BOBINES D INDUCTION
Dans cette formule, on a désigné par
w la perte de wats par bobine ; (3rn) le nombre d'ampères- tours par bobine ; 'Jl la longueur moyenne d'une spire, en mètres ; c un coefficient (voir le Tableau ci-après).
Il y a lieu de distinguer deux genres d'enroulement.
Dans le premier^ les fils sont directement superposés et enroulés. Dans le second, chaque spire d'une couche est placée entre deux spires de la couche inférieure {fig. 223). Comme ce dernier mode est surtout appliqué dans le cas d'enroule-
\7ole
Fig. 223
ments coniques, nous appellerons le premier enroulement rectangulaire^ et le second enroulement conique.
Le coefficient c décroît avec le diamètre du fil et ses valeurs sont données par le Tableau suivant :
Tableau des valeurs de c
Diamètre da fil d en nm =
5 et plas
Enroulement rectangulaire c
Enroulement conique e =
Soient :
m le nombre total de spires par bobine ;
f^' 1^ » de spires de la couche la plus basse ;
'e nombre de couches sera dans le cas de l'enroulement co-
•i40 CHAP. VlU. — ORGANES DES DYNAMOS A COURANT CONTINU
nique :
Lorsqu'on fait usage de noyaux à section circulaire au lieu de ceux à section rectaagulaire, on peut économiser 10 à 12 Yo^i^viron de cuivre. Si l'on remplace le noyau de fer rectangulaire prévu primitivement en fonte, par des pôles à section circulaire et en acier coulé, le poids du cuivre est réduit de 30 à 35 Vo.
Construction de la bobine
La carcasse de la bobine est gi^néralement en carton comprimé, en isolite ou en amiante (Weidmann à Rapperswyl, Adt Frères à Pont-à-Mousson, elc) ; Tébonile ne se prêle pas à cet emploi, puisqu'il s'amollit en s'échauffant.
Dans beaucoup de dynamos, on trouve des carcasses de bobines en fer ou en tôle de zinc, et isolées avec de la toile ou avec du papier, les joues extrêmes étant alors en bois. Pour l'enroulement conique, une bobine en fer ou en tôle de zinc avec isolement en papier est d'un emploi rationnel; les bords doivent être relevés sur tout le pourtour pour assurer une surface d'appui à la bobine. Pour fixer les bobines achevées sur le noyau en ter, on se sert de boulons ou d'équerres: celles-ci sont surtout employées lorsque la bobine est constituée entièrement par une substance isolante. Dans le cas où Ton fait usage de carcasses de bobines enfer, la fixation peut être effectuée aussi en rivant à celles-ci des oreilles qui sont boulonnées sur le noyau. Dans le cas d'enroulements coniques, Ks fils extrêmes d'une couche doivent être maintenus par quelques rubans interposés.
Prises du courant
Dans aucun cas on ne doit prolonger le fil directement jusqu'aux bornes ; pour les connexions on emploie toujours des cables ou des rubans de cuivre. Ces derniers sont très commodes pour la jonction de différentes bobines entre elles, qu'on effectue en vissant les deux rubans.
FRISES DE COURANT 3il
Pour empêcher la rupture de la conaexion, on soudera le ruban de cuivre avec plusieurs spires à la fois {fig. 224 b). Une aulre disposition très rationnelle consiste à enrouler toute la dernière couche sur le ruban ou lame de prise de courant isolé. L'isolement peut être fuit avec des lames de mica qui ne grossissent pas beaucoup la bobine, de sorte qu'on ne
change rien à l'aspect extérieur.
Les frères Adt à Pont-à-Mousson, ainsi que d'autres cons-
Fig. m
irucleurs, fabriquent des carcasses d'inducteurs en carton comprimé (isolilc), dans lequel le bout du QI est placé dans une rainure pratiquée dans la Joue.
Bien que les difipositifs de connexion dus inducteurs puissent paraître d'importance secondaire, leur mode de constitution n'en est pas moins très important; en effet, lorsque l'exécution n'est pas bien propre, toute la dynamo présente un aspect lamentable et fait naître l'idée d'un travail hùtif.
Il en est de même en ce qui concerne la construction de la bobine en général. Une attention particulière doit être portée aux points de passage d'une couche à la suivante. Malj^ré tout le soin avec lequel ce travail est exécuté, il se forme toujours en ces points des croisements qui rendent l'aspect peu élé-
gant. Pour cette raison, on doit, lors du montage, placer les bobines de façon que ce côlé soit plus ou moins dissimulé aux yeux.
En outre, les bobines eu fils minces présentent souvent
l'inconvéaient que la dernière couche est inégale. On peut
éviter cette inégalité en plaçant au dessous de la dernière ou
de r avant-demi ère couche un carton ayant une résistance
suflÎEante et sur lequel celte couche
r* H . est enroulée. Ceci n'est possible, à
la vérité, que dans le cas d'un enrou- «^ lement rectangulaire.
Un autre procédé, employé surtout aux Etats-Unis, consiste à enrouler sur l'enroulement achevé une couche de gros cordon (Seplin) qui donne l'illusion d'un enroulement en série et
Fig. !25 Ain
assure en même temps au lu une excellente protection contre les détériorations extérieures.