le cardinal de Richelieu.
Après l'amertume de l'exil, d'autres et
1. Voir à la fin du volume une notice sur le château de Randan.
plus cruelles peines ne lui furent pas épargnées ; il vit mourir sept de ses enfants, et la perte qui dut lui être la plus sensible fut celle de la Reine Mercedes, foudroyée au printemps de la vie, au seuil même du bonheur j et dont la mort eut partout, il y a douze ans, un si douloureux retentissement.
Le Prince a succombé le 4 février 1890^ emporté par une attaque pendant une promenade qu'il faisait aux environs de San Lucar. *
Deux seulement de ses enfants lui survivent ; un fils , l'Iufant Don Antonio , qui sert dans Tarmée espagnole, et nue fille ; Madame la comtesse de Paris.
Dans le partage de sa succession^ le du-ché de Montpensier avec Raudan a été dévolu à Madame la comtesse de Paris. Le titre ducal, qui rappelle de si beaux souvenirs dans nos aunaies^ est aussi resté en
France : il a été attribué au prince François-Ferdinand , second fils de Monseigneur le comte de Paris.
François-Ferdinand de France, sixième duc de Montpensier, grandit sur la terre étrangère, victime, presque au lendemain de sa naissance, de la loi de proscription qui a frappé les siens. Il n'est encore qu'un enfant.
Les gentils princes des fleurs de Lys sont en exil ; et pendant ce temps il y a grand pitié au plaisant pays de France, C'est que les destinées de la Patrie et celles de sa Maison Royale sont tellement communes, que les malheurs qui atteignent Tune frappent l'autre du même coup, et que les beaux jours qui se lèvent pour celle-ci brillent en même temps pour celle-là. Dans un vieux pays monarchique, comme le nôtre, l'intérêt dynastique et l'intérêt national se confondent toujours : c'est une loi de la
LES ÛUGS DE MONTPENSIËR.
Provideoce, les passions humaines sont impuissaûtes à la détruire ; les siècles Font établie et les révolutions qui , depuis cent années, se succèdent, lui donnent la plus éclatante consécration.
Que Dieu daigne accorder au duc de Montpensier longue et heureuse vie , pour rhonneur de la France, pour sa prospérité rétablie j pour sa grandeur reconquise ; et puisse la postérité dire de lui ce que nous disons des princes qui ont illustré son nom : îl fut le serviteur passionné de son pays, digne de son Père et de ses aïeux.