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conséquent, la trouver, dans le recueil de discours, à peu qu'on la lit dans le troisième Évangile !.
Entre cette déclaration et la promesse faite aux apôtres il n'y
pas proprement de transition ?. Ce sont des pensées juxtaposées, entre lesquelles n'existe pas de lien logique autre qu'une certaine … analogie de sujet, parce qu’elles ont été énoncées dans des cir-
constances diverses, L’éloge donné à la persévérance des apôtres est visiblement destiné à introduire la promesse, et l'on peut douter qu'il appartienne au texte original de celle-ci. L’allusion aux tentations du Christ répond plutôt aux spéculations du christianisme pri-
mitif qu'à une tradition historique, et l’ensemble de la formule tra=
duit l'idée que l'évangéliste a voulu donner des apôtres. La promesse est adressée au collège des Douze encore censé complet. L'évangéliste
s'abstient néanmoins de mentionner le nombre des trônes, qui cor-
respond dans Matthieu à celui des tribus, pour n'avoir pas l'air d'en destiner un à Judas ?. Certains commentateurs ont la précaution de faire sortir le traître avant que Jésus promette des trônes à ses apôtres fidèles. Ou bien la tradition primitive ignorait l'annonce de la trahison, ou bien ces paroles ne sont point ici dans leur cadre historique ; les retouches qu'on leur a fait subir pour les adapter au contexte semblent autoriser la dernière hypothèse, bien que la première puisse être vraie en elle-même.
Le royaume des cieux est attribué aux apôtres par une sorte de disposition solennelle #, non une disposition testamentaire, puisqu'elle est analogue à l'acte par lequel Dieu a voulu attribuer le royaume à son Fils, mais une disposition authentique et définitive, une volonté suprême du Maïître qui va les quitter. Comme Jésus en vient à parler de son royaume ?, on peut trouver que le ton du dis-
B. Weiss, Lk. 637.
. 28. busis 0è iote où draueuevnxôtes ueT'EUOÙ àv Tois TeLpaGUOÏs MOV. Cf. p. 243, n. 3. dusis à n'oppose pas les disciples fidèles à des disciples infidèles ou à Judas, mais les disciples présents à Jésus lui-même, iyw, v. 27.
3. D, Ss. Sc. etc. ont « douze trônes », ici comme dans Mr. xix, 20, et parson influence, à moins que ce ne soit la tradition, et non l'évangéliste, qui ait supprimé le chiffre dans Luc, à cause de Judas. Il est bien difficile de croire (avec B. Weiss, Lk. 640) que Luc soit primitif relativement à Matthieu.
4. V. 29. xàyo Ouatieuar buiv xxûts DuE0eTO mot 0 ratio pou Basrkstay. Echo de la taUnxn dont parle Mc. xrv, 2+.
5. V. 30. îva olnre... iv tj Basthsia uov. Ss. : « pour que vous mangiez et buviez avec moi » etc.