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6. Dazmax, 1, 180-181. Si les évangélistes avaient eu en vue le sens étymologique. ils n'auraient pas hésité à écrire : s&suv (xigxe); si, gardant le mot hébreu pour la couléur locale, Matthieu avait eu dans l'esprit l'idée de salut (s&sov), il n'aurait pas fait suivre &szwv4 du datif; enfin la formule finale a visiblement le sens que Luc luiatiribue, en traduisant : « gloire (à Dieu) en haut ». Cf. Ps. cxzvin, 1. S'il s'agissait de salut, on demanderait qu'il vienne « d'en haut », L'explication par l'araméen N23 JUN, saure-nous », ne se soutient pas.
être imprudent de savoir mieux qu'eux si une telle acception est inadmissible, et de reconstituer l’acclamation de la foule, en supposant que la couleur messianique du récit vient seulement de la tradition !. La supplique Hosanna peut avoir été usitée comme acclamation joyeuse ?. Dans cette hypothèse, le texte évangélique ne présenterait plus aucune difficulté. En tout cas, il s'agit d’une salutation au roi d'Israël ?.
On dirait que Marc a voulu éviter la formule : « Hosanna au fils de David », peut-être parce qu'il ne la trouvait pas suffisamment claire pour ses lecteurs, et qu'il a voulu néanmoins expliquer, à sa manière, la filiation et la royauté davidiques du Sauveur, par ces mots : « Béni soit le royaume, qui arrive, de notre père David. » Il est difficile de ne pas voir là une sorte de paraphrase. Mais on peut se demander pourquoi l'évangéliste fait de David l'ancêtre d'Israël, et non spécialement du Christ : serait-ce avec intention, et pourne pas suggérer l'idée d’une descendance réelle ? Dans Luc #, les formules où se rencontre le mot Hosanna ont été remplacées par une doxologie qui rappelle le cantique des anges à la naissance du Sauveur ?, et qui n'est pas en rapport direct avec la circonstance. L'évangéliste a pensé sans doute à la paix rétablie entre le ciel et la terre, ou plutôt à la paix acquise dans le ciel pour la terre, par la médiation du Christ 5, si tant est qu'il n'ait pas voulu célébrer simplement la paix des bienheureux. Le parallélisme des deux membres de phrase concernant la paix et la gloire célestes inviterait à penser que la paix ne regarde pas plus spécialement les
1. Darmaw, loc. cit. Le cri populaire serait représenté par Mc. 9 : « Au secours, (Seigneur) ! Béni soit etc. » WerLxauseN, Mc. 93, dit que, par son origine, hosanna est un appel au roi (II Sam. xrv, 4 ; II Rors, vi, 26), qui est devenu acclamation royale ; puis, quand l’acclamation fut adressée à Dieu, le roi, au lieu d'être salué sauveur, aurait été recommandé à la protection divine.
2. La Didaché, x, 6 : bsxrsa 7@ 0s@ AafBiô, l'entend comme les évangélistes.