‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 271 sur 672 · Comme fait WEernLe, loc. cit · texte numérisé non relu

Comme fait WEernLe, loc. cit

concernant Marthe et Marie, qui serait la en, de permis d'en douter. É " | RS Le récit commence d’une manière un peu brusque, comme si 20 n'était qu'un complément de ce qui précède, et que le docteur. 1 fût trouvé là pendant que Jésus rendait grâce au Père d’avoir caché + ses desseins aux sages de ce monde, et de les avoir fait connaître aux = 1208 humbles ?, Mais c'est un simple effet de perspective : le docteur n'assistait pas au retour des soixante-douze disciples. Il se lève. pour poser une question, et l'on dirait que l’évangéliste a voulu mettre cette scène dans une synagogue où Jésus aurait pris la parole après la lecture des Livres saints. La demande du Sauveur : « Comment lis-tu ? » s'accorde avec cette hypothèse, bien qu'elle puisse être simplement empruntée au langage des écoles rabbiniques. Le docteur pose une question à Jésus « pour l'éprouver », au sens qui a été dit plus haut. La question de scolastique juive sur le grand commandement est transformée de façon à être plus intelligible pour les chrétiens de la gentilité : « Que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? » Le texte en est pris d'un autre passage de Marc. Dans la pensée du scribe, la participation au règne w messianique est subordonnée à l'accomplissement des préceptes de se la Loi : il s’agit seulement de savoir quels sont les commandements essentiels. Au lieu de répondre en indiquant le précepte de la charité, comme il le fait dans les deux premiers Evangiles, Jésus renvoie l’interrogateur à la Loi, en demandant lui-même : « Qu'y à a-t-il d'écrit dans la Loi? Qu'y lis-tu 5? » En vertu de cet arrange-

Æ ment, c'est le docteur, au lieu de Jésus, qui proclame la transcenà dance des préceptes concernant l'amour de Dieu et du prochain; il " les réunit même en un seul, quoique, dans les deux premiers 4 Évangiles, le Sauveur les distingue, parce qu'ils sont pris en deux #- endroits différents de l'Ecriture.

Si l’on admet, avec les interprètes les plus autorisés, que la com-

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