DANS LES MAINS DE LA FAMILLE STEIGER, DE BERNE
Le comte Michel de Gruyère, ruiné, ne posséda pas longtemps Mont-le-Grand. Déjà, le pénultième d'octobre de l'année 1553, le gouvernement bernois loda, en faveur de son cher et féal conseiller et « boursier, )^ Hans (Jean) Steiger, l'acquisition que celui-ci avait faite, deux jours auparavant, de cette seigneurie, de Jacques Champion, baron de la Bâtie et de Béat (Benoît) Comte, seigneur de Mex. Il résulte de ce document que le comte Michel de Gruyère, de gré ou de force, avait fait cession à ceux-ci
LA SEIGNEURIE DE MONT-LE-GRAND. 14 i
delà seigneurie de Monl-le-Grand. Nous avons vu plus haut que le comte Michel avait été récemment en procès avec Jacques Champion, mais qu'il avait perdu ce procès. Nous présumons que le seigneur de Mex était aussi un de ses créanciers \
Le lod payé à l'état de Berne fut de 300 écus d'or. Il aurait dû s'élever à 900 des dits écus, parce qu'il comprenait les lods dus par le comte de Gruyère et par les prénommés Champion et Comte ; toutefois, de grâce spéciale, LL. EE. l'avaient diminué de 600 écus ^
L'année suivante, le trésorier Steiger revendit la seigneurie de Monl-le-Grand à Jean-Amey de Beaufort, baron deRoUe, ce dont témoigne le lod que LL. EE. de Berne accordèrent à ce dernier, le l^r novembre 1554, au sujet de son acquisition ^
On doit supposer que Beaufort, parent du comte Michel de Gruyère, et fort en affaires avec lui, fut gravement atteint par la discussion des biens de ce dernier, qui eut lieu en 1555, ce qui le mit dans l'impossibilité de remplir les conditions de son achat de Mont-le-Grand et qu'ainsi cette seigneurie retourna au trésorier Steiger. Quoiqu'il en soit, celui-ci, à la date du 27 novembre 1556,
' Nous avons trouvé Béat le Comte (Benoît Comte) dans le nombre des témoins de l'hommage prêté le 18 décembre 1550, par le comte Michel de Gruyère, à LL. EE. de Berne, pour les baronnies de Mont-le-Grand et la Bâtie. Voy. au sujet de ce personnage : Les fiefs nobles de la baronnie de Cossonay, pag. 730 et note 1 à la dite page, et aussi le Supplément à cet ouvrage (dans le tome XXVI des Mém. et Doc. publiés par la Soc. d'hist. de la Suisse romande), pag. 80.
* Arch. de l'Etat de Berne, Teutsch und Weltsch Spruchbuch der Statt Bern, lilt. R., pag. 73. (Communiqué par M. le chancelier d'Etat de Stiirler.)
* Source citée à la note précédente.
fit un échange avec le gouvernement bernois, par lequel il lui céda les droits qu'il avait, à cause de M ont- le- Grand, dans les villages d'Arzier, du Muids et de Begnins, contre la dîme de Mollens, du blé et de l'avoine, appartenant à LL. EE. à cause du prieuré de Romainmotier^ La seigneurie de Mont-le-Grand resta dans les mains du trésorier Steiger.
