TRAITEMENT
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Le traitement doit entrer en action le plus tôt possible et éliminera avant tout la lésion causale par l’ablation de l’appendice et des adhérences iléo-cæcales. Les lésions annexielles, quand elles existent, sont traitées comme il convient.
Contre la duodénite, nous disposerons de procédés efficaces pour atténuer les douleurs et les malaises et pour traiter les lésions : le repos, un régime alimentaire, les applications locales épigastriques, des prescriptions médicamenteuses, la physiothérapie et enfin, après échec du traitement médical, l’intervention chirurgicale.
Le repos, physique et moral, avant tout est indispensable. Habituellement, il suffit de recommander au malade d'éviter la fatigue et les préoccupations, en écartant
surtout tout surmenage post-prandial.
On conçoit aussi l’importance du régime. Il doit se composer d’aliments facilement digestibles et non irritants pour la muqueuse. La diète hydrique et le régime lacté, pur ou mitigé, conviennent à certains cas très dou-
loureux, mais dans la thérapeutique courante on utilise
des régimes de libéralité croissante. Le lait est, en géné-
ral, facilement digestible, les bouillies sont des aliments de digestion facile sans condiments ni éléments irritants pour la muqueuse gastro-duodénale. Les potages au lait seront cuits pendant trois quarts d'heure en évitant la formation de grumeau. On utilisera les farines de blé, d’orge, d’avoine, de riz, de semoule. La pomme de terre, bouillie ou cuite, écrasée est un peu plus lourde qu’en purée, elle peut néanmoins aussi être conseillée.
Le pain, très mauvais aliment pour les dyspeptiques sera pris en petite quantité, grillé ou sous forme de biscottes. \
Après amélioration on ajoutera les pâtes, les légumes frais hâchés et passés tels que salades cuites, épinards, haricots verts, carottes, fonds d’artichauds.
Les viandes maigres seront autorisées, grillées ou rôties sans sauces et à la condition d’être soigneusement mastiquées.
Parmi les poissons, on choisira les variétés maigres, sole, limande, brochet, etc...
Les desserts se composeront de fromages maigres non fermentés, miel, fruits cuits et passés ou plus rarement, un fruit cru bien mûr tel que pêche ou raisin.
On recommande de manger à des heures régulières, très lentement, en mastiquant soigneusement.
Les applications locales épigastriques possèdent une
action sédative manifeste : on utilise suivant les cas les
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LA compresses humides chaudes, recouvertes de taffetas
gommé, la vessie d’eau chaude.
Les prescriptions médicamenteuses tendront à proté-
ger la surface de la muqueuse et à exercer une action ci-
catrisante et antiseptique.
Le carbonate de bismuth se prescrira à la dose de 10
à 20 grammes un quart d’heure avant les repas ou par paquets de 5 grammes dans le cours de l’après-midi où de la soirée. On pourra lui substituer le kaolin, moins coû- teux. RAMOND recommande pour les dyspepsies l’emploi de la gélose en paquet de 0,10 gramme ou de la gélose gélatine. On fait bouillir un paquet dans une tasse d’eau aromatisée et on fait boire avant la coagulation de la gelée. On pourra utiliser le sulfate de baryum colloïdal, le charbon animal purifié.
Les poudres alcalines à base de bicarbonate, sulfate de soude, de magnésie, de craie se prescrivent dès le début des douleurs. |
On donnera des antiseptiques tels que le collargol.
La belladone ou l’atropine lèveront le spasme. On luttera contre l’atonie intestinale par des injections répé. tées de chlorure de sodium hypertonique, ce produit exciterait par action sur le sympathique la motricité intestinale. Il produirait aussi de bons effets contre l’intoxication duodénale,pe ut être par un rétablissement de l’équilibre chloré.
La thérapeutique par le choc a aussi été préconisée.
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Parmi les autres méthodes nous retiendrons la diathermie agissant comme régulateur de la motricité et de la sécrétion. L’électrode active représentée par une large plaque d’étain sera placée sur la région douloureuse, la plaque négative sur la région dorso-lombaire. L’intensité sera progressivement poussée, les séances seront de troisquarts d'heure. Les bains solaires, les rayons ultra-violets auraient une action analogue. Les ondes courtes, en plus de leur action analgésiante auraient l’avantage d’agir sur le sympathique.
Dans les cas où malgré l’ablation de l’appendice et un traitement médical actif et prolongé, les troubles persistent, alors seulement, on recourera au traitement chirurgical.
Selà l'étendue des lésions, la méthode de choix sera
la gastrectomie ou la duodéno-jéjunostomie.