MONT DES
NÉrraeexxr 1.6 El quand ils se furent approchés de Jérusalem, et qu'ils arrivèrent à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples, 2. leur disant : « Allez au village qui est en face de vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse attachée, el un ânon avec elle. Détachez(-les et) amenez(-les) moi. 3. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : « Le Seigneur en a besoin »; et aussitôt 1l les enverra. » .
AA Or, arriva pour que fût accomplie la parole du prophète disant : 5. « Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur, et monté sur un âne, et sur un ânon, petit de l’ânesse. »
6. Et les disciples étant allés, et ayant fait selon que Jésus leur avait commandé, 7. amenèrent l’ânesse et l’ânon, et ils les couvrirent de leurs vêtements, et il s’assit dessus. 8. Et la plupart des gens de la foule étendirent leurs manteaux sur le chemin; et d’autres coupaient
ceci
; s en
Luc, xix, 28. Et après avoir dit cela, il prit le devant, pour monter à
Jérusalem. 29. Or, comme ïl approchait de Bethphagé et de
Béthanie, vers la montagne dite des Oliviers, il envoya deux des disciples, 30. disant
« Allez au village en face: en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel aucun homme n'est monté ; détachez-le (et) amenez-[le). 31. Et si quelqu'un demande : « Pourquoi le détachez-vous ? » vous répondrez ainsi : « C’est que le Seigneur en a besoin. » 32. Et les envoyés, s’en étant allés, trouvèrent (tout) comme 1l le leur avait dit. 33. Et comme ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent
« Pourquoi détachezvous l’ânon ? » 34. Et ils répondirent : « Parce
jamais
vous
que le Seigneur en a besoin. » 35. Et l’amenèrent à Jésus ; et mettant leurs manteaux sur l’ânon, ils firent monter Jésus dessus.
36. Et à mesure qu'il s’avançait, ils daient leurs manteaux sur le chemin. 37. Et comme il était déjà près
ils
éten-
LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES qu'ils coupaient dans des branches aux ar- d'arriver à les champs; 9. et ceux bres, et en jonchaient de la.
> "oO qui marchaient devant, la route. 9. Et la foule Oliviers, toute
| et ceux qui suivaient, quile précédait,et celle des disciples, transpor=«
É criaient : « Hosanna! qui le suivait criaient tée de joie, se mit à = : Béni soitcelui qui vient en disant : « Hosanna louer Dieu à haute | «T0 au nom du Seigneur ! au fils de David! Béni voix, pour tous les mi= 04 10. Bénisoitleroyaume soit celui qui vient au racles qu'ils avaient … 1 qui vient, de notre père nom du Seigneur! Ho- vus, 38. disant : « Bé- #
David! Hosanna au sanna au plus haut nisoit le roi qui vient 53 FR plus haut (des cieux)!» des cieux! » au nom du Seigneur EF
: Paix soit dans le ciel, … et gloire dans les hau- 4 teurs! » LS
; Certains témoins de Marc ! omettent la mention de Bethphagé ?; a d mais il est probable que Luc ? a emprunté au second Évangile l'in- “2460 dication de Bethphagé avec celle de Béthanie, et qu'il n'a pas eu besoin de combiner la donnée de Matthieu 4 avec celle de Mare. -
Celui-ci, d’ailleurs, va raconter tout aussitôt une histoire de figuier
qui pourrait bien être en rapport avec le sens étymologique de
Bethphagé, « maison des figues ». Béthanie, située sur la pente sud- …
est du mont des Oliviers, était la première localité que Jésus devait
rencontrer sur son chemin. Bethphagé était beaucoup plus rapprochée de la ville sainte, et formait une sorte de faubourg, situé sans doute en face de la colline du temple, dont il était séparé par la vallée de Cédron*. La donnée plus vague de Matthieu : « à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers », est à interpréter par le témoignage plus précis de Marc, qui désigne assez clairement ” Béthanie comme l'endroit en vue duquel Jésus s'arrêta, et où il
FU RE Lo NE AE ©
1. D, mss. lat. Ve. L'omission a pu être faite pour simplifier l'indication Cependant Origène dit que Matthieu a seulement Bethphagé, Mare Béthanie, et Luc les deux. Cf. Menx, Il, n1, 366.
2. is Bnügayn xai Bnlaviay rpoc +0 0p0ç roy Ekm@v. Ss. NBL etc.
3. V. 29. xat éyévero &s fyyioev sis Bnôpayn ai Bnüaviay rp0c +0 Opos ro xaXo8uevoy 2haov, Ici et xxr, 37, Acr. 1, 12, Luc dit ëkzwvy, « olivetum », comme Josèphe ; dans xx, 37, xxn1, 39, +0 000c r@v éka@v, comme Marc et Matthieu.
N 4. NV. À. xai Ore fyyioav els ‘Iepooéhuua xai nAlov ei Brûpayn els +0 0203 Tüv
Ehat@y.
? 5. Voir les témoignages talmudiques dans Merx, Il, 11, 368.
envoya chercher la monture dont il avait besoin pour l'acte messianique qui va être raconté.
Il semble que Jésus lui-même ait encouragé la manifestation dont il fut l’objet en cet endroit. I1 a voulu s’y montrer en qualité de Messie. C’est pour cela qu'il n’essaya pas de retenir les acclamations de son cortège, mais qu'il les excita plutôt en réalisant un trait des prophéties anciennes. La monture qu'il choisit est un animal estimé en Orient. Elle avait de plus l'avantage d'être signalée dans un passage de Zacharie, auquel, si le récit est historique, on doit supposer que le Sauveur lui-même et plusieurs personnes de son entourage pensèrent en cette circonstance. Marc et Luc, écrivant en Occident, ou pour des lecteurs nés païens, n'ont pas insisté sur ce sujet, Marc emploie même un terme équivoque !, et qui pourrait s'entendre aussi bien d’un jeune cheval que d’un âne; mais il n’est pas douteux que ce dernier animal ait été choisi, et qu’on ait vu là un accomplissement de la prophétie de Zacharie, soit que le rapprochement se soit fait dans la tradition apostolique ?, soit plutôt qu'il ait été voulu dans le temps même où l'incident s’est produit.
L'ordre donné par Jésus à ses disciples peut sembler formulé dans Marc de façon assez naturelle : deux disciples vont aller au village qu on aperçoit à peu de distance, c’est-à-dire à Béthanie ; à l’entrée, près d'une maison que peut-être ils connaissent pour avoir passé déjà en cet endroit, dans leurs précédents pélerinages, ils trouveront un ânon attaché, que personne encore n’a monté, tel, par conséquent, qu'il convient pour l’usage, en quelque sorte sacré #, qu'on en veut faire. Ce trait laisse percevoir le caractère symbolique du récit ; il ne faut pas chercher comment les disciples ont pu savoir que le premier ânon rencontré dans la rue n’avait jamais été monté, ni comment l'animal, dans ces conditions, s'est docilement prêté au service attendu. Il va de soi que les propriétaires demandent une explication. Les disciples diront que le Maître a besoin de l'âne, et on ne fera aucune difficulté de le laisser aller, d'autant qu'il devra être bientôt ramené. Rien ne donne à penser que Jésus était ou non