LE RENONCEMENT
Luc, xiv, 25-35.
L'instruction qu’on va lire, sauf les deux petites paraboles, a déjà été rencontrée dans Matthieu, partie dans le discours de mission ‘, partie dans le discours sur la montagne ?. Il est ainsi formé de trois morceaux qui n'avaient pas primitivement de rapport entre eux. On en a fait la conclusion des deux chapitres qui précèdent, afin de montrer pourquoi les Juifs ont été réprouvés : c’est qu'ils n'ont point satisfait à la condition indispensable pour être disciple de Jésus et héritier du royaume, à savoir le renoncement absolu aux affections et aux intérêts de ce mondeÿ. Il n’y a pas lieu de discuter la formule d'introduction historique : on peut seulement se demander si le narrateur a voulu reprendre ici la suite du voyage de Judée, perdu de vue depuis quelque temps, ou bien si la transition a été ménagée uniquement pour amener le discours.
Luc xvi, 25. Et une grande foule marchait avec lui, et, se retournant, il leur dit : 26. « Si quelqu'un vient à moi et ne haït pas ses père, mère, femme, enfants, frères, sœurs, et encore sa propre vie, il ne peut être mon. disciple. 27. Quiconque ne porte pas sa croix, et ne marche derrière moi, ne peut être mon disciple. 28. Car qui d'entre vous, désirant bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense, (afin de savoir) s'il a de quoi l’achever ? 29.De peur que, s’il pose les fondements, et qu'il ne puisse achever, tous ceux qui verront (cela) ne se mettent à se moquer de lui, disant : 30. « Cet homme a commencé de bâtir, et il n'a pu achever ! » 31. Ou bien quel roi, allant faire la guerre à un autre
4. Mr. x, 37-39. Lc. 27, qui vient en surcharge (il est omis dans Ss. et d’autres témoins, peut-être à cause de l’homéotéleuton ; car laglose doit être de l'évangéliste) est répété de 1x, 23 (Mc. vins, 34); cf. I, 893-896, et supr. pp. 21-24.