‹ Les e?vangiles synoptiques / (volume 2)Chapitre 388 sur 672 · elosAfe ets ny yapav +où xvciou cou · texte numérisé non relu

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4. Le cas n'est pas le même que Le. xiv, 23; et si la pensée du repas s'est présentée à l’évangéliste (cf. Le. xrr, 37), il a eu en vue le festin messianique.

qui Er de mettre sa personne en avant, a venir de source et n'accuser pas une arrière-pensée théologique de l’évangéliste ?. La réponse du roi est mise en rapport avec la dignité qu'il vient d'acquérir : celui qui a gagné dix mines aura autorité sur dix villes ÿ: Ce moyen de recrutement administratif échappe à toute critique, si l'on considère la pensée du rédacteur : le chrétien qui aura bien vécu, amassant des mérites pour le ciel, sera associé à la royauté de Jésus. Il gouvernera une province du nouvel Israël dans le royaume de Dieu. La mention des villes ne peut appartenir au récit primitif, mais on peut en déduire que ce récit ne contenait pas l’'allusion au bonheur céleste qui se lit dans Matthieu; car la tradition ‘de Luc ne l'aurait pas supprimée; les «dix villes » de luc remplacent le « beaucoup de choses » de Matthieu, parce que la réponse du maître a consisté d'abord dans la simple promesse : « tu as été ‘fidèle en peu, je te confierai beaucoup

Le second serviteur de Matthieu apporte quatre talents au lieu de deux ; il reçoit le même encouragement que le premier. Dans

. V. 16. xôpte, n pvx sou déxx Tpoonpyéoato HV. # (e

f. Le. xvir, 40; supr. p. 454.

3. V. 17. Yoû: 2Zovoiay Éywy irévw diza rokewv. La combinaison est parfaitement intelligible, et si le rapport des mines avec les villes semble artificiel, c'est que le personnage du roi, avec tout ce qui concerne sa dignité, a été artificiel- % lement ajusté à la parabole. On n'a pas lieu de recourir à l'hypothèse d'un ; original araméen où l'on aurait écrit par erreur 1272 « villes », au lieu de , 722 «talents »(Nesrue, Theol. Lit. zeitung, 1895, p. 565. À. Meyer; Je Muttersprache, 137. Cf. DaLman, I, 53; Jücrcner, Il, 494), ni à celle d'une bévue commise sur ëzi rokk&v de Matthieu, dont on aurait fait ixi t' (10) xohewy (E. A. Assorr, E B. IL. 1776). V. 18, D lit : 6 tecos 2Adwv etxev (cf. v. 20).

%. Cf. Le. xvi, 10-12 (supr. p. 163), passage imité de cette parabole, etd'où il résulte que l'évangéliste a pu voir dans la fidélité du serviteur dans les petites choses l'expression figurée de la distribution des biens terrestres en aumônes. Le rédacteur de xvi, 10-12, paraît avoir trouvé dans la parabole l’antithèse de « peu » et « beaucoup », sans mention de villes : serait-ce lui qui, par une sorte de compensation, aurait anticipé l’antithèse parce qu'il voulait introduire les villes dans le récit parabolique ?

Luc, ce serviteur a gagné cinq mines avec une; le roi lui promet le gouvernement de cinq villes. Le rôle de ce serviteur est secondaire ; il sert à l'équilibre du récit, pour que le bon serviteur ne semble pas seul de son espèce, et parce que, si la négligence des mauvais serviteurs peut être représentée dans un seul exemple, l'inégalité de mérites qui se rencontre dans les bons est utilement rappelée par deux types de serviteur fidèle.

Le troisième serviteur, celui qui avait reçu un seul talent, vient à son tour; il est supposé avoir déterré le talent qu'il avait enfoui, et il l’apporte au maître; il explique les raisons qui l’ont déterminé à cacher cet argent; il craignait de le perdre, s'il le risquait dans quelque entreprise, et, pour le soustraire aux voleurs, il l'avait soigneusement enterré ; comme on lui rendait son bien, le maître devait être content. Ce qui est dit de sa dureté et de son amour du gain n'est pas tout à fait naturel dans la bouche d'un esclave parlant à son seigneur, et qui aurait plutôt intérêt à s'excuser qu'à l'irriter par cette déclaration trop franche de ses défauts. Dans l'esprit de la narration, le maïître n’est pas fâché de ce que le serviteur lui dit, et les propos de l'esclave remplacent, comme en bien d’autres occasions, l'analyse des sentiments quiont inspiré sa conduite. Du reste, la conception du récit est populaire, et les gens du peuple ont coutume de penser tout haut. N'ayant pas reçu d'instructions spéciales sur l'emploi de l’argent, le serviteur peut se croire en règle par le fait quil restitue intégralement la somme commise à sa garde. Il laisse entendre, d’ailleurs, qu'on ne peut s'enrichir qu'aux dépens d'autrui, et que, s'il n’est pas entré à cet égard dans les intentions du maitre, il n'est pas trop à blâmer, puisqu'il a sauvegardé ses intérêts légitimes. Cette idée, toutefois, est plutôt insinuée qu'exprimée. Le maitre est censé violent !, rapace et médiocrement scrupuleux, bien qu’on ne le présente pas autrement comme un méchant homme, et que, son opinion sur la conduite du serviteur négligent soit jugée indiscutable pour les auditeurs de la parabole. Dire qu’il moissonne où il n'a pas semé, qu'il ramasse ce qu'il n’a pas dispersé ?, revient

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