‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 313 sur 672 · AUS · texte numérisé non relu

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en cet endroit par Matthieu ‘. C’est le terme dose se premiers chrétiens pour désigner l'avènement glorieux ( cette « présence » visible, cette apparition dans la puissanc l'éclat du royaume éternel, est conçue par rapport à une absence Es. provisoire, au séjour qu'il fait près du Père céleste, en attendant CS ;

4 manifestation finale. Ce mot ne se rencontre pas dans les autres LR Evangiles, mais il est souvent employé par Paul. Matthieu l'aura

emprunté au langage chrétien de son temps. En deux passages ?,. qu'on trouvera plus loin, Matthieu dit la « parousie », là où Lue e dit « le jour » ou « les jours du Fils de l’homme ». Cette expres- ; sion, ou bien « la venue * » doivent être les termes dont Jésus luimême et ses disciples ont usé d’abord.

On a tout lieu de s'étonner que les disciples demandent quand la fin viendra, qu'ils sollicitent un signe pour s'y reconnaître, et surtout que Jésus réponde comme il le fait, en marquant des délais, et en indiquant les signes demandés. Les témoignages les plus certains de la prédication évangélique laissent clairement voir, et que le Christ a toujours présenté la fin comme imminente, et que, pour cette raison même, il n'avait pas à en donner de signes particuliers. 4 La question posée dans les trois Synoptiques n'est pas en rapport 2 avec la situation de l'Évangile, quelques jours avant la mort du “ Sauveur, mais avec celle des croyants qui, quelque quarante ou < cinquante ans après la passion, s’efforçaient de concilier ce que Jésus avait réellement dit touchant la fin prochaine, avec le retar- 2:34 dement de cette fin. L'explication, facile à trouver, était que cer-

Fe. taines choses devaient arriver auparavant: ces choses étaient les À . » . . . . g PE .

” signes de la fin qui devait venir ensuite : la tradition apocalyptique

les décrivait, et il n'était pas trop difficile d'en rattacher les données à certains détails très authentiques de l'Évangile, comme la parole sur le temple détruit, qui se trouvait réalisée par Titus, bien que dans un sens très différent de ce que Jésus avait voulu dire. C'est ainsi que les prévisions apocalyptiques, qui semblent n'avoir tenu aucune place dans la prédication du Sauveur, se sont introduites dans la tradition littéraire de l'Évangile. Mais d'autres paroles y sub-

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