‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 127 sur 672 · RE AN ET 5 1 DURS · texte numérisé non relu

RE AN ET 5 1 DURS

il Re tte la pitié son ancêtre, et rien n oblige à : paroles une allusion à des fonctions souveraines ou à u d'intercession ! qu'Abraham exercerait dans l’autre monde. La : sité d’un recours à Dieu pour l’exaucement n’est pas plus indiqh ù dans la réponse d'Abraham que dans la prière du damné. be Avec la calme et douce majesté qui convient aux élus, Abraham Rs répond ? au riche que sa situation est sans remède, parce qu'elle … est dans la logique inflexible des décrets divins. Autrefois le riche. était heureux, et Lazare était malheureux. Maintenant c'est le con- … traire. Le riche a eu « ses biens » et ses avantages, la part qu'il méritait, celle qu'il a voulue; aucun bonheur ne lui est plus dû. Lazare, qui n'a pas eu de joie sur la terre, a présentement son tour ?, la part de félicité que Dieu réserve aux méprisés et aux déshérités du monde. À chacun son lot. Le riche n’a pas lieu de se plaindre ni d'accuser personne. D'ailleurs ce qu'il demande est impossible. Du paradis on voit l'enfer, et réciproquement ; mais on ne peut aller de l'un à l’autre, à cause de l’abime qui a été fait pour les séparer à jamais #. Il faut que chacun reste où Dieu l’a mis. Abraham donne ainsi les raisons de son refus sans le formuler en termes exprès: le riche doit comprendre que son désir n'est pas réalisable.

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