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SEPTIÈME DEGRÉ

HENRÏ (II), COSEIGNEUR DES MONTS,

donzel, et sa descendance.

Henri était le second fils de Jean (I), sire des Monts, chevalier, et de dame Clémence, son épouse.

" Arch. du château de La-Sarra.

* Grosse Balay, F» 187 et 232.

' Par le clerc Jaques de Grandvaux, Galienne d'Estrées, dans cette rénovation, est dite fille de feu Girard d'Estrées, chevalier, docteur es lois, et veuve de messire Artaud, seigneur des Monts. EWe jouissait, pour sa dot, y est-il dit, de Genollier et de Givrins. (Manuscrit Rebeur.) Comme cette terre retourna aux seigneurs de Mont-le-Grand, nous présumerions que la veuve <r.\rtaud de Mont la tenait plutôt à titre de douaire qu'à celui d'assignation de dot.

Nous l'avons trouvé donnant son consentement à la reconnaissance faite par son frère Jean (II), seigneur de Mont, la veille de l'Epiphanie de l'année 1318 (style de la Nativité, paraît-il), en faveur de Louis de Savoie, siredeVaud, pour la part de la terre de Genollier qui relevait du château de Prangins. Et nous l'avons encore trouvé, à la même date, reconnaissant, en faveur du prince précité, avec son frère Jean, la terre et seigneurie, soit le mandement des Monts. (Voir ci-devant, pag. 49 et 50.)

Vous avons aussi rapporté que, dans le mois de mars de l'an du Seigneur 1318, Jean, seigneur des Monts et son frère Henri abandonnèrent au couvent de Bonmont deux pièces de vigne léguées à ce monastère par le clerc Jean de Germagny, en échange décent solidées de terre provenant de legs faits au couvent précité par l'aïeule, la mère et le père des prénommés nobles frères de Mont. (Voir cidevant, pag. 50.)

Le noble Henri, coseigneur des Monts, fut, le l^f avril 1319, l'un des témoins d'un accord intervenu entre Etienne et Mermod, fils de feu Guillaume de Perroy, dit de Pisy, d'une part, et Pierre , dit de Perroy, curé de l'église de Saint-Pierre, de Lausanne, et son oncle (avimculus) Humbert de Serra, prêtre, au sujet de la restitution de certains titres relatifs à la vente d'un cens annuel d'un char de vin. Le vénérable Jean de Rossillon, chanoine de Lausanne, et le noble sire Jean, coseigneur (seigneur) des Monts, chevalier (frère du prénommé Henri), avaient été les arbitres du différend qui donna lieu à l'accord susmentionné'.

Le donzel Henri des Monts ne vivait plus dans le mois

' Arch. caut., titre communiqué par M. l'archiviste d'état de Crousaz.

HENRI (il), COSEIGNEUR DES MONTS. 65

de février de l'année 1330. (Voir pins loin.)Le nécrologe de l'abbaye de Bonmont place son obiil au l^r octobre.

Il avait épousé Alexie, fille de Jean (HI) , coseigneur d'Aubonne, chevalier, et de dame Binfa, son épouse * .

Après le décès du donzel Henri, coseigneur des Monts, sa veuve Alexie et leur fils Jm« vendirent à l'abbaye de Bonmont un cens anriuel de trois seliers de vin , assigné sur la vigne, dite la Longue vigne, située au vignoble de Germagny, et cela pour acquitter un cens annuel de vingt sols qu'ils devaient au dit couvent, à raison des offrandes pour leur défunt mari et père, de sa sépulture et de son aumône. Celte vente est datée, quant à ce qui concerne la prénommée Alexie, de Germagny, dans la maison de Guillaume de Roinanel, le 17 novembre 1332, et pour ce qui concerne le dit Jean, du château des Monts, le 25 sepembre 1333, en présence d'Aymon, moine de Romainmotier, de Jean, curé de Coinsins, et de Jean de Divonne, donzel, témoins*.