* Arch.cant., titres du baill. de Nyon, N" 278. (Document écrit en langue allemande.) La dîme de Mollens, cédée par LL. EE., rapportait, par année commune, quarante-deux muids de grains, mesure de Romainmotier, moitié méteil (Mischelkorn) et moitié avoine. Berne remit de plus au trésorier Steiger 4 livres et 12 gros, de cens foncier, sur les assignaux desquels les seigneurs de Mont-le-Grand avaient, à Mollens, le fief et toute jurisdiction; enfin, un droit de rachat sur certains revenus engagés jadis au seigneur de Mont par le duc de Savoie, savoir : divers cens eu deniers et grains et de chaque focage de Mollens 2 quarterons (Màss) d'avoine , mesure d'Aubonne, pour le terrage. Le trésorier Steiger céda de son côté à LL. EE. les droits qu'il possédait dans les villages d'Arzier, du Muids et de Begnins, en vertu d'une convention passée le 4 des kal. d'août 1317, entre Louis de Savoie, sire de Vaud, et Thomas, prieur d'Oujon, savoir : la haute jurisdiction, à cause de la seigneurie de Mont-le-Grand, à Arzier et au Muids, sur les hommes et habitants, les chemins, pâturages et terrains communs; la moitié des biens meubles et immeubles des délinquants dont les biens sont échus; la mayorie {Untervogt, Ammannsaml) à Arzier, avec la moitié des clames et des amendes ; la moitié des montagnes, bois, forêts (Hochiualder) et de toutes les terres arables, dans les limites de la convention précitée, ainsi qu'une demi-coupe d'avoine de chaque focage d'Arzier et du Muids, et la moitié des terrages, rentes, dîmes, et autres revenus dans ces lieux ; enfin l'avouerie {die Kastvogtei) du couvent d'Oujon (celui-ci n'existait plus alors) et tout ce qui appartenait au trésorier Steiger aux termes de la convention susmentionnée. Cet acte est revêtu du sceau de l'Etat et de celui du trésorier Steiger. — 11 ressort des indications contenues dans ce document, que l'avouerie de la chartreuse d'Oujon, que les seigneurs de Mont, fondateurs de ce monastère, et ceux de Genollier, issus d'eux, avaient vainement tenté d'exercer dans le treizième siècle, ainsi que nous l'avons rapporté dans le présent Mémoire, était finalement parvenue aux seigneurs de Mont(-le-Grand), vraisemblablement eu vertu d'acquisition faite par eux de la maison de Savoie, acquisition du reste au sujet
Ce haut magistrat bernois fit bientôt après (21 juillet 1558) l'acquisition de la baronnie de Rolle et Mont-le- Vieux, des créanciers de Jean-Amey de Beaufort', et se trouva ainsi en possession de deux belles seigneuries limitrophes, fort entremêlées.
Le trésorier Jean Steiger fut peut-être le plus riche Bernois de son époque, ce dont témoignent ses nombreuses acquisitions de terres seigneuriales -. Il devint avoyer de la ville et république de Berne, le 30 mars 1562, et mourut le 10 février 1582% laissant deux fils, que lui avait donnés sa seconde épouse, Madeleine Naegueli, fille du célèbre avoyer de ce nom.
Ceux-ci, nommés Jean et Georges, après avoir été mis sous tutelle à la mort de leur père, firent, le 27 octobre 1597*, le partage des terres de Rolle et Mont-le-Vieux et
de laquelle on est entièrement dans l'ignorance. On a vu plus haut que Louis (II) ds Savoie, sire de Vaud, était devenu l'avoué de la chartreuse d'Oujon, en vertu de la convention qu'il avait faite avec Thomas, prieur d'Oujon, le 29 juillet 1317.
' Le lod de LL. EE. de Berne concernant cette acquisition est daté du 25 juillet 1558. (Arch. cant.)
* Selon une note qui nous a été communiquée par M. de Mulinen-Mutach, à Berne, Jean Steiger aurait acheté les terres ci-après nommées pour le prix de 19 000 couronnes: Rolle et Mont-le-Vieux, Mont-le-Grand, le Rosey, Bière, Begnins, Cuarnens (?), le Seppey et MoUens. D'après cette note, il s'était chargé, en 1555, de la seigneurie d'Oron, à cause de ses créances contre le comte Michel de Gruyère, mais il la revendit, l'année suivante, au gouvernement bernois.
' Cet avoyer de Berne était le fils posthume de Barthélémy Steiger, sénateur en 1517, mort en 1518, dont le père et l'aïeul avaient déjà été membres du Conseil souverain. Barbe Thormann, mère de l'avoyer Steiger, se remaria avec le banneret de Wyngarlen, et en troisièmes noces avec Martin Zulauf, avoyer de Brugg. (Note de M. de Stiirler, chancelier d'Etal, à Berne.)
