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auquel ne pensent pas ceux qui l'interrogent. La situation se trouve ainsi changée. Les pharisiens tendaient un piège à Jésus. Maintenant c’est lui qui les guette, et il est sûr de les prendre.
Les pharisiens donnent la réponse qu’on pouvait attendre ; ils invoquent le passage du Deutéronome ! où il est expressément question du divorce comme d'un usage courant : « Moïse a permis d'écrire une lettre de divorce et de répudier ?. » Rien n’est moins contestable ; mais, selon Jésus, la règle établie par Moïse n’est pas une loi, c'est une dispense, une dérogation à la loi. La dispense a été donnée pour un motif qui n'honore pas les Israélites : le divorce a été autorisé afin de prévenir des abus plus considérables, et comme un moindre mal, La loi véritable se trouve ailleurs. Elle a été constituée dès l’origine du monde #, car il est écrit, tout au commencement du livre de Moïse, que Dieu fit le premier couple humain « mâle et femelle », d'où résulte l'institution du mariage, et que « l’homme quittera son père et sa mère » pour s'attacher à son épouse, ne formant avec elle qu'un seul corps, dont les membres ne doivent pas être séparés par la volonté de l’homme, mais seulement par celle de Dieu, le maître de la vie.
Les paroles de la Genèse sont données en forme de citations écourtées, dont il suffit d'indiquer le commencement, parce que l'auditeur supplée de lui-même le reste du passage. Ces paroles, selon leur signification originelle, ne consacrent ni la monogamie “ ni l'indissolubilité du mariage, mais seulement le mariage, l'union de l'homme et de la femme, sans exclure ni la polygamie ni le divorce *. Leur rédaction s’est trouvée susceptible d’une interpréta-
1. xxrv, 1 (LXX). za yodher adz7 BrBA'ov arosrasiou nai Dusereis Tùs yeïpas adte.
2. V. 4. Enésoshey Moëoñs BiBkioy aroctasiou ypéhar (D, Goëvar ÿodhar. Mss. lat. « dare scriptum ». Ss. : « Moïse nous a permis d'écrire une lettre de divorce et de la lui donner »; cf. n. 1) zat 470Adouu.
3. V. 6. 47 Dè apyñs zcisews. D, Ss. quelques mss. lat. omettent xtis:ws, qui pourrait avoir été ajouté. Les paroles de la Genèse sont une citation formelle, alléguée en argument. À la fin du v. 7, plusieurs témoins, non les plus anciens, ajoutent, d’après la Genèse et Matthieu : « et il s’attachera à sa femme ». Au v.8, ot ào vient des Septante, mais l'addition a chance d'être primitive. WEeLLHAUSEN, Mc. 83, suppose avec vraisemblance que les premiers mots du v. 6 sont une référence directe : « Dans (l’histoire) de la création (Moïse écrit) : « Il les fit homme et femme » etc.