‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 35 sur 672 · Ex. xxxiv · texte numérisé non relu

Ex. xxxiv

3. Ils disparaissent auparavant dans Ss. Sc. Mr. 14 : « Et quand Jésus arriva près de la foule... »

A. Loisx. — Les Évangiles synoptiques, II. 4

son fils malade. Dans Marc, l'homme est censé répondre à LC

tion que Jésus fait aux disciples !. Dans Luc, il se met à crier milieu de la foule, et c'est par son discours que le M la raison de cette manifestation. Dans Matthieu, l'hommese détache de la foule et se prosterne devant Jésus pour lui raconter son. malheur : bien que cette mise en scène ait pu être influencée par SE EX d'autres récits ?, elle est assurément la plus naturelle. Selon Marc, Ga le père expose comment il était venu pour présenter au Sauveur. son fils possédé d’un esprit muet?, c'est-à-dire, comme on le verra. par la suite, d'un esprit qui, rendant l'enfant sourd et muet, est <a lui-même affecté, en quelque façon, de l’infirmité qu’il communique à son suppôt; mais l'esprit signale de temps en temps sa présence par des crises violentes, où se reconnait l’épilepsie. On ne voit pas bien le rapport de ces crises intermittentes avec l’infirmité, qui doit être habituelle. Ni Matthieu ni Luc ne font mention de l'infirmité, … qui complique mal à propos le cas et le discours. 1

Peut-être Marc, qui, dans l'affaire de Beelzeboul #, n’a point parlé du démon muet, utilise-t-il ce trait, négligé d'abord par lui, afin de relever le miracle de l’épileptique, ou la signification de ce miracle, si le démoniaque représente ici, comme il est probable, l'humanité délivrée par le Sauveur de sa surdité spirituelle, et rendue capable de louer Dieu que le Christ lui a révélé. La guérison de l'épileptique constituerait le fond traditionnel du récit. Les deux autres évangélistes, qui ont parlé plus haut du démon muet, n'avaient aucune raison de maintenir la combinaison de Marc; on peut douter néanmoins qu'il l'eussent abandonnée, si une source oùils trouvaient séparées l’histoire du sourd-muet et celle de l'épileptique ne les eût invités à s’en dégager.

Dans Matthieu et dans Luce, le père commence par demander la guérison de son fils, etilest possible que ce trait vienne de source: La description de la maladie, qui est partagée entre deux endroïtsde Marc, est résumée dès l’abord. Au lieu de dire que l’enfant a un démon, et d'attribuer à cet esprit les crises épileptiques et les acei-

4. Mc. 16. <i suvfnzsire xp0s adrodc; D lit ëv éuiv. Mais le rapport de la question avec le v. 14 (supr. p. 48, n. 1) ne permet guère d’adopter cette lecture, ou d'entendre ro0< 45r0%< au sens réfléchi : « Qu'avez-vous à discuter entrevous ? »

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