* Arch. canl., quernet prèle sur les mains du commissaire Bulet, pour les
de Mont-le-Grand, acquises par celui-ci. A Georges, le second, advint celle de Mont-le-Grand, comprenant, aux termes de ce partage, les villages et lieux suivants : Montle-Grand, Germagny, Hautecour, Perroy, Bougy-Millon, Villa rs, le Cfiasnoz sur Perroy, le Chabloz sur le Mont- Chastel, Essertines' et S?\nt-Oyen de Rottières. A ce partage appartinrent encore : le revenu de la seigneurie de Mollens, Béroulaz (BéroUes) et les acquisitions faites dans les prédits lieux, tant des nobles Jacques de Montricher et André Ferlin que du sieur de Dusilliez (Jacques de Menthon, coseigneur d'Aubonne)'-.
Les partages précités ne laissèrent pas entièiement dans leur état précédent les terres qui en étaient les objets, car celle de Mont-le-Grand reçut quelques adjonctions aux dépens de celle de Mont-le-Vieux.
On apprend par un rap[)ort d'Etienne Favre, commissaire du bailliage deMorges, à LL. EE., en réponse à une question qu'EUes lui avaient adressée, que la haute jurisdiclion sur le prieuré de Saint-Georges appartenait aux seigneurs de Mont-le-Grand et qu'elle avait été comprise dans le quernet prêté en faveur de LL. dites EE. /)ar ^e seigneur de Monl-le-Grand. (Celui-ci était probablement le
seigneuries de Mont-le-Vienx (et Rolle) et de Mont-le-Grand. C'est par erreur que le partage précité est indiqué, dans le tome V, 2™e livraison, pag. 493, des Mém. et Doc. publiés par la Soc. d'hisl. de la Suisse romande, comme ayant eu lieu dans l'année 1596.
' C'est la première fois que nous trouvons Essertines dans le nombre des villages qui appartenaient à la seigneurie de Mont-le-Grand. Si nous ne faisons pas erreur, ce village faisait auparavant partie de celle de Mont-le- Vieux.
' Quernet prêté sur les mains de Bulet pour la seigneurie de Mont-le- Graiid.
comlft Michel de Gruyère.) De plus, qu'à la date du rapport précité, soit en l'année 1587, les tuteurs des seigneurs de Rolle et Mont-le Grand assuraient que la dite haute jurisdiction appartenait à leurs pupilles'. LL. EE., qui se l'étaient réservée lorsqu'elles avaient inféodé le prieuré de Saint-Georges à Louis Challet, en 1542% en firent sans doute l'acquisition.
Georges Steiger, né en 1575, baron de Mont-le Grand, seigneur de Mûnsingen et de Wichtrach, membre du Conseil souverain en 1599, décéda en 1610. Il avait épousé, en 1595, Elisabeth, fille de Joseph de Gingins, baron de La-Sarra, et de Barbe de Stein. Des deux fils qu'elle lui donna, Jean-Georges, l'aîné, fut baron de Mont-le-Grand ; Albert, le second, seigneur de Mûnsingen et de Wichtrach, fut l'auteur de la branche de la famille Steiger qui posséda ces deux seigneuries.
Jean-Georges (1) Steiger, né en 1602, prêta quernet, le 17 novembre 1627, sur les mains du commissaire Bulet, en faveur de LL. EE. de Berne, pour sa seigneurie de iMonl-le-Grand. Bulet, dans celte circonstance, n'indique pas les cause-ayances de l'avoyer Jean Steiger, aïeul du confessant, quant à la seigneurie de Mont-le-Grand, mais il se contente de répéter les cause-ayances de celui-ci à celle de Rolle et Mont-le-Vieux, dont quelque partie avait été ajoutée à la seigneurie de Mont-le-Grand par les partages de l'année 1597. Du reste, ce quernet rappelle celui prêté par le comte Michel de Gruyère, le 18 décembre 1550, puis la reconnaissance d'Aymon de La-Sarra, en
« Titres du baill. de Morge.", N« 679. » Ibid., ad N» 684.
