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A. Lois. — Les Évangiles synoptiques, II. 16

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constance de la cène est ce ne dit tondhs apôtres dans le royaume des cieux. La promesse |

tant le calice à ses disciples, il a déclaré qu'il ne prendrait de repas avec eux avant le festin qui les réunirait à lui dans ke royaume éternel . a.

te Les disciples se demandent qui d’entre eux doit être estimé plus grand que les autres *. Il est superflu de chercher le motif de cette | dis ch attendu que le narrateur n'a eu en vue aucune circonstance particulière, mais qu'il a voulu seulement amener le discours 4 par une phrase qui est une introduction littéraire encore plus qu'une 8 fiction historique. Après avoir cherché qui était le traître, les dis-

ê : ciples cherchent qui est le plus grand. Telle est l idée du rédacteur, à ni qu'il suflit dénoncer pour en montrer l'artifice. Les apôtres ne nu 3 sont pas censés se disputer les premières places dans le royaume,

mais déjà dans le présent, les deux prétentions allant fort bien ensemble et n'ayant pas dû se distinguer en fait. Ne La préoccupation qui est attribuée aux Douze a été très réelle 4 jusqu’à ce que la mort et la résurrection de leur Maître vinssent changer le cours de leur pensée. Jésus a combattu ces idées de grandeur et d'autorité dominatrice, qui sont directement opposées à l'esprit de l'Évangile. Luc écrit : «les rois » au lieu de : « ceux qu'on regarde comme chefs 3 ». Les mots : « Et ceux qui exercent le pouvoir sur les nations sont appelés bienfaiteurs# », sont une variante intentionnelle de ce qu’on lit dans les deux premiers Évangiles : « Et leurs grands exercent le pouvoir sur eux ». C'est un raffinement de la pensée primitive, avec une allusion, d'ailleurs exempte d'ironie, au titre de bienfaiteur (Evergète) ou sauveur (Soter), fréquemment attribué aux rois depuis le temps de la domination grecque. Les disciples de l'Évangile ne s'arrogeront

1 Lcixxrr 16 18:

2. V. 24. éyévero DE xai guloverxia Ev aûtoïs T0 ris abt@v Doxeï civar (D. ro vis avetr)) uetwv. Il est arbitraire de sous-entendre : « aux yeux de Jésus » (B. Werss, Lk. 696), et on ne doit pas traduire ôoxei par « qui avait l’air » (Bleek, zbid.) Cf. supr. p.239, n. 2. La présence de ce mots’explique par ot doxodvres &oyeuv (Mc. 42), qui était sans doute dans la source, et que Luc a remplacé par of farcie.

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