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ÉPIDÉMIOLOGIE ET PROPHYLAXIE DES DYSENTERIES

Ainsi qu’il a été dit dans les chapitres précédents, la dysenterie est un syndrome commun à plusieurs infections. Si l’on entend par dysenterie le processus contagieux caractérisé par l’émission répétée et douloureuse de selles sanglantes et muqueuses, déterminées par l’ensemencement d’un parasite dans le gros intestin (et aussi, parfois, dans une portion de l’intestin grêle), on devra comprendre sous ce nom :

1° La dysenterie bacillaire ;

2“ La dysenterie amibienne ;

5° Les dysenteries à Balantidium coli, à Trichomonas intesiinalis; la dysenterie bilharzienne, enfin d’autres formes encore, plus exceptionnelles, telles que les dysenteries à spirille, à Chilodon dentatus, à corps de Leishman-Donovan, etc.

Les conditions étiologiques qui régissent chacune de ces dysenteries sont subordonnées aux caractères biologiques de leurs germes pathogènes, à leur degré de résistance dans le milieu extérieur, à l’influence qu’exercent sur eux la dessiccation, l’oxygène de l’air, la lumière, etc.

Toutes ces dysenteries, en réalité fort disparates, reconnaissent cependant, au point de vue épidémiologique, un certain nombre de caractères fondamentaux qui les rapprochent, à savoir : que leur élément infectieux végète dans les dernières portions du tube digestif; qu’il s’ensemence dans la muqueuse, le tissu glandulaire et les tuniques de l’intestin ; qu’il y pro-

voque des lésions ulcératives ; qu’il est éliminé, à profusion, avec les déjections répétées du malade ; enfin que l’agent pathogène siégeant exclusivement ou surtout dans les fèces, ces dernières constituent toujours directement ou non, l’élément fondamental de la contagion.

De cette notion de la pluralité des dysenteries, il résulte que, dans leur ensemble, les règles épidémiologiques de ces maladies foncièrement distinctes offrent pourtant un grand nombre de traits communs. Mais, dans la réalité, de ces diverses formes de dysenteries, il en est deux qui, par leur fréquence et leur gravité, dominent de beaucoup toutes les autres : la dysenterie bacillaire et la dysenterie amibienne.

Ce sont donc surtout ces deux affections qui, au point de | vub épidémiologique, comme au point de vue clinique, doivent j plus spécialement retenir l’attention. Elles seront étudiées | successivement.

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