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faveur du comte Amédée de Savoie, en l'année 1403; et enfin la remise faite, par LL. EE. de Berne, aux prédécesseurs du confessant, de tous les biens et revenus ecclésiastiques dans les baronnies de Rolle et de Mont. C'est par succession de son père Georges que le reconnaissant possède les biens mentionnés dans son quernet, dans lequel son prédit père est dit être fils de feu Jean Steiger, avoyer de Berne, baron de Rolle et de Mont, seigneur de « Mintzingen » et d'autres lieux. Jean-Georges Steiger reconnaît, entre autres, sa maison seigneuriale de Mont, par lui nouvellement bâtie (peut-être rebâtie)'.
Jean-Georges (I) Steiger, baron de Mont-le-Grand, membre du Conseil souverain en 1635, mourut en 4637. Il avait épousé, en 1623, Esther, fille de Marc Morlot et de Dorothée de Luternau. Son fils, nommé comme lui, Jean- Georges, fut son successeur.
Jean-Georges (II) Steiger, baron de Mont-le-Grand, seigneur de Perroy et de Mollens, épousa, en 1646, sa parente, Jeanne, fille de Jean Steiger, baron de Rolle et Montle-Vieux, et de Jeanne le Chambrier, de Neuchâtel. Il mourut en 1654, laissant deux filles:
1° Jeanne-Dorothée, née en 1647, qui fut l'épouse d'Isaac de Mestral d'Aruffens, seigneur de Pampigny-.
2° Marguerite, née en 1651, qui fut dame de Mont le- Grand et apporta cette baronnie à son mari, Jean-Louis
' Voir le dit quernet.
' Cette dame eut pour sa part de l'héritage paternel un domaine considérable de vignes, à Mont, qui appartient aujourd'hui à M. Armand de Mestral son descendant. On remarque sur la porte d'entrée de la maison de ce domaine, les armes de Jeanne-Dorothée Steiger, accolées à celles de son mari, le tout sculpté.
Steiger, qu'elle épousa en 1675, et qui appartenait à la branche des barons de Rolle et Mont-ie-Vieux. Il était fils d'un autre Jean-Louis Steiger, seigneur de Bière et de Saint-Christophle, et de Jeanne-Marie de Watteville.
Jean-Louis Steiger, baron de Mont-le-Grand. seigneur de Perroy et d'autres lieux, prêta quernet, le 3 novembre 1690, tant en son propre nom que comme mari de dame Marguerite Steiger, en faveur de LL. EE. de Berne, sur les mains des commissaires Stock et Rolaz, pour la seigneurie de Mont-le-Grand. Son quernet est basé, pour ce qui concerne Mont-le-Grand, sur celui prêté, le 17 novembre 1627, par Jean-Georges Steiger, aïeul paternel de l'épouse du confessant ; puis sur les quernels prêtés par le comte Michel de Gruyère et par Aymon deLa-Sarra. Et pour ce qui concerne la stigneurie de Mont-le-Vieux, sur la reconnaissance de Jean-Amédée de Beaufort, du 18 avril iMS, en faveur de LL. EE. de Berne, et sur celle prêtée en faveur du duc de Savoie, le 17 avril 1-493, sur les mains de Michel Quisard, par Amédée, baron de Viry, Mont-le- Vieux, Rolle et Goppet. Enfin le quernet de Jean-Louis Steiger est encore fondé sur la remise faite par LL. EE., aux prédécesseurs du confessant et de son épouse Marguerite, de tous les biens et revenus ecclésiastiques dans les baronnies de Rolle et de Mont*.
Jean-Louis Steiger, baron de Mont-le-Grand, membre du Conseil souverain de la ville de Berne, bailli de Chilien en 1693, mourut en 1713, laissant seulement deux filles.