Dame Alexie, codame de Mont, apparaît, le 12 des kalendes de février 134-1 (v. st.), dans le nombre des arbitres d'un différend existant entre l'abbaye de Bonmont et Jean Ramas {Ra mus ii) , de la Vieille grange, sous Mont, au sujet de certains fonds de terre situés au territoire de Mont, dont le couvent réclamait rechute, parce que le pré-

' Nous avions présumé qu'Alexie d'Aubonne étail devenue Tépouse de Jacques, seigneur de Moutricher. chevalier, dont la veuve Alexie apparaît sous l'année 1335. (Voy. la note qui accompagne le tableau généalogique II de noire ouvrage sur les dijnastes d'Aubonne.) Noire supposition à cet égard n'était pas fondée.

* Pièces justificatives, N» 19.

cèdent possesseur, Guillaume Chenevaz, n'avait pas pu les engager valablement au prédit Ramus '.

Dame Alexie survécut à son fils Jean. Elle fit son testament à Mont, dans la maison de son défunt mari, le 1 5 septembre 1349. Par cet acte de dernière volonté elle lègue un cens de dix sols à l'abbaye de Bonmont, pour la célébration de son anniversaire, et institue héritier son petitfils Henri, fils de son défunt fils Jean. La testatrice lui substitue Nicolette, sœur du prédit Henri, avec la clause que dans ce cas la moitié de la dot de la dite testatrice demeurerait à son frère, le noble sire Jean, coseigneur d'Aubonne. El dans le cas où la prénommée Nicolette viendrait à décéder sans laisser d'héritiers légitimes, l'entier de la dite dot resterait au dit noble sire Jean. Pour exécuteurs testamentaires sont désignés Pierre, curé de Genollier, et Jean de Divonne, donzel -.

Huitième degré. — /eau (V), coseigneur des Monts, fils du donzel Henri (II) et d'Alexie d'Aubonne, apparaît d'abord lorsque, le 14 février 1330, Louis (II) de Savoie, siredeVaud, inféode le vidomnat et la mestralie de la ville de Rolle, à Jean (II), sire des Monts, et à son neveu Jean, fils de son frère Henri. Puis, il nous est encore apparu, le 25 septembre 1333, lors de la vente faite par dame Alexie, sa mère, et lui-même, de trois setiers annuels de vin. au couvent de Bonmont, pour acquitter vingt sols de cens qu'ils devaient à ce couvent.

La carrière de Jean, coseigneur des Monts, ne fut pas longue. Nous avons vu que le 15 septembre 1349, lors-

" Inv. vert, paquet 0.

» Pièces justificatives, N" T;t.

HENRI (il), COSEIGNEUR DES MONTS. »>'

que dame Alexie fil son lestamenl, son fils n'était plus vivant. Toutefois, la mort de celui-ci était alors très récente, cari! avait lui-même testé, le 8 août précédent, à Aubonne, dans le château de Jean, coseigneur de ce lieu, chevalier (son oncle). Par ce testament le prédit Jean, fils du feu noble Henri, coseigneur de Mont, institue héritier son fils Henri, lui substituant sa fille Nichole (du dit Jean). Il substitue à celle-ci, Humbert, fils du prénommé seigneur Jean d'Aubonne, puis au dit Humbert, Boniface, frère de ce dernier'. Enfin, le testateur substitue au prédit Boniface, celui ou ceux qui seront alors seigneurs de Mont-.

L'épouse de Jean, coseigneur des Monts, se nommait Jeannette, mais on ne connaît que son prénom. Le 4 novembre 1351, l'abbaye de Bonmont remet en emphytéose perpétuelle, sous 12 deniers, de cens annuel, à Jonod, fils de feu Jaquet, dit du Johant, de Bougy-Millon, une pièce de pré située au territoire de Pisy, dans la proximité du pré de Jeannette, veuve de Jean, coseigneur de Mont (de Monz), du côté de Joux '.

