‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 151 sur 672 · Cf. Mythes babyloniens · texte numérisé non relu

Cf. Mythes babyloniens

dans le texte, mais qui la dépasse infiniment. Au fond, Jésus en appelle de la loi écrite à la loi naturelle ; en apparence, et dans lan

rigueur de son argumentation, il en appelle de Moïse à Moïse, ou

plutôt de la parole inspirée qui contient la permission du divorce;

à la parole inspirée qui contient la loi fondamentale du mariage !. La dispense ne peut pas détruire la loi. Celle-ci a une valeur absolue pour tous les hommes et pour tous les temps. Celle-là n’a qu’une valeur relative : elle a eu sa raison d’être dans la situation particulière du peuple juif, à qui on a dû permettre le divorce, parce que, vu la dureté de ses mœurs, la condition des femmes que leurs maris auraient prises en aversion eût été intolérable. Cette concession temporaire n’a plus de raison d'être pour les vrais enfants de Dieu, qui suivent la perfection de la Loi divine.

La création ayant fait l’homme incomplet par la distinction des sexes, l'union de l’homme et de la femme, qui les assemble en un seul corps, les constitue en être complet selon l'intention du Créateur. Cet être n’est pas seulement une unité naturelle, mais une unité morale. L'acte charnel qui le rend un physiquement crée un lien permanent entre ses parties, dont l'une existe pour l'autre. L'association ne peut être dissoute que par la mort. Dieu a voulu leur union; il ne veut pas leur séparation ?. Les passions et les caprices de l'homme ne doivent pas prévaloir contre l'intention du Créateur.

Dans Marc, Jésus n'en dit pas davantage aux pharisiens, leur laissant le soin de tirer toutes les conséquences du principe qu'il qu'il vient de poser. L’évangéliste ajoute que les disciples, pour qui la réponse du Sauveur est censée avoir été obscure, comme il est arrivé en d’autres cas, l'interrogèrent de nouveau “ sur le même sujet, quand ils se trouvèrent seuls avec lui. La locution « à la maison »° ne prouve pas que Jésus füt encore en Galilée, à

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