Cf. Mr. v, 44-48 ; I
2. xx, 39. cives tv yoauuariwv fait écho à Mc. 28. cle Tüv yoauuatéwy, et xahGs eiras à xaAGs arexoiln (v. 28) et zac... eines (v. 32).
dv &O.oëxEtt yae xth. NBL. AD (Ss.) etc. lisent odxëre dé.
. Supr. p. 348.
l'on peut croire que ni le lieu ni la date n'étaient indiqués dans la première rédaction.
Luc, x, 29. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain? » 30. Prenant la parole, Jésus dit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et 1l tomba entre les mains de voleurs qui, l'ayant dépouillé et accablé de coups, s’en allèrent, le laissant à demi-mort. 31. Par hasard, un prêtre descendait par le même chemin, et, l'ayant vu, il passa outre. 32. De même un lévite, qui se trouva aussi en ce lieu, étant venu et l'ayant vu, passa outre. 33. Mais un samaritain, qui passait, vint près de lui, et, l'ayant vu, il fut touché de compassion; 34. et s'approchant, il pansa ses plaies, y versant de l'huile et du vin; et l'ayant mis sur sa propre monture, il le. conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui. 39. Et le lendemain, tirant deux deniers, 1l les donna à l'hôte et dit : « Prends som de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendraiï en repassant. 36. » Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ? » 37. Et il dit : « Celui qui a exercé la miséricorde envers lui. » Et Jésus lui dit : « Toi aussi, va et fais de même. »
La parabole est amenée, après l'échange de propos entre Jésus et le docteur, par une question de celui-ci, que l'on suppose n'être pas encore suffisamment éclairé sur le point de doctrine dont il se préoccupe. Il reprend la parole « pour se justifier », c'est-à-dire pour se faire valoir et démontrer quil est un juste !, non pour prouver que la chose n'est pas si simple qu'on pourrait croire, et que sa première question, à laquelle il a fourni lui-même une réponse générale, n'était pas superflue ?. Cette dernière façon de se justifier s accorderait assez mal avec l'intention qu'on lui a prêtée au commencement du récit. Le scribe veut dire que la recommandation d'observer la charité ne vient pas à propos en ce qui le concerne, parce qu'il a toujours accompli le précepte ?, et il demande envers quel prochain 1l pourrait se trouver en retard. Il va être confondu, et son ignorance de la vraie charité lui sera dénoncée par la révélation d'un idéal qu'il ne soupconnait pas.
« Quiest mon prochain ? » dit le docteur. Au lieu de lui répondre
1. Jürremer, IL, 594. CF. Le. xvr, 15 (xvux, 9, 14); supr. p. 165 {pp. 189, 192- 193). Sens et cas différents de Lc. vrr, 35 ; I, 678.
"2, B.Wauiss, Lk. 352.