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repentir pour se préparer au grand avènement, mais ils donnent eux-mêmes l'exemple de l’incrédulité, faisant tout ce qu'ils peuvent pour entraver la prédication de Jésus, après avoir été indifférents à celle de Jean-Baptiste. Le royaume céleste est donc comparé à un palais dont les docteurs juifs auraient la cleft, en tant qu'interprètes officiels des Écritures. Ils ne se servent de cette clef? ni pour entrer eux-mêmes, ni pour faire entrer les autres, écartant ainsi du royaume ceux qu'ils y devraient conduire.
Cette malédiction est, dans Luc, la dernière de celles qui sont adressées aux docteurs de la Loi. Peut-être l'évangéliste a-t-1l trouvé que la formule : « Vous fermez le royaume », attribuait trop de pouvoir aux scribes, ou ne définissait pas clairement leur péché; il dit : « Vous avez dérobé la clef de la science ? »; mais la suite du discours s'accorde mieux avec l’idée de maison ou de porte fermée, qu'avec la mention expresse de la clef qui pourrait ouvrir. La science dont il s'agit est celle du salut, et la véritable intelligence des Écritures. Les scribes ont, en quelque façon, dérobé la clef du royaume, qui se trouve ainsi fermé, en faussant l'esprit de la Loi, en détournant le peuple de la pénitence qui lui donnerait accès auprès de Dieu. L'entrée dont on parle est l'entrée dans la science, mais l'expression ne s'entend bien que par rapport au royaume, ce qui confirme l'hypothèse d'une retouche dans la première partie de la phrase. C’est avec réflexion que Luc a voulu terminer le discours par cette menace, à laquelle se rattache un jugement d'ensemble sur l'attitude des pharisiens à l'égard de l'Évangile. Par là, il refoulait dans le corps de l'instruction l'annonce du châtiment final #, qui en était la conclusion naturelle, et il corrigeait en partie l'incohérence qui résulte de la transposition d’un discours hiérosolymitain dans le ministère antérieur du Christ; en même temps, il reliait tant bien que mal le discours transposé avec ce qu'il avait à dire ensuite sur l'hypocrisie des pharisiens et sur la manifestation future des choses cachées , du mystère que les pharisiens n'avaient pas voulu comprendre.
dACPEMR.Exvr, 19, xvme l8) Tsupr-p. 11"