Et tous furent stupéfaits du grand miracle de Dieu
« Depuis son cntaeer- 22, et souvent il l’a jeté tantôt dans le ur an dans l’eau, pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens a | notre secours, parpitié pour nous. » 23. Et Jésus lui dit : « Si ta peus... pa tout est possible à celui qui croit. » 24. Aussitôt, s'écriant, le père de # l'enfant dit : « Je crois, viens en aide à mon défaut de foi. » 25. Et Jésus, voyant que la foule accourait, menaça l'esprit impur, lui disant: « Esprit. muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus. » 26: Et À criant et se convulsant beaucoup, il sortit; et (l'enfant) était comme. mort, en sorte que plusieurs disaient qu'il était trépassé. 27. Et Jésus lui prenant la main, le fit lever, et il se leva.
La transition ne se fait pas sans quelque embarras dans les trois Évangiles. Dans Marc, Jésus et ses compagnons, qui sont trois des disciples, sont dits arriver « près des disciples » ; ils voient une foule qui entoure ceux-ci, et des scribes qui disputent avec eux ! ; la foule voit Jésus, et il n’est plus question désormais des trois . compagnons ; la foule est prise d’une sorte de terreur, dont on ne voit pas bien la raison, l’arrivée de Jésus pouvant provoquer un peu de surprise, mais non de trouble, et le peuple n'en accourt pas moins pour saluer le Sauveur ?. Sans égard à cet empressement, et comme si rien ne génait sa conversation avec ceux à qui ont affaire les disciples, Jésus demande à la foule ce qu’elle veut à ceux-ci? ; la HE reste sans réponse directe, et la situation ne devient claire qu'avec le discours du père de l’épileptique apprenant à Jésus ce dont il s'agit.
La dispute avec les sceribes est un hors d'œuvre, du moins au Jugement de Matthieu et de Luc, qui l'ont passée sous silence; elle est accessoire au récit du miracle, et l'on n'en dira plus rien dans la suite ; mais ce n'est pas sans raison que Marc en a parlé, bien qu'on ne voie pas d'abord la signification qu'il y attache; sul a voulu préparer ainsi l’apostrophe du Christ à la génération incré-
1. V. 14. xx EMôvzes mp0 robe wallnrxs eidov 6yhov rokdy repli adtods xat Ypauaærels guvEntobvzas mo05 aûtoss. Ss. : « EL quand il vint.…, ils virent... »"AD;“etc: EAbiov.… eidev.
2. V. 15. ai 23005 735 6 6yhos (Ss. omel 7. 6. 6.) lü6vzss adro” éEelauGrinoav, ai T20970i/0VTES AIR ÉCOVTO aŸtOY.
3. Mc. 16. ti ouvfnzeïte roûs adtoe ; D lit &v buiv, Mais le rapport de la question avec le v. 1# (supr. n. 1) ne permet guère d'adopter cette lecture, ou d'entendre zpôs 42705: au sens réfléchi : « Qu'avez-vous à discuter entre vous? »
L'ÉPILEPTIQUE 49 dule et perverse, il a pu vouloir insinuer que l'impuissance provisoire des apôtres judaïsants à convertir le monde avait été corrélative au souci de leur controverse avec les Juifs, laquelle était superflue. Comme le narrateur a encore en pensée le miracle de la transfiguration et la comparaison de Jésus sur la montagne avec Moïse sur le Sinaï, on peut croire que la dispute des scribes avec les disciples correspond à la contestation des Israélites et d'Aaron fabriquant le veau d'or !. Pareillement la frayeur de la foule est en rapport avec celle que les anciens d'Israël ressentirent en voyant rayonner le visage de Moïse descendant de la montagne: : l'empressement du peuple, en contradiction avec cette frayeur, pourrait venir de source. La question que Jésus fait en arrivant ne tient pas compte de la foule comme telle : c'est une addition du narrateur, qui se réfère à ce qui a été dit des scribes. Le discours du père servira de réponse ; mais il n'avait pas éte conçu à cet effet ; en lui-même, il ne tend qu'à proposer le cas de l’exorcisme tenté en vain par les disciples. Ainsi l’ont compris les deux autres Synoptiques, aidés peut-être par la connaissance du récit qui est à la base de Marc.
Dans la perspective confuse du second Évangile, l'impuissance des disciples à chasser le démon est censée l'occasion de leur querelle avec les scribes, si toutefois cette querelle même n'est pas l'explication de leur impuissance ; l’objet de la controverse n'est pas le cas particulier d’exorcisme inefficace, mais le pouvoir de Jésus, ou plutôt, puisque le cas particulier figure l’œuvre du Christ, c'est la mission du Sauveur, que les apôtres ont essayé inutilement de démontrer aux Juifs réprouvés. Matthieu parle de « la foule », sans qu'on voie comment elle se trouve là, aucune affluence de peuple n'ayant été signalée antérieurement. Dans Luc, aussi bien que dans Matthieu et dans Marc, les trois apôtres qui arrivent avec Jésus semblent se perdre, aussitôt après la formule de transition, dans le groupe général des disciples *.
Au premier rang de ceux que Jésus rencontra en venant rejoindre ses disciples se trouvait un homme qui avait amené au Sauveur