x, 17; supr. p
6. Ce qui revient, pour le sens, à Mc. x, 19 : « Tu connais les commandements. » Hozrzmann, 360.
binaison de ces deux passages appartient à Jésus !, le récit de Marc et de Matthieu sera, sur ce point particulier, plus conforme à la réalité de l’histoire que le récit de Luc. Celui-c1 aura tenu à faire déclarer explicitement par le scribe que le commandement de la charité prime tous les autres, et qu'il est la condition indispensable du salut. On a vu que, dans Mare, le scribe adhère à l'enseignement de Jésus en répétant les deux préceptes et les réunissant en un seul. Seulement, dans le second Évangile, c'est le scribe qui dit d’abord à Jésus : « Tu as bien répondu ? », tandis que, les rôles étant intervertis dans Luc, c’est Jésus qui félicite son interlocuteur #, en lui promettant la vie éternelle s'il se conduit selon le principe qu'il vient de formuler. Dans Marc aussi, Jésus, pour finir, félicite le seribe #. La forme du récit dans Luc pourrait done avoir été suggérée par la conclusion de Marc.
Il est certain qu’elle a été influencée. Mais comme la conclusion de Marc ne présente pas des garanties d'originalité bien solides, on peut se demander si, dans la source primitive, ce n était pas réellement le docteur qui formulait le précepte de la charité. Luc aurait-il osé faire honneur à un pharisien d'une si excellente réponse, si la source l'avait attribuée au Christ? Le changement s'expliquerait, dit-on, par l'intention que l’évangéliste aurait eue de faire donner au docteur une leçon de charité : il le montrerait d'abord citant la Loi avec beaucoup d'assurance, et prouverait ensuite qu'il en ignorait la véritable portée 5. L'hypothèse n'est pas trop subtile, car c'est bien cette idée qui est au fond de la combinaison rédactionnelle, et qui apparait dans la question : « Qui est mon prochain 6? » Mais l'ignorance du docteur ressortait assez de cette question même, et il ne serait pas étonnant, si la première demande a été inspirée par un sentiment de curiosité, que Jésus ait évité de répondre directement. Luc abrège la double citation scripturaire, de façon à la présenter comme un seul texte; mais ce détail est affaire