Salomé, l'aînée, fut dame de Mont-le Grand et apporta
• Arch. cant., Rénovation des fiefs nobles du baill. de Morges, par Steck et Rolaz.
cette baronnie à son mari, Jean-Charles Steiger, baron de Rolle et Mont-le Vieux, né en 1667 et qu'elle avait épousé en 1697. Marie-Anne, sœur cadette de Salomé, fut dame de Saint-Chrislophle et épousa, en 1699, Jean-Charles Thormann.
Jean-Charles Steiger, baron de Rolle et Mont-le-Vieux, mari de Salomé Steiger, dame de Mont-le Grand, fut membre du Conseil souv(3rain de la ville et république de Berne, et bailli d'Yverdon. Il mourut en 1731 et son épouse Salomé décéda le 7 janvier 1736. Ces époux laissèrent trois filles pour héritières, savoir :
1o Juliane-Rosine, née en 1699, qui épousa B?at-Louis de Mulinen, bailli de Buchsée, en 17.32, mort en 1758.
2° Sophie-Elisabeth, née en 1 709, qui fut dame de Rolle et Mont-le-Vieux, et épousa, en 1736, Emmanuel Steiger, né en 1706 et mort en 1784. Celui-ci appartenait à une branche collatérale de la ligne aînée de sa famille, branche dont fut l'auteur Jacques, le septième fils de Jean Steiger, baron de Rolle et Mont-le-Vieux, seigneur de Bière et du Rosay (dont la femme était Marguerite Tscharner), premier-né de l'avoyer Steiger '.
3° Susanne-Marie-Anne, née en 1713, dame de Montle-Grand. Elle obtirU. cette baronnie, avec le château de Mont, toutefois sans les domaines- par les partages qu'elle fit avec ses sœurs. Susanne-Marie-Anne Steiger fut l'épouse de René de Beaucastel, gentilhomme français,
' Ces alliances matrimoniales répétées des diverses branches de la famille Steiger entre elles, avaient évidemment pour but de conserver dans la ligne masculine de l'avoyer Jean Steiger la possession des belles terres que celui-ci avait acquises dans le Pays de Vaud.
• Ohne Gùter.
£À SEIGNEURIE DE MONT-LE-GRAND. i4t9
natif d'Orange et réfugié pour cause de religion dans le Pays de Vaud*. Comme celte dame mourut sans laisser d'enfants, la baronnie de Mont-le-Grand, après elle, passa à sa nièce : Sophie-Charlotte Steiger, dame de Rolle et Mont-le-Vieux, née en 1739, fille et héritière d'Emmanuel Steiger et de Sophie-Elisabeth Steiger, dame de Rolle et Mont-le-Vieux, son épouse. Sophie -Charlotte Steiger épousa, en 1765, Rodolphe Kirchberger, membre du Conseil souverain de la ville et république de Rerne, bailli de Brandis, puis sénateur et banneret. Lors de la révolution politique de 1798, M. et M^^^ Kirchberger possédaient la baronnie de Rolle et Monl-le-Vieux et celle de Mont-le- Grand. Ruinés par la suppression des redevances féodales, leur faillite, en janvier 1799, fit passer en d'autres mains les immeubles appartenant à ces seigneuries. M. Kirchberger, dont la famille est maintenant éteinte, à Berne, mourut en 1808 ^
* Il était capitaine au service de Piémont. René de Reaucastel apparaît comme baron de Mont-le-Grand, lorsque, le 15 mai 1767, il approuve la concession de la bourgeoisie de Perroy, faite par la communauté de ce lieu, en faveur du noble Marc, fils du feu noble Isaac Le Fort, membre du Grand Conseil de Genève et chevalier du Saint-Empire romain. (Titres de la famille Le Fort.;
* Les détails généalogiques sur la famille Steiger et ses alliances matrimoniales rapportés dans la présente notice, sont extraits de la riche collection de Muiinen, à Berne. M. le chancelier d'Etat de Stiirler a bien voulu les compléter.