PE PONT
que l’on devait à la maison de Dieu. .
Marc, x1, 18. Et les chefs des prêtres et les scribes entendirent (cela), et ils cherchaient le moyen de le faire périr ; car ils avaient peur de lui, parce que tout le peuple était ravi de son enseignement. 19. Et quand le soir était venu, ils sortaient de la ville.
Chacun des évangélistes donne à l'incident une conclusion différente. D' après Marc, le Sauveur, ayant expulsé les gens de négoce, enseigne pendant quelques temps ceux qui ont été témoins de la scène ?. Cependant les prêtres, à qui appartenait la police du temple, et les scribes, pharisiens pour la plupart, conçoiïvent les plus violents desseins contre le réformateur dont l’acte d'autorité leur semble un acte d’usurpation, et dont l’enseignement corrobore
les prétentions aflirmées par son acte. Ils songent dès lors à se
débarrasser de lui, et cherchent les moyens qu'ils pourraient prendre à cet effet. Mais ils ne voient rien à faire pour le moment. La foule suit avec un trop vif intérêt la prédication de Jésus, pour quil soit possible de l’arrêter sur le champ . Aussi le Sauveur passe-t-il la journée à Jérusalem, et probablement dans le temple, sans être inquiété. Sur le soir, il regagne Béthanie. Ces indications ont un caractère général ? et ne visent pas que le fait précédent. L'impression du peuple n'est pas autrement en rapport avec la première
prédication de Jésus. Il se peut que ce qui est dit des prêtres et des
scribes appartienne à une rédaction secondaire, ou ne soit pas à sa PP
1. Mo. x1v, 58 (Jx. 11, 19). Trait omis dans Luc. Hozrzmann, 401, conjecture, peut-être un peu promptement, que cette omission et la façon de traiter l’expulsion des vendeurs tiendraient à ce que l'évangéliste a voulu atténuer la tentative réformatrice de Jésus. Mais, nonobstant Jx. 11, 9, Mc. xrv, 58, pourrait être sans rapport direct avec la purification du temple.