Cf. Jos, x, 20-22; Jon
ce ne sont pas les portes, mais les puissances de l'enfer que l'on mettrait en cause; car les portes infernales ne sont pas, comme celles des villes, le lieu des affaires et des tribunaux, elles ne peuvent figurer que l'inviolabilité de la mort. Cette inviolabilité n'existe pas pour les membres de l'Église, qui leur garantit la vie éternelle : c'est la mort-qui sera vaincue !.
La fonction de Simon, figurée d'abord par la pierre fondamentale d’un édifice, l'est ensuite par les clefs ?, insigne du majordome ou intendant d'un palais *. Dans l'Apocalypse‘, c'est Jésus lui-
.même qui porte la clef de David, parce qu'il a seul pouvoir d'ouvrir
et de fermer, étant le grand maitre du royaume de Dieu. Il y a lieu de faire pour les clefs du royaume la même distinction que pour le fondement de l'Église. Pierre exercera visiblement sur la terre, au nom et par la volonté du Maitre invisible, le pouvoir des clefs. Le Sauveur ne fait ici que le lui promettre, et, nonobstant l'emploi du mot royaume, il s’agit de l'Église, en tant que les membres de l'Église sont candidats nés au royaume des cieux, et admis déjà au festin céleste qui se prépare. Les clefs figurent l'autorité du majordome, dont l'acte le plus apparent est de surveiller, d'accorder ou de refuser l'accès de la demeure royale. Elles représentent done ici la faculté de recevoir dans l’Église ceux qui veulent y entrer, et d'en exclure les perturbateurs, mais elles signifient aussi, d'une manière générale, tout l'exercice de l'autorité ecclesiastique en ce qui regarde le traitement des personnes.
La définition de ce pouvoir est assez vague, parce que l'exercice n'en était pas encore exactement spécifié. En un sens, il appartient aux autres apôtres, c'est-à-dire à l'Église elle-même dans ses chefs. Mais il en est du pouvoir des clefs comme du pouvoir de lier et de délier, que Matthieu attribuera plus tard à tous les disciples *. Ces pouvoirs sont d'une certaine façon dans tous les disciples, qui, pour l'évangéliste, ne figurent pas la masse des fidèles, mais leurs chefs, l'Église n'exerçant pas directement, comme collectivité, les pouvoirs
4. I Cor. xv, 54-57. Cf. Mr. xxvir, 20. 2. V. 19. Owsw so: zx: 2hsidas zÿz Bacthstaz =Gy 09cav@y. NBD n'ont pas xt
Y 3. Cf. Is. xxir, 22.