x1x, 41-44 ; supr. p
D BWEISs, Lire SON.
G. "Cf. xx, 27,48.
Marc, xt, 12-14, 20-26. Marre. xxr, 18-22. Luc, (xu, 6-9) XVI, 5-6.
4 Marc, x1, 12. Ft le Marra. xx1, 18. Et le (Luc, x, 6. Et il dit et lendemain, comme ïls matin, en revenant à la une parabole : « Quel Bb; sortaient de Béthanie, ville, il eut faim. 19. qu'un avait un figuier
il eut faim; 13. Et Et voyant un figuier planté dans sa vigne, voyantdeloinunfiguier sur le chemin, il s'en et il vint y chercher du qui avait des feuilles, approcha, et il n'y fruit, et n'en trouva il alla (voir) s'ilytrou- trouva rien que des pas. 7. Et il dit au vi= verait quelque chose; feuilles, et il lui dit: gneron: « Voilà trois et s'en étant approché, «Il n'y aura plus fruit ans que je viens cher- GE; il n'y trouva rien que de toi jamais! » Et à cher du fruit à ce LA des feuilles; car ce l'instant le figuier de- figuier, et que je n'en 240 n'était pas le temps des vint sec. 20. Et voyant trouve pas. Coupe-le. 3 figues. 14. Et prenant cela,lesdiscipless'éton- Pourquoi rend-il auss la parole, il lui dit: nèrent, disant :« Com- la terre stérile ? » 8.Et « Que personne à ja- ment le figuier est-il (le vigneron), répon- j
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mais ne mange fruit de devenu sec en un ins- dant, lui dit : « Laisse
E toi! » Et ses disciples tant?» le encore celte année, ÿ entendaient (cela)... 20. Et en pas- pour que je creuse à l’entour et que # sant, le matin, ils virent le figuier j'y mette du fumier. 9. Peut-être … à (qui était) devenu sec depuis les portera-t-il du fruit à l'avenir; si
È racines. 21. Et Pierre, se souvenant, non, tu le couperas. ») |
lui dit : « Maître, vois, le figuier que tu as maudit est devenu sec. » 4
Le rapport de Mare et de Matthieu, dans cette histoire du figuier, montre une fois de plus la liberté que les évangélistes prennent à l'égard de la chronologie, même quand celle-ci paraît tenir à la substance de la narration. D'après Marc, Jésus était revenu à Béthanie le soir de son entrée à Jérusalem, après s'être contenté d'observer ce qui se passait dans le temple. Le lendemain, retournant à la ville sainte, pour l'expulsion des vendeurs, il aurait éprouvé subitement le besoin de manger. Un figuier verdoyant se remarquait ‘+
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à quelque distance. Jésus s'en approche, pour voir s'il y trouverait quelque fruit; mais il n’en trouve pas, ce qui, observe l'évangéliste, n'était pas très surprenant, vu que « ce n'était pas la saison des figues ». Cependant Jésus se fâche et maudit l'arbre qui l'a déçu dans son espoir : que nul ne cueille jamais une figue sur ce figuier ! ! La parole avait été dite assez haut pour que les disciples pussent l'entendre, et c'est ainsi qu'ils furent à même d'en vérifier l'effet. Jésus a continué sa route vers Jérusalem, sans qu'on sache comment sa faim s’est apaisée ce jour-là, et il a chassé les vendeurs du temple; il est revenu le soir à Béthanie; de nouveau, le lendemain matin, il passe avec ses disciples devant l'arbre, et les disciples s'aperçoivent que le figuier, si plein de sève la veille, est maintenant desséché depuis la racine jusqu'au faite. Pierre en fait la remarque, comme pour constater et pour signaler à Jésus luimême le résultat de la malédiction *.
Matthieu, qui a mis le même jour l'entrée solennelle à Jérusalem et l'expulsion des vendeurs, a dû renvoyer après ce dernier fait la malédiction du figuier, et il a trouvé plus simple de supprimer l'intervalle que Marc avait mis entre la malédiction et la vérification de son effet. Le figuier se dessèche « à l'instant », et les disciples aussi le remarquent « tout de suite » 5. La répétition de l'adverbe dans le discours des disciples laisse voir que l'évangéliste a modifié consciemment la donnée de Marc ; mais peut-être a-t-il été moins préoccupé de grossir le miracle que d'unifier la narration. Toujours est-1l que, dans le premier Évangile aussi, Jésus a faim, voit un figuier sur le chemin, s’en approche et le maudit, parce qu'il y trouve seulement des feuilles, et pas de fruit. Matthieu s'abstient de dire que ce n'était pas la saison des figues; il laisse plutôt entendre que le figuier aurait pu avoir des fruits aussi bien que des feuilles, et ainsi s'explique la malédiction.
1. V. 14. pnxëre ets rov aiGva Ex 505 uneis xaprov odyor. Mr. 19. 05 unzér: x 505 ZAGTOS fEVNTAL Etc =0Y aiGvæ.
2. Il y a subtilité à dire que Dieu a exaucé le désir de Jésus, mais que ce n'est pas la volonté de Jésus qui a causé la mort de l'arbre (B. Weïss, Mk. 179). La malédiction n'est pas un simple désir, et il est sous-entendu qu'elle ne pouvait manquer d'être exaucée. Et si on la prend pour une malédiction symbolique d'Israël (id. 177), le Christ aurait ainsi voué lui-même son peuple à la destruction.
