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le blessé; mais on ne leur suppose aucune bonne raison.
Un samaritain, qui cheminait aussi de ce côté, fut plus humain. Sans tenir compte d'un autre sentiment que celui de la pitié pour un de ses semblables, il s'approche du malheureux abandonné, panse ses plaies en y versant de l'huile avec du vin, suivant une recette assez commune dans l'antiquité ?. Ce samaritain, voyageant hors de son pays, s'était muni de provisions. Après les premiers 166 soins donnés au blessé, 1l le hisse sur sa monture * et l'emmène - | avec lui. Il l'installe dans la première hôtellerie # qu'il rencontre, et
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4. V. 30. àvüpwnos ri. Cf. Lo. xv, 14; xvr, A ; xx, 12. 2. On peut se demander néanmoins si le vin n’a pas été d’abord indiqué comme breuvage, et l'huile seule pour le pansement (Jüricner, IT, 590). 3. V. 34. ëxi ro toy xrñvos, cheval ou mulet, on ne sait. Il n’est pas dit que le samaritain se prive de sa monture et marche à pied, mais qu'il met le : blessé sur l’animal dont il usait lui-même pour son besoin. 4. Il ne s’agit pas d’un simple caravansérail.
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lui ne toutes les attentions que réclame son état. En partant le lendemain !, il donne un peu d'argent à l’hôtelier, s'engageant en outre à payer, lors de son prochain retour, ce qui pourrait avoir été dépensé en plus. Le samaritain n’est pas riche; ses deux deniers représentent probablement la dépense de son protégé pendant deux jours ?; il répond néanmoins du surplus, si la convalescence du blessé doit se prolonger. La destination de la somme remise est expliquée par ce que dit le samaritain à l’hôtelier : « Prends soin de lui », sans qu’il soit besoin d’autre éclaircissement. Il va de soi que les frais antérieurs au départ du samaritain ne sont pas comptés dans les deux deniers.
Pris en lui-même, ce petit récit forme un tableau achevé. On n’a pas besoin de savoir si Le blessé a été rétabli au bout de deux jours, ou si son bienfaiteur a dû payer un supplément. L’égoïsme du prêtre et du lévite apparaît sans qu'il soit nécessaire d'en dire un mot: la bonté du samaritain peut se passer d'éloges. Si l’on fait abstraction du contexte, la morale de l’histoire est que des gens méprisés par les Juifs peuvent être beaucoup meilleurs qu'eux, et plus rapprochés du royaume des cieux. Ils ont donc le droit d'être traités en frères, comme les enfants d'Israël. Les Samaritains, comme tels, ne sont pas mis au-dessus des prêtres et des lévites; mais on montre qu'un samaritain charitable vaut mieux qu'un prêtre sans charité; c'est la charité désintéressée qui fait le mérite devant Dieu, et qui doit le faire devant les hommes ; aucun privilège de naissance ou de situation n’y peut suppléer; un samaritain bienfaisant est digne du royaume céleste, un prêtre égoïste ne l'est pas ÿ.
Pour faire l'application de cet exemple au sujet qui a été précé-
A. V. 35. zai rt znv aÿotov ExBakovy Obo Onvdorx Edwzev TG ravdoyet xTA. Ss. : « le lendemain matin » peut être dans la vraisemblance du récit, mais n’est pas signifié dans la formule : ëxi tv &vpuov. La traduction : « Et pour le lendemain, tirant (de la ceinture qui lui servait de bourse) deux deniers, il (les) donna à l'hôtelier », offre un sens peu naturel. Il est également arbitraire de supposer que le samaritain n’avait pas le temps de coucher à l'hôtellerie, ou bien, au contraire, qu'il y aura couché pour l'amour du blessé. On ne peut pas traduire non plus : « Et partant (2xBahuv), il donna deux deniers. » Pour signifier expressément le départ, plusieurs témoins ont ajouté #£eAluiv devant ëxBaaciv.