‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 36 sur 672 · x, 22: Cf. Mr. xur, 22-24 ;. Le. xx, 44-15 ; I · texte numérisé non relu

x, 22: Cf. Mr. xur, 22-24 ;. Le. xx, 44-15 ; I

dents qui en résultaient, Matthieu dit qu'il est lunatique !, qu'il souffre beaucoup, et qu'il tombe tantôt dans le feu, tantôt dans l’eau ; ces données plus ou moins cohérentes trahissent le travail de condensation auquel l’évangéliste s’est livré sur un récit plus développé que le sien, et l’on ne peut guère s'appuyer sur cette relation abrégée pour soutenir ? que le récit primitif n'envisageait pas l'épilepsie comme un effet de la possession diabolique, mais comme une maladie ordinaire. Luc ajoute une pointe de sentiment au discours, en supposant que le possédé était enfant unique, comme le ressuscité de Naïn et la fille de Jaïr ?; il attribue les crises épileptiques à l'esprit mauvais, et il les décrit d'après Marc, en atténuant un peu le réalisme de celui-ci ; il anticipe, dans ce qu'il dit de la difficulté avec laquelle le démon s'en va en laissant l'enfant brisé, la crise suprème que le second Évangile dit avoir été occasionnée par l’exorcisme de Jésus. Les trois évangélistes s'accordent dans le trait final, à savoir l'impuissance des disciples ; mais Marc et Luc disent que les disciples n’ont pu « chasser » l'esprit #, tandis que Matthieu dit qu'ils n’ont pu « guérir » l'enfant ®. Cette variante résulte de ce que Matthieu distingue les lunatiques des possédés 5: mais il ne considère pas la distinction comme radicale, puisque la guérison s'effectuera par l'expulsion du démon, et qu'il emploie ailleurs ? le mot « guérir » à propos des démoniaques.

Jésus répond au discours du malheureux père, ou plutôt à l’ensemble de la situation, par une véhémente apostrophe 8 dont on ne

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