La destinée de Nichole, fille de Jean, coseigneur des Monts, n'est pas connue.

Neuvième degré. — Henri (IH), coseigneur des Monts, héritier de son père Jean et de son aïeule Alexie d'Aubonne n'a guère laissé de traces. 11 habitait, paraît-il, la ville d'Aubonne, mais l'on n'apprend pas qu'il ait été marié et l'on ne lui connaît aucune postérité.

• Ce fils lie Jean, coseignenr d'Aubonne, n'est nommé ni dans le testament de son père, daté du 18 mai 1350, ni dans son codicille portant la date du 18 septembre 1369. 11 sera probablement décédé entre le i août 13i9 et !«• 18 mai de l'année suivante.

• Pièces JHstificatives, N° 22.

"■ Inv. verl, paquet 0.

Le noble Henri des Monls, d'Aubonne, coseigneur du dit lieu de Mont, est l'un des témoins de la concession faite, le 9 octobre 1380, par Antoine, coseigneur d'Aubonne, aux communautés de Marchissier, Gimel, Longirod et Burligny, de pouvoir prendre du bois pour leur usage et faire paître leur bétail dans plusieurs montagnes du Jura vaudois des environs d'Aubonne *.

TROISIÈME DEGRÉ

chevalier.

Fils puîné de Conon de Mont, il eut en partage la terre de Genollier, dépendance de la seigneurie de Mont.

Guy de Mont eut des différends avec la chartreuse d'Oujon, fondée, paraît il, sur le territoire de la seigneurie de Genollier. On peut présumer qu'il voulut, pour celte raison, exercer des droits d'avouerie à son égard. Quoiqu'il en soit, il fil sa paix avec cette maison religieuse et lui accorda, le 1 1 juillet 1210, divers avantages importants, qui

• Lesdynastes d'Aubonne, pièces justificatives, N» 32.

sont notifiés par Bernard, évêque de Genève. Et d'abord il renonça en sa faveur à tous les droits et à la supériorité (dommium) qu'il avait ou pouvait avoir dans les limites de la dite chartreuse (à l'égard des prairies, des pâturages, des bois, des eaux, soit des cours d'eaux, des vignes et de toutes terres cultivées et incultes). Il l'autorisa à acquérir, si elle le pouvait, et à posséder en paix ce que ses hommes (de Guy de Mont) possédaient dans ses limites. Il renonça à ses précédentes querelles avec la chartreuse, ainsi qu'aux prétentions qu'il avait élevées contre elle, et confirma tout ce que ses prédécesseurs lui avaient concédé à titre de don ou de vente, faisant la paix avec elle à l'égard de toutes les investitures présentes de celle-ci. En outre il lui fit don d'une certaine terre, considérable, dont les limites sont indiquées, promettant de la lui garantir, et il reçut à raison de ce don 500 sols genevois du couvent. Guy de Mont imposa un ban de trois sols pour quiconque des siens oserait faire paître son bétail dans les limites du couvent, lui-même devant aussi s'en abstenir. S'il arrivait que le seigneur de Genollier saisît quelque larron dans les dites limites, il ferait à cet égard la volonté du couvent*. Il concéda aux religieux le pâturage dans sa terre, et jura, sur les mains du prédit évéque Bernard, l'observation fidèle de ses engagements envers la chartreuse, et qu'il la défendrait à cet égard contre ceux qui y contreviendraient. Pour fidéjusseurs et otages le seigneur de Genollier donna Pierre de Bursinel (son vassal), chevalier, et un grand nombre de personnes, nommées dans la charte dont nous

' « Si etiam contingeret quod Ouido diclus latronem infra termines domus Alionis caperet, super hoc voluntnti doinus Alionis staret. » C'était de fait renoncer à l'avouerie du couvent.

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