‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 192 sur 672 · I Cor. 1x · texte numérisé non relu

I Cor. 1x

4. Mc. 45. xai yap (Mr. 28. once) 6 viôs <0ù àvfowrou oùx nA0ev Gtaxovnbivar GX Duarovñoat zai dodvar ray buynv aûroù Aÿtoo! avt 7oXAGV. On se demande sl faut rattacher avrt à Goüva, en entendant : « à la place de ». ou bien à Aÿxpoy, en traduisant : « pour, en échange de » ; et si Aÿrpoy est « la garantie, la couverture », ou « le prix équivalent », ces deux interprétations correspondant à celles qui ont été proposées pour àvri. B. Weiss, Mk. 171, rattache avzt à doùva, en entendant A6tc0ov au sens de prix suffisant. Il ne semble pas qu'on puisse écarter l’idée d'échange, qui devient ici celle de prix compensateur; &vr! ne doit pas être indépendant de A6zpov (ef. I Tim. 11, 6 : 6 dobe éauroy avrfhutpov Ürèp révrwy, passage qui peut dépendre de Marc), mais peut être gouverné en même temps par doûva. Pour l’ensemble, cf. Rom. xv, 3; Paiz. 11, 7-8; Gaz. 1, #; n, 20; Mc. 45 paraît conçu d’après ces passages. L'idée du « rachat de vie » était familière à l'évangéliste vu, 37 (supr. p.24). CF. Hocrzmanx, NT. I, 295,302; IT, 108. A noter, dans D(Sc.et plusieurs mss. lat.), l'addition suivante, à la fin de Mr. 28 : dueis Oë Cnveite 4 UUX0OÙ adEtoat za Uù èx LetTovos EhatrwÜivar, eissoy0wevor DÈ rai rapaxhnlivres deurvion, un avaxhiveofle ete robe ÉEéovras TÜrouc, umrote Evdo- Edrepde oo ir40n, xai réoseAtuv 6 GervoxAftwp elrn got Ëtt xdtw yupet, xai xaraa- 1ov0ron “lès Dè avarions els 70v frrova +0m0y xai ÉréAÜn sou fTTev, pet ot 0 detrvo- 2Aftwe *obvaye Et: Avw, «ai Éctat st roro yenouuov. Glose variante de Le. xrv, 8-10,

même influence que celles-ci. Les disciples de l'Évangile doivent s'aimer les uns les autres. La hiérarchie qui s’établira parmi eux sera celle du dévouement progressif, jusqu’à l'absolue consécration de la vie et de la mort au service du prochain.

Marc a placé, d'après Paul, le service essentiel de Jésus dans sa mort rédemptrice; Jésus lui-même l'entendait plutôt de sa vie ou de son dévouement général à son œuvre, dans la vie et dans la mort. L'idée de la vie donnée en rançon appartient à un autre courant que celle du service !. Au fond, Marc interprète, à propos de la question des trônes, la leçon du service, comme 1l a interprété, après la confession messianique de Pierre, la leçon du renoncement : tous ces passages s’éclairent l'un par l'autre, et ils aident à comprendre l'interprétation de la dernière cène dans le second Évangile.

L'idée de mort et de rédemption est totalement absente dans la relation de Luc. La combinaison du troisième Évangile qui met la querelle sur les places après la dernière cène est conçue de la même façon que les autres récits parallèles ; elle met la dispute à la suite de paroles qui annoncent le prochain avènement du royaume céleste, et, en même temps, dans la perspective immédiate de la passion. L'artifice de la rédaction peut ne sembler pas très heureux; mais l'association des idées n’en est pas moins remarquable. On verra plus loin les chances qu'elle peut avoir d'être conforme à la réalité.

Luc assemble les paroles de Jésus touchant le devoir des apôtres, qui sont amenées, dans Marc et dans Matthieu, par la requête des fils de Zébédée, et ce qu'on lit dans le premier Évangile au sujet des trônes qui sont réservés aux Douze ?. Tout en omettant l’incident des Zébédéides, il se trouve, comme Marc, avoir deux disputes sur les prèséances : la première ?, certainement d'après Marc luimême; et la seconde, d’après une source plus complète et plus originale que le premier récit de Marc. La mention de la table et du festin messianique n'expliquent pas l'insertion de ce morceau dans le récit de la cène eucharistique, et en sont plutôt la conséquence ; mais ce qui établit un rapport entre le discours et la cir-

1. petéBaors ets «NO yévos dit WezLHAUSEN (Mc. 91), qui explique l’association par le service de la cène, où Jésus donne sa chair et son sang. 2. Mr. xix, 28 ; supr. p. 221.

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