3. V. 19. ai EEnodvÜn rapaoua ñ ouxÿ. 20. zat (D0yzes où ualnrai fasuasav XEyoy-
Tes’ ROÇ Trapayoïua EEncd&yÜn ñ suzi ;
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ARR Ps :
- Jésus n’a rien d'insolite ni de choquant. Sans doute, «ce n'était pas …
“sur l'arbre après que les feuilles sont tombées. Mais il faudrait ici À
Le rédacteur du premier ibn à a librement t dans Mare, paraît avoir été librement conçu. Consi fait est étrange et invraisemblable, Les évangélistes le certainement comme réel; mais ils y rattachent une leçon 1 mo Par malheur, la leçon ne s ‘adapte pas bien au fait, et paraît avoir été importée d’ailleurs. On ne peut done blâmer les critiques ont supposé derrière le récit une parole ou une parabole qui se ser cu matérialisée dans l'histoire du figuier desséché. L
Les commentateurs se sont ingéniés à expliquer et à justifier comme réels tous les détails de la narration. Il n'est pas étonnant que l'on pût voir beaucoup de figuiers du côté de Bethphagé, «la & maison des figues ». Le récit évangélique se place vers le milieu É du mois de mars. Jésus aurait vu un figuier, plus avancé que les « autres, qui était déjà tout couvert de feuilles; mais cet arbre n'avait ni fleurs ni fruits, parce que c'était un figuier stérile. Comme la Loi. permettait de prendre quelques fruits en passant, la démarche de
la saison des figues », mais puisque le Sauveur avait faim et cher- … chait des figues sur l'arbre, c'est qu'il avait quelque chance d'en trouver. On: se demande si les figues sur lesquelles il aurait pu mettre la main auraient été des ligues précoces, ou bien, au contraire, des | figues tardives. Les premières, dans les environs de Jérusalem, ne sont pas müres avant le mois de juin; mais on dit quelles mürissaient peut-être avant cette date aux environs du lac de Tibériade, et que l'apparence de l'arbre pouvait faire croire à une précocité extraordinaire. Il n'aurait pas dû avoir de feuilles, et il en avait; il pouvait bien avoir aussi des fruits!. Les interprètes qui préfèrent les figues tardives observent que ces figues peuvent rester
qu'elles eussent passé l'hiver et se fussent conservées dans les feuilles nouvelles. Des personnes au courant des choses palestiniennes estiment, avec Mare, que Jésus ne pouvait alors trouver sur le figuier ni figues tardives ni figues précoces ?. Marc aurait-il changé la date de l'incident? Quant au miracle, Jésus l'aurait fait à cause de la leçon qu'il voulait donner à ses disciples.
Rien de moins satisfaisant pour le sens commun, et l'on peut
. B. Weiss, Mk. 176.
. Le Camus, III, 51.
ajouter pour le sens religieux, que ce mécanisme surnaturel. Si Jésus voulait seulement donner une leçon à ses disciples, il n'avait donc pas réellement faim, et il aura joué devant les Douze une sorte de comédie. Mais les évangélistes supposent une faim réelle, un désir réel de trouver des figues sur le figuier, un désappointement réel de n’en avoir pas rencontré, et ils montrent dans ce désappointement le motif de la malédiction. Il est tout à fait curieux de voir certains exégètes, qui défendent l’historicité du récit !, alléguer le symbolisme du figuier, image d'Israël, pour rendre compte de cette malédiction, tandis que les évangélistes indiquent une leçon tout autre, et ne disent rien de l'intention dont il s'agit. D'après eux, l’action miraculeuse du Sauveur n'a d'autre cause que son mécontentement, et la leçon qui s’en déduit, à savoir l'efficacité de la prière, n'a pas été le but de cette action. L'efficacité de la prière aurait été aussi bien et mieux démontrée par tout autre exemple, puisque Jésus, en fait, n'a pas prié. Il reste que Jésus a voulu cueillir des figues en un temps où les arbres n’en pouvaient avoir, et qu'il a puni le fignier qui l'avait déçu; dans l'effet de sa malédiction il aurait montré à ses disciples la puissance de la prière.
On a depuis longtemps remarqué l’analogie qui existe entre l'histoire du figuier desséché, dans Marc et dans Matthieu, et la parabole du Figuier, dans Luc. Dans Marc, la malédiction du figuier, placée entre le triomphe de Jésus et l'expulsion des vendeurs, bien qu'elle soit racontée comme un fait ordinaire, a l’air d’un symbole. Ce figuier au beau feuillage, n'est-ce pas le peuple juif dans son enthousiasme passager pour le Sauveur? Mais comme le figuier était sans fruit, le peuple juif était sans foi véritable ; et comme le figuier fut promptement desséché, le peuple juif devait bientôt périr. La visite au figuier correspond à la première visite au temple, et la constatation du miracle à la condamnation des Juifs dans la personne des vendeurs. On dirait que l'allégorie s'impose, bien qu'elle ne soit pas ici plus qu'ailleurs indiquée dans. le récit. Il n est pas jusqu’à l'intervalle que Marc a ménagé entre la malédiction et la mort du figuier, qui ne corresponde à celui que la parabole de Luc établit entre la visite du propriétaire et le temps où la menace de celui-ci devra être exécutée. Le peuple juif aussi a eu