‹ Les dynamos a courant continu, fonctionnement, calcul et constructionChapitre 110 sur 140 · PORTE-CHARBON · texte numérisé non relu

PORTE-CHARBON

pas seulement le prix de revient (qui n est que de 2 fr. 20 à 2 fr. 50 par porte-balais), mais on réalise encore un meilleur contact des balais. La façon dont le courant est transmis n'est pas absolument irréprochable ; en effet, elle est effectaée en partie au moyen des flasques latérales en tôle galvanisée, découpées à Temporte-pièce, et en partie au moyen d'une lame de cuivre pincée et mince.

L'emploi de petites pièces en charbon, maintenues fixes au lieu de lames plus grandes et lâches et qui peuvent être déplacées dans un porte- balais fixe au moyen d'un ressort, présente l'avantage d'une plus grande solidité et d'un fonctionnement sans bruit. De plus, dans les trois porte-balais dont il vient d'être question, la longueur du commutateur peut tout au moins être mieux utilisée. Par contre, ^^g- ^^^

la longueur utile des pièces en charbon est relativement plus petite.

Dans le porte-balai des Ateliers d'Oerlikon (établi sur le modèle de celui de M. Thury), le contact entre les lames de charbon et les disques est un peu plus intime ; ceux-ci sont d'ailleurs en cuivre. Le ressort en lame ac sert à deux lins : la partie ab est destinée à presser le charbon contre le portebalais, tandis que la partie be doit assurer l'élasticité à l'ensemble.

Dans ce cas, on place également sous le ressort en lame une tôle de cuivre pour plus de sécurité.

La construction du por(e-balais pour balais en charbon (fig. 220) imaginée par l'Auteur et appliquée dans les dynamos construites à l'usine Farcot, àSaint-Ouen, repose sur le même principe. Les deux flasques en tôle de laiton sont découpées à la poinçonneufle et munies d'une embouture pour les rendre plus résistantes. La forme des charbons diffère ici un peu de celles des charbons précédents ; grâce à cette forme les balais

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s'usent aux maximum ; de plus, il est impossible que les balais tournent lorsqu'on serre les vis.

On a, en outre, reconnu l'utilité d'empêcher le desserrage de la vis.

La fig. 221 a représente le dispositif très simple d'un portebalais à charbon destiné à des petites dynamos, et dans lequel le ressort métallique est remplacé par une lame en caoutchouc.

Nous mentionnerons enGn le dispositif de Gxation des charbons {fig. 221 b) dû à Alioth ainsi que celui de Siemens et Halske {fig. 221 c) qui est actuellement très employé.

En ce qui concerne les matériaux dont on confectionne les balais, nous renverrons à lapa^e 315. La pression des balais peut ôtre de tOO à IjO grammes -^s,,^ par cm' de surface

d'appui; mais dans les moteurs pour tramways celte pression doit être poKée à 250 et môme <i 300 ''rammes.

Pjg. 220

FiR. 222

11 est de règle de n'employer jamais moins de deux, balais par tige pour pouvoir démonter l'un sans que le courant soit interrompu.

BATI DKS INDUCTEURS 337

B. Inducteurs

1** Bâti des inducteurs

Il y a peu de temps encore, Tesprit des inventeurs paraissait surtout porté vers la réalisation de nouveaux mécanismes pour lampes à arc ; de nos jours il se donne pour tâche, et surtout aux Etats-Unis, d'imaginer quelque disposition nouvelle des inducteurs. Tl se passe, en effet, peu de semaines sans qu'un nouveau type paraisse sur le marché. Dans quelques cas les formes nouvelles paraissent hien répondre au hut auquel la dynamo est destinée ; mais, on ne peut pas nier que la plupart d'entre elles doivent leur existence uniquement au besoin que les inventeurs éprouvent de ne pas faire comme les autres. Pour cette raison, nous renonçons à décrire les diverses dispositions des inducteurs. La Planche II contient des croquis schématiques de 42 dynamos typiques les plus répandues et n'exige pas une description spéciale.

Les dynamos actuelles sont souvent construites en acier coulé. Pour les moteurs transportables (tramways et autres), ainsi que pour les dynamos dans lesquelles la question du poids joue un grand rôle, l'emploi de ce métal peut être très rationnel ; mais, lorsqu'il s'agit de dynamos ordinaires servant à l'éclairage, on doit s'inspirer des considérations suivantes :

Ainsi que le montre la PI. I, le même nombre d'ampèrestours, qui est nécessaire pour 7400 lignes de force par cm* de fonte, suffit pour en produire 15000, c'est-à-dire environ le double dans l'acier coulé. En d'autre termes : Pour créer un nombre déterminé de lignes de force (*), on doit donner aux inducteurs en fonte une section double de celle qu'ils auraient en acier coulé. Mais comme le prix de celui-ci est d*environ Ofr. 50 à Oîr. 60 le kilog., tandis que le prix de la fonte n'est que d'environ fr. 25 à fr. 36, les deux mélaux sont à peu près égaux en ce qui concerne le prix ; le poids plus faible de l'acier coulé lui assurerait même un certain

J. FiscHER-HiNNEN, Dynaixios à courant continu. ^

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avantage. D'autre part, tout atelier de machines ne possède pas une fonderie d'acier, tandis qu'il existe certainement peu d'ateliers ne disposant pas d'une fonderie de fonte grise. Par conséquent, si Ton exige des inducteurs en acier coulé» la fourniture des dynamos serait considérablement relardée (de 3 à 4 semaines environ); en outre, aux frais de la fonte il faut encore ajouter ceux de transport et de travaux de relouches qui, on le sait, sont assez élevés. On doit encore avoir présent à Tesprit que lorsque les inducteurs sont en acier coulé, leur carcasse ne peut pas venir de fonte avec les paliers. En résumé, en taisant la comparaison des avantages et des ineonvénieuts, on arrivera le plus souvent à la conclusion que, pour des grandes machines, le plus rationnel est de faire la carcasse extérieure en fonte ordinaire, les épanouissements polaires qui portent les bobines en acier coulé et à section circulaire; le poids du cuivre se trouve de la sorte coasidéraUemeni réduit.

Cette règle n'est plus applicable lorsque le kilogramme d^acier coulé coûte moins de fr. 50 centimes. Dans ce cas, le choix sera en faveur de Tacier coulé.

2* Bobines d'indxjctbuks

Espace pour F enroulement, — Il faut avoir soin de ne pas trop restreindre Y espace destiné à recevoir M enroulement.

En se reportant aux formules établies p. 94, on trouve que l'espace nécessaire à Tenroulement est déterminé par le produit s y^ m. Mais on a

et

Multipliant les deux équations, on obtient en tenant compte de l'espace nécessaire pour Tisolement, l'espace destiné "àTTë^ cevoir l'enroulement :

(1:M) y ^= csm = c y^r— , en millimètres.

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