‹ Les dynastes de Mont, soit des Monts, seconde maisonChapitre 10 sur 37 · HUMBERT DE MONT · texte numérisé non relu

HUMBERT DE MONT

chevalier.

Humbert, le troisième fils laïque du sire Louis de Mont, donna, avec ses frères, son assentiment à la donation faite par son père et sa mère, en faveur de l'abbaye de Bonmont, des dîmes des vignes de Bougel et d'autres dîmes. Et, en 1189, il est, avec ses frères Gonon et Amaldric, le garant de la donation faite par Etienne de Bière, en faveur du même couvent, de ses possessions situées dans la proximité des vignes de Bougel. (Voir ci-devant, pag. 8 et 9.)

Humbert de Mont eut des démêlés avec la chartreuse d'Oujon, mais il fit sa paix avec elle et lui accorda divers avantages. Cette paix ou donation est datée de l'année 1210 de l'Incarnation et notifiée par Landri, évêque de Sion, frère du donateur Humbert, et par Bernard, évêque de Genève. Et d'abord Humbert de Mont {de Monz) fait don au couvent de tous les droits et de la supériorité (dominium) qu'û a dans les limites de ce monastère, à l'égard des prairies, des pâturages, des bois, des eaux et des cours d'eaux, des vignes et toutes terres cultivées et incultes. Il lui accorde depouvoir acquérir et posséder librement ce que ses hommes (du donateur) tiennent dans les pré-

dites limites. Il renonce à toutes les prétentions qu'il avait élevées contre le dit couvent et à toutes les querelles qu'il avait eues à cet égard avec lui ; et, confirmant tout ce que ses prédécesseurs lui ont concédé, il fait sa paix avec lui quant à toutes les investitures présentes de celui-ci. Humbert de Mont donne à la dite chartreuse, à titre d'aumône, tous ses droits sur une terre dont les limites sont indiquées. (Celte terre, qui était considérable, paraît avoir été donnée à la chartreuse par Guy de Mont, seigneur de Genollier.) Il promet d'établir un ban de trois sols contre sesressortissants quiferaientpaîlreleurbétaildans leslimites de la dite chartreuse, limites dans lesquelles personne, pas même le dit Humbert, ne doit faire paître son bétail. Il concède à la chartreuse le pâturage dans sa propre terre. Enfin, il promet sécurité aux ouvriers et mercenaires du couvent, dans les limites de celui-ci. Le donateur jure, sur les reliques, dans les mains de l'évêque Landri, l'observation fidèle, par lui et ses héritiers, de tous les points de sa concession et qu'à cet égard il serait le défenseur du couvent. Guillaumaz, son épouse et ses fils Willelme, Louis, Reymond, Pierre, Etienne et Nicolas approuvent ces concessions qui ont pour témoins : Guillaume de Venthône, doyen de Sion,Foulcher, chanoine de Saint-Maurice, Aymon, chapelain de Louëche, Gaucher, prieur d'Oujon, les chevaliers Humbert de Vufflens, Rodolphe, vidomne de Martigny, son frère Hugues et d'autres personnes. Roger, évêque de Lausanne et Rernard, évêque de Genève, apposent leurs sceaux à l'instrument de ces concessions *.

' Cartulaire d'Oujon, N» i. Celte charte est répétée dans le dit cartulaire sous le N» 10.

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